encore un coup dur pour AMD ...
Après l’annonce de nouveaux résultats trimestriels particulièrement mauvais, le départ du grand manitou de la technologie et le licenciement de plus de 10% de ses effectifs, c’est finalement Hector Ruiz, patron d’AMD depuis 2002, qui jette l’éponge. Celui-ci sera remplacé par l’actuel numéro 2, Dirk Meyer. La débâcle semble donc se poursuivre pour AMD. En cause : le rachat ruineux d’ATI en 2006 et surtout, le flop de l’architecture K10 (Phenom) qui reste loin de pouvoir rivaliser avec les derniers nés d’Intel. Seules les bonnes performances des récentes cartes graphiques Radeon HD 4800 permettent à AMD de ne pas sombrer totalement.
Le tableau est peut-être pessimiste, mais on a du mal à voir comment AMD pourrait éviter la faillite dans les cinq années à venir si la société reste en l’état : l’action est tombée de 40$ début 2006 à moins de 5$, les processeurs actuellement en développement n’ont rien de franchement excitants et la concurrence se fait rude. En effet, fini le temps où Intel et Nvidia tentaient de masquer leurs mauvais produits (Pentium D-400°C-Prescott pour l’un, GeForce-Sèche-cheveu-FX pour l’autre) sous une épaisse couche de marketing. AMD est maintenant en concurrence directe avec deux concurrents qui ont le vent en poupe et qui disposent d’énormes réserves de cash. A première vue, seule trois solutions pourraient permettre à AMD d’éviter la banqueroute.
La première solution serait le rachat/acquisition/fusion avec un grand groupe d’électronique qui aurait les finances adéquates pour réinjecter plusieurs milliards de dollars tout en se chargeant de la promotion des produits. Samsung a par exemple été citée à de nombreuses reprises.
La seconde solution, moins radicale, est probablement la plus plausible : il s’agirait pour AMD de se débarrasser de ses usines et de devenir fabless comme l’est déjà nVidia. Vu le prix pharaonique nécessaire pour construire et entretenir ces usines, des économies très importantes pourraient être obtenue en sous-traitant la production à TSMC par exemple. Par contre, si cette solution était envisagée, AMD ne pourrait plus compter sur les fortes aides financières européennes obtenues grâce à ses usines, et tout particulièrement celle de Dresde, en Allemagne.
source : http://www.canardplus.com/news-27609-amd___le_capitaine_quitte_un_navire_en_perdition.html