Voila 2 articles concernant mon bahut, vous aller avoir un ptit appercu du danger qu´on y court, surtout ces derniers temps...
Saint-Denis Le lycée l´Enna appelle la région au secours
ENSEIGNANTS, personnels et élèves du lycée professionnel l´Enna de Saint-Denis manifesteront ce matin à 11 heures devant le conseil régional d´Ile-de-France. La délégation, à laquelle pourraient aussi se joindre des parents, compte ainsi attirer l´attention de la région sur l´état de délabrement de l´établissement qui accueille 600 élèves, sans compter les étudiants de l´IUFM avec lesquels il partage ses locaux. « Ce sont au total 1 400 personnes qui enseignent, étudient et travaillent dans des conditions de sécurité qui ne sont pas aux normes », s´inquiète Agnès Renaud, prof d´histoire-géographie. Elle et ses collègues en veulent pour preuve « l´avis défavorable sur la poursuite du site » émis par la commission de sécurité qui s´est tenue vendredi. « Il y a des années que les locaux ne sont pas entretenus », explique Agnès Renaud. Et depuis plus d´un an, les incidents accidentels, mais aussi criminels, se multiplient dans l´enceinte du lycée. « Nous avons un pyromane qui met régulièrement le feu à cuisine », illustre l´enseignante. « Par chance, il n´est encore jamais rien arrivé de grave », ajoute-t-elle. Conséquence, toutefois, il n´y a plus de cantine. Celle-ci est fermée pour cause d´incendie. Pour clore le tableau, fenêtres et stores menacent de tomber dans la plupart des salles. Quant au chauffage, il ne fonctionne pas partout. « On a cours dans des salles non chauffées, car les installations sont en panne. »
M.-P.B.
Le Parisien , jeudi 23 janvier 2003
http://www.leparisien.fr/home/maville/article.htm?articleid=185981997
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Saint-Denis Le lycée professionnel l´Enna en grève à partir de lundi
«IL Y A TROP longtemps qu´on nous lanterne : la coupe est pleine ! », lance Agnès Renaud, professeur et délégué du personnel du lycée professionnel l´Enna à Saint-Denis, dont une délégation a été reçue hier au conseil régional d´Ile-de-France. « Nous voulons que la région et l´Etat, dont notre lycée dépend, se mettent enfin d´accord pour établir un calendrier écrit des travaux à effectuer dans nos locaux vétustes et qui n´ont pas été refaits depuis 1992 », explique-t-elle. Décidés à ne pas lâcher prise tant qu´ils n´auront pas obtenu de « délais fermes et définitifs », personnel et enseignants feront grève lundi.
La première rencontre avec la directrice de cabinet du président du conseil régional a cependant été jugée « positive », selon Gérard Benozio, le proviseur de ce lycée qui accueille plus de six cents élèves et quatre-vingts profs. Et ce sans compter les effectifs de l´IUFM. « La région, de son côté, a accepté de récupérer le lycée en l´état et d´y effectuer les travaux de remise aux normes de conformité. L´Etat, lui, s´est engagé à financer les travaux incendie », rapporte le proviseur. Avant cela, les locaux de l´IUFM doivent être transférés. « Depuis notre rencontre, ce matin, le recteur et le directeur de cabinet du ministre cherchent une date et un lieu où les transférer », précise-t-il. Dans l´établissement, l´énumération des travaux à effectuer est sans fin. « C´est une chance qu´on n´ait jamais eu de drame ici », frémit une enseignante. L´électricité n´est pas aux normes. « Un prof s´est électrocuté avec un interrupteur et une armoire électrique a pris feu », raconte-elle. « Il y a deux ans, une fenêtre est tombée sur la tête d´un élève. Il y a un an, c´est un dérouleur de store qui s´est décroché pour atterrir sur la tête d´un autre élève », poursuit-elle. Idem pour le chauffage. Les installations vétustes ne fonctionnent pas partout. « Dans l´atelier, il fait 7° o C », illustre-t-elle. Les normes de sécurité contre l´incendie ne sont pas respectées. Aucune porte coupe-feu. « La cantine est fermée pour cause d´incendie », ajoute l´enseignante. « L´Enna n´a pas pour habitude de faire grève, mais aux questions de sécurité, viennent s´ajouter les conditions de travail », s´insurge une prof. Il n´y a pas de cour de récréation. Et le lycée n´a qu´une seule salle de permanence de douze places. Dans ce contexte et forts de « l´avis défavorable sur la poursuite du site », émis vendredi par la commission de sécurité, personnel et enseignants ont décidé d´exercer « leur droit de retrait » à partir de lundi pour recevoir le secrétaire général du rectorat.
, Marie-Pierre Bologna
Le Parisien , vendredi 24 janvier 2003
http://www.leparisien.fr/home/maville/article.htm?articleid=185983097