La première journée du salon du jeux vidéo à Cannes, l´IDEF (International digital entertainment festival), a été l´occasion pour les éditeurs de jeux de présenter des résultats français jugés «très très bons». En 2006, la part des logiciels du jeu dans les biens de loisirs a augmenté de 15% et pèse désormais autant que la musique (qui stagne à 16%). Un exploit quand on sait que les jeux vidéos et les consoles ne représentent que 3% de l´offre de produits, en volume. Au premier trimestre 2007, consoles, jeux et accessoires ont ainsi généré un chiffre d´affaires de 528 millions d´euros. Soit 36% de hausse par rapport à la même période en 2006 (chiffres GFK).
Parent pauvre du salon: la PS3. La console de Playstation pâtit de son prix: 599 euros (249 euros pour la Wii). Conséquence: des développeurs de jeux vidéos regrettent de s´être lancé dans l´aventure PS3. Fabrice Poisblaud est directeur marketing de BigBen, un éditeur de jeux et un vendeur d´accessoires. Pour lui, «Playstation a fait une erreur sur le prix», pas sur la cible: celle des «Gamers», c´est-à-dire des joueurs très pointus. PS3 parle déjà de sortir «80 jeux d´ici à la fin de l´année» et Fabrice Poisblaud s´attend à une baisse de prix à «500 euros». «Même pour moi qui est un fan de jeux, 500 euros, c´est encore beaucoup», s´empresse-t-il d´ajouter.
Source: 20 minute