rebonjour^^
ça c'est pour ceux qui attendent soulca:
Attendu par une tripotée de joueurs depuis un 3ème opus étonnamment exclusif à la Playstation 2, SoulCalibur IV s'est laissé approché (mais pas filmé) le temps de quelques rounds lors des Ubidays 08 à Paris jeudi 29 mai. Si l'ambiance était détendue dans le seul stand « japonisant » de l'évènement d'Ubisoft, les consignes étaient claires : pas une caméra ne devait franchir le seuil de l'antre.
Siegfried, je suis ton père
Qu'à cela ne tienne, c'est pad en main que nous avons découvert le prochain épisode d'une série initiée sur Playstation en 1996 avec l'excellentissime Soul Blade. Première déception, seulement quatre personnages sont accessibles par support, alors qu'on s'attendait à avoir un aperçu un peu plus complet du casting qui se révèle peu à peu depuis l'annonce du jeu. Outre les éternels Siegfried et Mitsurugi, nous avons eu le privilège de manipuler la redoutable Hilde et les fringants Yoda (pour la version 360) et Dark Vador (pour la version PS3). Une fois le stage sélectionné parmi les quatre accessibles (salle du trône, pavillon, jardin et vaisseau de Star Wars) nous voilà déjà en plein cœur de l'action.
Un état de fait semble se dessiner avec ce quatrième épisode : les habitués de la série ne seront pas bouleversés par cette version. Qu'il s'agisse des nouveaux et de façon plus flagrante des anciens personnages, on retrouve ses marques aisément et rapidement. Qu'on ait lâché la série au dernier ou au premier opus, cela ne fait rien : la magie Soul Calibur opère toujours. Les changements dans le gameplay se sont en effet montrés discrets lors de notre session de jeu, les enchainements et autres parades habituels revenant en mémoire du joueur en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. On aurait d'ailleurs pu considérer ça comme un problème, si le fun et la pêche qui se dégagent du titre n'étaient pas toujours aussi présents. Il est maintenant possible de faire trébucher un adversaire très défensif en le noyant de coup pour l'enchainer à loisir et le faire périr sous votre lame.
Tout simplement… brillant !
Certains seront obligatoirement envahit par un sentiment de « déjà joué » au goût amer, tandis que d'autres auront l'impression de revoir une vieille copine dont on est séparé depuis trop longtemps : on retrouve vite ses marques et on prend vraiment son pied (pardon mesdemoiselles). Heureusement, tâter du sabre laser a un peu éveillé la flamme de notre curiosité qui sommeillait depuis Master of Teras Kasi sur PSone. Les rounds s'enchainent, toujours contre des joueurs humains plus ou moins retors. On rigole, on s'énerve… Un Soul Calibur quoi… Petite nouveauté, un semblant d'interaction avec le décor vient changer la donne de quelques rounds. Des murs se détruisent lorsqu'on balance son adversaire au bon endroit, ajoutant au maelstrom d'effets déjà présents.
Une bonne partie de notre attention s'est portée sur l'aspect technique du jeu. Si nous sommes plus ou moins rassurés par le design des combattants et si l'animation n'a pas été prise en défaut lors de notre expérience de jeu, les graphismes ne nous ont pas complètement tapés dans l'œil. Les personnages souffrent d'une sorte de filtre visuel brillant les entourant, assez fin mains néanmoins très visible. Moins présent dans les (très jolis) décors, ce voile blanc gâche en partie l'excellente modélisation. Ne faisons pas la fine bouche, le titre reste quand même visuellement réussi, proposant un environnement cohérent des plus séduisant. On regrettera simplement ce détail visuel, qui ne dérangera certainement pas tout le monde.
Conclusion
Prévu pour le 1er août prochain en Europe, SoulCalibur IV dispose d'un boulevard complet dans la catégorie « jeux de baston ». Peu de concurrents directs, mis à part le très prometteur Street Fighter IV prévu pour la fin de l'année au mieux, se dressent en effet au travers de sa route. La qualité globale du jeu, certes beaucoup basée sur l'héritage des anciens épisodes, est une nouvelle fois un cran au dessus des éternels rivaux (Tekken, Dead or Alive…). Si on ajoute un mode Online prometteur, il n'y a aucune raison de se faire du soucis pour le bébé de Namco.
Publié le Mardi 3 Juin 2008 par Maxence (jvfr)