Mon Combat
ADOLF HITLER
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La Maison familiale
Une heureuse prédestination m´a fait naître à Braunau-am-Inn, bourgade située précisément à la frontière de ces deux Etats allemands dont la nouvelle fusion nous apparaît comme la tâche essentielle de notre vie, à poursuivre par tous les moyens.
L´Autriche allemande doit revenir à la grande patrie allemande et ceci, non pas en vertu de quelconques raisons économiques. Non, non : même si cette fusion, économiquement parlant, est indifférente ou même nuisible, elle doit avoir lieu quand même. Le même sang appartient à un même empire. Le peuple allemand n´aura aucun droit à une activité politique coloniale tant qu´il n´aura pu réunir ses propres fils en un même Etat. Lorsque le territoire du Reich contiendra tous les Allemands, s´il s´avère inapte à les nourrir, de la nécessité de ce peuple naîtra son droit moral d´acquérir des terres étrangères. La charrue fera alors place à l´épée, et les larmes de la guerre prépareront les moissons du monde futur.
C´est ainsi que la situation de ma ville natale m´apparaît comme le symbole d´un grand devoir. Elle a d´autres titres à fixer le souvenir. Ce nid perdu fut, il y a plus d´un siècle, le théâtre d´une poignante tragédie qui demeurera immortelle dans les annales de la nation allemande. C´est là en effet que, lors du plus complet effondrement qu´ait connu notre patrie, un libraire de Nuremberg, Johannes Palm, nationaliste endurci et ennemi des Français, mourut pour cette Allemagne qu´il aimait si ardemment jusque dans son malheur. Il avait obstinément refusé de livrer ses complices, d´ailleurs les principaux responsables. Comme Leo Schlageter l´avait fait. Comme lui aussi, il fut dénoncé à la France