14 titres annulés chez SCi (Eidos) : le casual va-t-il tuer le jeu vidéo ?
SCi, maison mère d'Eidos, annule 14 jeux, se recentre sur quelques licences et mise tout sur le casual gaming. A force d'oublier les «vrais» joueurs, va-t-on tout simplement flinguer le secteur ?
Trois idées fortes ressortent de cette info lue sur Gamekult. Pour que ce soit plus clair encore, je les ai graissées :
Les soucis financiers de SCi se poursuivant, la compagnie mère d'Eidos vient d'annoncer un plan radical de restructuration, qui prévoit notamment une suppression massive de 25 % des emplois actuels, pour atteindre un effectif maximum de 800 personnes. Quatorze projets en cours et à l'identité inconnue ont également été annulés par la société britannique, à cause de leur qualité et/ou des prévisions de retour sur investissements jugées insuffisantes.
L'éditeur compte aussi changer sa structure vers une gestion par studio à la Electronic Arts en lieu et place de leur actuel modèle de développement centralisé, et ce, afin de profiter au maximum de l'identité forte de licences telles que Tomb Raider , Hitman, L'Entraîneur ou encore Deus Ex. Le déménagement des divisions de production (comprenant les départements Q&A et de localisation des jeux) depuis Londres jusqu'à Montréal devrait également limiter les dépenses de SCi, qui compte en plus se lancer dans le marché lucratif du casual gaming avec le label Eidos Play.
En résumé : on annule 14 projets pas assez bankables, on se contente de 3 ou 4 licences «hardcore» (à peu près) juteuses, et pour le reste, du CASUAL, du CASUAL, encore du CASUAL !!!
La maison mère d'Eidos n'est évidemment pas la première à exploiter cette piste, qui a fait la fortune de Nintendo et a déjà séduit Ubisoft.
L'une des belles possibilités du casual, c'est le produit dérivé et le fait qu'on capture le jeune joueur. Vous êtes une petite fille ? On va vous vendre un premier Léa Passion, genre Léa Passion Vétérinaire. Et vous serez bien parties pour vouloir acheter les autres Léa Passion, type Léa Passion Cuisine, Léa Passion Mode, Léa Passion Zoo... J'arrête là.
Au-delà des bénéfices à très court terme, les éditeurs vont-ils tuer le jeu vidéo à force de le faire dériver hors de son écosystème naturel ? Cette stratégie du «on met le paquet sur le casual, le seul avenir à court terme» n'est-elle pas dangereuse pour l'avenir du jeu vidéo en tant que tel ?
D'autres se sont posé la question. Notamment Masaya Matsuura, développeur nippon : «Je connais une société qui développe un certain type de jeu d'apprentissage. Le premier avatar s'est écoulé à 200.000 exemplaires. Le deuxième a péniblement atteint 8.000 unités. Ce genre de situation va se généraliser.»
http://www.trends.be/fr/blog/blog.jsp?siteID=91&sectionID=3&artID=102&blogartID=1&RMG_CURRENT_PAGE_80_3=2&mwebtag=BLOG/Jeux%20vid%E9o
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Panurge Godfather 