L'armée canadienne moderne est réputée pour être polyvalente. Comparé à un soldat américain, un soldat canadien en moyenne possède plusieurs formations différentes comme la maniement d'armes lourdes, mortiers, véhicules en plus de sa formation de soldat d'infanterie. Un soldat américain attitré à la .50 d'un HUMVEE risque fort bien d'y passer toute sa carrière.
Mais bon, retournons au sujet du topic. Personne ne parle du front italien? Un front très interessant qui mets de l'avant les armées austro-hongroise et italienne jusqu'à la débacle de 1917 ou les Allemands firents reculer le front de 100 km tout près de Venise. À ce moment, les forces britanniques, françaises et américaines durent intervenir pour sauver le Royaume d'Italie.
Déjà, comme son nom l'indique, cette guerre commence en août 1914. Après la perte de la bataille des frontières, les armées françaises reculent de plusieurs kms. Puis, du 6 au 10 septembre 1914, se déroule la première bataille de la Marne. Dans cette bataille sont englobés les 6eme, 5eme, 9eme, 4eme, 3eme, 2eme et 1ere armées françaises, ainsi que le BEF (le british force). Pendant que les 1ere, 2eme, 3eme, 4eme et 9eme armées françaises résistent difficilement aux assauts allemands, les 6eme et 5eme armées françaises réussissent à gagner du terrain. La 5eme armée française de Franchet d'Esperey profite d'une brèche pour s'infiltrer entre les 1ere et 2eme armées allemande de Von Kluck et de Bülow, aux côté du BEF. Les armées allemandes, vaincues, sont obligées de reculer sur une distance d'une centaine de kms, elles reviennent quasiment à la frontière. C'est l'échec du plan Schieffen, qui prévoyait de nous vaincre en six semaines. C'est un des tournants de la guerre. C'est la première victoire française de la Marne. Selon le général allemand Von kluck, ce redressement de situation a été rendu possible grâce à l'extrême et très surprenante endurance des soldats français : "que des hommes, à demi-mort de fatitgue, puissent reprendre le fusil et partir à l'assaut, c'est quelque chose que nous n'avions jamais appris à compter dans nos écoles de guerres allemandes".
En 1916 se déroule aussi la fameuse bataille de Verdun, qui va durer de février à décembre 1916. Elle sera déclenchée par l'état-major allemand pour en finir avec le front de l'ouest. Verdun devait être une offensive allemande qui devait permettre à l'Allemagne de gagner la guerre. Pendant les deux premières semaines, les troupes d'assaut allemandes vont gagner du terrain, au prix de lourdes pertes. Puis, ensuite, les troupes allemandes vont être définitevement bloquées et repoussées par les troupes françaises. Les soldats français se feront tuer sur place plutôt que de reculer ou de se rendre. La ténacite des soldats français au combat sera telle que la presse allemande leur rendra un hommage mérité et en fera un exemple pour ses propres soldats allemands. C'est à coup de canons, de fusils, de mitrailleuses, de grenades que les français vont repousser les innombrables assauts allemands. Finalement, après avoir stoppé définitevement les troupes d'assaut allemandes le 23 juin et le 11 juillet du côté de Souville, les français partiront, à leurs tours, à l'attaque et réussiront à reprendre Fleury, Douaumont, Louvremont, du mois d'aôut à décembre 1916. Chargé des opérations devant Verdun avec la Veme armée allemande, le prince impérial de prusse reconnaitra avoir perdu la bataille de Verdun. Il dira notamment "pour une fois, j'eu conscience de ce que c'était de perdre une bataille, doute envers moi-même, violents reproches envers moi, je dois dire que je mit un certain temps à m'en remettre." Les français avaient bien gagné la bataille de Verdun, ils avaient sauvé le front.
Puis, il y a l'année décisive de 1918, très meutrière et assez intense aussi. Le général allemand Ludendorff lance tout d'abord de puissantes offensives de troupes allemandes dans le nord, les troupes britanniques sont repoussées mais elles infligent de lourdes pertes à l'assaillant. Les britanniques auront besoin du secours des troupes françaises pour contenir les allemands en avril. Il y aura notamment la bataille du Mont-Kemmel, où les troupes allemandes subiront de telles pertes contre les français qu'elles s'interdiront toute poursuite de l'attaque. Le général Ludendorff change alors d'axe et attaque, le 27 mai, sur l'Aisne. C'est le début de la seconde bataille de la Marne. Dans un premier temps, surpris par l'attaque allemande et en infériorité numérique dans ce secteur, les troupes françaises vont devoir reculer, mais elles le feront pas à pas, en ordre. Non éprouvées par cet échec, les troupes françaises vont très vite reprendre les choses en main. Du 9 au 11 juin 1918, une excellente défense des troupes françaises du général Humbert, suivie d'une contre-attaque des chars français St-Chamont et Schneider de Mangin va réussir à sauver Compeigne et à repousser une attaque allemande sur l'aile gauche. Ensuite, Ludendorff va alors porter son effort au centre, il va réussir à repousser les français et les américains dans la poche de Chateau-Thierry. Enfin, Ludendorff va lancer une dernière et grande offensive en Champagne, sur l'aile droite. Cependant, grâce à l'énergique et très habile disposition défensive de la 4eme armée française du général Gouraud, le 15 juillet 1918, l'attaque allemande va échouer complétement, au prix de quarante mille tués ou bléssés allemands en une seule journée. L'artillerie française et les soldats français, équipés de mitrailleuses et de caisses de grenades, vont faire une écatombe et sauver, une fois de plus, le front. En fait, le général Gouraud avait élaboré une défense en élastique, qui consistait à évacuer la première ligne de tranchée pour que la préparation d'artillerie allemande tombe dans le vide, la principale ligne de résistance française étant établie sur la seconde ligne de tranchée. Ce succès défensif de la 4eme armée française du général Gouraud en Champagne va permettre au général Foch, généralissime des armées alliés, de lancer sa fameuse contre-offensive du 18 juillet 1918, pour réduite la poche de Chateau-Thierry. Les 10eme, 6eme et 5eme armées françaises, renforcées d'américains et de britanniques, mais surtout appuyés très efficacement par quatre cents chars Renault FT 17, vont réussir à nettoyer tout la poche de Château-Thierry, faisant trente milles prisonniers, capturant trois milles trois cent mitrailleuses et cinq cent canons allemands. C'est une victoire des alliés, mais vu que les soldats français représentaient encore les trois quart des effectifs, on peux aussi parler de la seconde victoire française de la Marne. C'est en fait l'arrivée massive des chars français Renault qui va encourager le maréchal Foch à lancer offensives sur offensives, les chars français réussissaient à passer les tranchées et les réseaux de barbelé. On est donc bien loin de toute la propagande habituelle. Ainsi, du mois d'août au mois de novembre 1918, les armées alliés vont réussir à repousser les armées allemandes jusqu'à la frontière, au prix, encore, de lourdes pertes puisque c'est cent vingt milles français qui seront encore tués ou mortellement bléssés dans cette courte période d'offensives décisives. Les troupes françaises vont réussir, notamment, à enfoncer les lignes allemandes en Picardie et en Champagne. Les troupes britanniques vont réussir à avancer profondémment dans le nord et en Belgique. Enfin, les troupes américaines vont réussir, uniquement grâce à l'aide de chars Renault, à réduite la poche de St-Mihel et à avancer en Argonne.
J'ai lu, il y a quelques années, beaucoup d'historiques de régiments français, et je me souviens parfaitement être tombé sur un hommage que des canadiens avaient donné aux soldats français, pendant les offensives de Foch en août 1918, disant qu'ils admiraient avec une grande passion les talents et le savoir-faire des soldats français dans les manoeuvres offensives.
Au final, au prix de un million quatre cent mille tués ou mortellement bléssés, l'armée française sortira victorieuse de cette guerre de 1914-1918, ce qui lui donnera un certain respect dans le monde, elle va réussir à reconquérir l'Alsace et une partie de la Lorraine, et puis l'armée française aura une grande zone d'occupation en Rhénanie allemande de 1919 à 1930.
Oui, j'allais oublié, il y a même un régiment français qui a eu droit de défiler, en avril 1918, à New-York, devant une foule immense qui venait admirer ses vaillants soldats français qui avaient vaincu les allemands sur la Marne en septembre 1914 et à Verdun en février-décembre 1916.
Je tiens à vous remettre sur les rails...Ceux qui disent que les Americains ne sont pas la cause de la victoire, ouvrez vos livres. La raison pourquoi les Americains ONT ÉTÉ tres important dans le tournant de la guerre est qu'ils étaient, certe peu nombreux, mais pas fatigué comme les forces francaises.
Et j'aimerais que l'on regle un petit truc. L'italie était dans la triplice au debut en effet, mais était neutre. ET ils ont rejoins la triple-Alliance lorsque les Interventionnistes Italiens ont pris le pouvoir. Arretez de voir les Italiens comme des méchants.
Déjà, je pense que tu devrais changer de ton...
Si j'écris un tel texte, c'est pour qu'il soit compris de tous. Les américains ont amené des renforts, certes, mais sans matériel lourd, et sans expérience. Ils ont été entraîné au combat par les français et équipés en chars par les français. En 1918, l'armée française aligne encore 99 divisions d'infanterie française, soit l'équivalent de trois millions cinq cent milles soldats français. Rien que pour l'année 1918, l'armée française a subi une perte de 244 000 soldats français tués ou mortellement blessés. Il serait bon que tu les respectes un peu, merci!
L'élément essentiel de la victoire de 1918 c'est l'apport d'une force mécanique blindée, que l'on appelle chars, ou tanks. Ce sont les chars français Renault et les chars britanniques qui permirent de rompre le front allemand, de percer ses lignes de tranchées constituées de barbelés et de mitrailleuses en grand nombre.
Quand à dire n'importe quoi du genre "les français étaient fatigués", c'est un peu se foutre du monde, surtout lorsque l'on sait qu'ils combattaient non stop depuis quatre longues années. Au lieu de donner des leçons sans cesse, relis correctement tes ouvrages, ou en change carrément, ça te serait plus utile à l'avenir.
Euh...ce battre non-stop entraine de la fatigue non ??? C'était sans arrogance. Mais n'empeche que l'arrivé des Americains est un tournant dans la guerre autant que la crise d'octobre.
Je n'est jamais manqué de respect aux Francais...comme je n'est jamais dit que les USA ont fait gagné mais qui ont été tres utile. Alors cesse de rabaisser l'effort américain...Tu devrais refaire tes devoirs, pour arretez de faire comme les USA en rabaissant l'importance des autres...Ce que tu fais est identique à ce qu'ils ont fait pour le Canada et la 2e guerre mondiale
Je peux t'assurer que je rabaisse personne. J'essaye juste de rappeler que l'armée française de 1914-1918 ne s'est pas contentée d'un rôle d'observatrice. Nous rabaissons pas le rôle des canadiens, je sais qu'ils avaient participé activement et efficacement à l'offensive sur Montdidier en août 1918.
Restons en là. Cela dit, on a souvent tendance à se méfier de ce que les canadiens comme toi pourraient entendre ou lire. Notamment, à cause de ce surprenant "french basching" qui a fait des ravages en Amérique du nord à partir de 2003. Nous avons pu constater une certaine forme de violence à notre égard sous prétexte que l'on ne voulait pas s'engager en Irak. Toutes sortes de débilités sont alors sorti à propos de l'histoire de France, avec une extrême mythomanie et malhonnêteté intellectuelle. Il s'étaient même amusé à refaire une chronologie de l'histoire de France en racontant des mensonges lignes après ligne.
Bon cela dit, j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour les soldats canadiens pour la bataille de Caen en 1944 (notamment les canadiens français des régiments de Maisonneuve, de la Chaudière et enfin des fusiliers du Mont-Royal, sans oublier le régiment de blindé). Comme j'ai beaucoup de respect pour les soldats russes de 1941-1945 qui sont responsables de 80 à 85 % des pertes allemandes pour tout le conflit.
Non, on est pas des cons en France, mais, des fois, notre sang ne fait qu'un tour.
Sans rancune.
Que ce soit sans les amerloques, les canadiens ou les kiwis, la guerre était perdu par les allemands (mais non de manière militaire) puisqu'ils se sont pris une révolution communiste dans la gueule (l'empereur doit fuir en Hollande).
Révolution ou pas, les armées allemandes ont reculé de plusieurs centaines de kms de juillet à novembre 1918, elles ne tenaient plus face à l'avance des armées alliés. Donc, oui, les allemands avaient bien perdu militairement parlant. Ca n'a pas de rapport direct avec la révolution de novembre 1918.
Il y a eu aussi la légende du coup de poignard dans le dos, inventée de toutes pièces par les généraux allemands, histoire de faire croire, à qui voulait l'entendre, qu'ils n'étaient pas responsables de la défaite allemande de 1918. Hors, il y a bien des rapports allemands écris par Ludendorff, dans lesquels celui-ci reconnait avoir perdu des batailles décisives le 18 juillet 1918 et le 8 août 1918. Il reconnait notamment qu'il ne tenait plus contre les masses de chars des alliés. Le 8 août 1918, Ludendorff déclara que c'était "le jour de deuil de l'armée allemande". Les français des armées Humbert et Debenay, ainsi que les forces canadiennes et australiennes avaient enfoncés, avec leurs chars, les positions allemandes, faisant vingt milles prisonniers.
Si les allemands demandent l'armistice en 1918, c'est pour éviter l'invasion de l'Allemagne. Ils devront accepter que l'armée allemande soit réduite à cent milles soldats sans matériels lourd, ainsi que l'occupation de la Rhénanie allemande.
caps_l0ck
Posté le 5 janvier 2011 à 19:56:23
C'était sans arrogance. Mais n'empeche que l'arrivé des Americains est un tournant dans la guerre autant que la crise d'octobre.
l'impact de l'armée américaine est faible. Leur armée est celle qui a réalisé le moins de progres pendant l'offensive finale.
« La victoire de 1918, victoire éminemment française par sa direction, par la majeure partie de son exécution, par la part de la France dans les effectifs mis en ligne. »
Général de Montsabert
Je remonte ce topic, car on est en plein dans le centenaire, et il semble que personne ici s'y intéresse.
Qui a dans son grenier de la correspondance d'un grand-père combattant ?
Retrouvé dans la correspondance de mes parents une lettre de ma mère à mon père en date du 21 mars 1915 dont voici un passage :
<< il ne faut pas compter sur la fin prochaine de la guerre. Les allemands ne se rendront qu'à la dernière extrémité, ils se rationneront tant qu'ils pourront: Tout le monde le dit, l'imprévu peut hâter les évènements, c'est vrai, mais il est plus sage de n'y pas penser. Mieux vaut tirer le meilleur parti possible de la situation actuelle, que d'espérer l'improbable. >>
C était dans la somme que les british ont fait une des plus grandes offensive à l artillerie qui s'est soldé par un énorme échec?je M'en rappelle plus