Un jeune bédouin de la tribu des Ta´amiré dont la chèvre s´était égarée dans les rochers brûlant de la Mer Morte, découvrit par hasard une grotte, où après s´être inséré avec difficulté, il trouva des jarres dans lesquelles dormaient, soigneusement emmaillotés de tissu de lin, des rouleaux de cuir. Ce jeune garçon en emporta deux spécimens. Ce jeune homme ignorait à cet instant, qu´il venait de mettre la main, sur la plus grande découverte archéologique du XX°siècle.
Cela se passait en 1947. Découverte on ne peut plus symbolique : ces documents furent enterrés dans des jarres en l´an 70 de notre ère à la destruction du temple de Jérusalem et réapparaissent à la surface, le jour de la déclaration de guerre des pays arabes, ligués contre la naissance de l´Etat d´Israël en mai 1948 soit presque 2000 ans plus tard.
Cette découverte donna lieu, pendant plus de cinquante ans aux plus grandes polémiques et querelles de savants de ces cent dernières années, agrémentées de rebondissements dignes du plus pur style du roman noir! La réalité dépassait la fiction !
Une autre version, moins poétique, celle de Mireille Bélis, chercheur à l´école biblique de Jérusalem, nous apprend que ce n´est pas en cherchant un chevreau égaré, que l´on découvrit, par hasard, les grottes de Qumran.
Il est important de noter, que de tout temps, dans cette contrée, se pratiquait un énorme trafic de contrebande, et que notre bédouin contrebandier cherchait à mettre son butin à l´abri…..la caverne d´Ali Baba en somme…..qui aurait probablement déjà été visitée dans le passé!
Là, j´ouvre une importante parenthèse:
Le I° rouleau de la Mer Morte (que l´on ne désignait pas encore sous cette appellation) fut trouvé au Caire dans la Synagogue caraïte de Ben Ezra,dont la Génisa, sorte de grenier ou dépotoir, étaient mis à l´abri les manuscrits jugés apocryphes ou détériorés, qui ne pouvait être détruits par le feu puisqu´il contenaient le nom de dieu. Son découvreur était Salomon Schechter, chargé d´enseignement du Talmud et de littérature rabbinique à l´université de Cambridge qui fit cette étonnante découverte au cours d´un voyage au Caire en 1897,soit un demi-siècle avant la découverte des grottes de Qumram.
La découverte de Schechter établit pour la première fois que l´Ecclésiaste, en hébreu Kohelet, le texte du Siracide avait bien été rédigé en hébreu à l´origine et était une œuvre juive datant du II°siècle avant notre ère : Cette version en hébreu de la Sagesse de Ben Sirat, livre que les catholiques intègrent dans la Bible, les Protestants et les juifs, dans les apocryphes.
La deuxième surprenante découverte de Schechter fut une copie d´un document : l´écrit de Damas ou fragment Sadocide, titre donné par les savants à ce document, document attribué à la secte de Qumran et qui donnait de précieuses informations sur cette population. Le début et la fin de ce document étaient manquants.
Schechter parlait d´une étrange fraternité juive datant de l´époque du Second Temple, inconnue, fortement structurée, vouée à une ardente piété, pratiquant la communauté des biens et croyant en la venue d´un Messie rédempteur.
Leurs différences doctrinales avec le judaïsme officiel, supposait-il, les poussèrent à se séparer de la masse de la nation juive. L´original de "l´écrit de Damas" fut trouvé cinquante ans plus tard dans la grotte n° 01 et ses importants fragments permirent de compléter et d´authentifier le texte qui fut trouvé au Caire 50 ans auparavant.
La publication de ces documents revint au père Joseph Milick faisant partie du groupe de recherche de l´école biblique de Jérusalem, qui après trente ans, n´était toujours pas parvenu à s´en acquitter et qui dans ce laps de temps avait quitté les ordres avec quatre rouleaux, les plus importants pour la compréhension du message ésotérique contenu dans l´ouvrage éssénien. Malgré toutes les recherches on ne retrouva trace ni des rouleaux ni du père Milick. Bien étrange !
Quels étaient les mystérieux habitants de Qumran?
Qui étaient les gens qui avaient participés à l´élaboration de ces rouleaux et pourquoi ?
Qui étaient les hommes qui ont fondé une communauté dans ce lieu, transcrits et déposés des textes sacrés pour disparaître ensuite de la scène de l´histoire ?
En 125 avant notre ère, le roi Antipas pris le pouvoir, aidé en cela par les occupants Séleucides, descendants grecs d´Alexandre le Grand. Pouvoir royal qu´Antipas ne pouvait assumer car n´étant pas descendant de la lignée du roi David, comme l´exigeait la loi d´élection instituée par les grands prêtres d´Israël et Moïse dans le désert du Sinaï lors de l´exode des hébreux fuyant l´Egypte.
Antipas nomma un grand prêtre du Temple de Jérusalem pour assumer le pouvoir spirituel, grand prêtre qui par tradition devait appartenir à la lignée des Zadokim, descendants de Aaron.
Zadoc, grand prêtre légitime, et ses adeptes se retirèrent au désert, pour attendre la résurrection de leur Maître de Justice, à la fin des temps.
Avant la mise au jour de leurs sites, les Esséniens avaient suscité l´intérêt de quelques auteurs de l´Antiquité.
Philon d´Alexandrie leur a consacré une notice dans son "Apologia pro Judaeis", qui se trouve reprise dans la "Préparatio évangélica" d´Eusèbe de Césarée.
Flavius Joseph mentionne les Esséniens notamment dans la Guerre des Juifs et dans les Antiquités judaïques. Pline l´ancien les cite dans son histoire naturelle et Hippolite de Rome dans la réfutation de toutes les hérésies.
Tous ses auteurs décrivent les Esséniens comme une communauté recherchant une grande pureté spirituelle et physique, à l´image du peuple hébreux au désert, symbole de ressourcement! Il est intéressant de constater que dans les Evangiles l´ont ne fasse pas allusion aux Esséniens, alors que les Pharisiens y sont souvent pris à partie !
Pour Pline l´ancien, les Esséniens sont des ermites célibataires vivant "en la seule société des palmiers" correspondrait géographiquement à celle de Qumran, vestiges d´une importante implantation humaine, trouvés au bord de la Mer Morte.
Flavius Joseph les considère comme une sorte d´ordre monastique ou adeptes d´une religion à Mystères, probablement héritage du séjour babylonien d´une partie du peuple hébreu déporté par le roi Nabukodonozor. Les postulants étaient soumis à une période d´essai de trois années, l´équivalent d´un noviciat, avant d´être reçus définitivement dans la Communauté.
Les Esséniens nous dit Flavius Joseph, sont versés dans l´étude des livres de la Bible et dans l´enseignement des Prophètes.
Ils connaissaient l´art de la divination et prédisaient l´avenir grâce à l´étude des textes sacrés et à la pratique de la purification. Leur âme immortelle est prisonnière de leur corps, enveloppe mortelle et périssable. A leur mort "leur âme délivrée regagne avec joie les régions supérieures".
Joseph insiste sur la ressemblance de leurs préceptes avec ceux de l´école pythagoricienne. L´historien insiste aussi sur leur stricte observance de la loi de Moïse.
Philon fait un parallèle entre les Esséniens de Qumran et la secte des Thérapeutes vivant au bord du lac Maréotis à Alexandrie d´Egypte. Ce qui signifierait que la secte des ésséniens était disséminée au travers du pays que les Romains lors de leur conquète avaient nommé la Palestine ou pays des Phillistins. De l´occupation romaine date cette appellation.
Les Esséniens sont issus de l´image stéréotypée qu´ont laissé d´eux ces trois auteurs, image agrémentée du mysticisme et du romantisme répandu par les écrivains du l9° et début du 20° siècle, affirmant que les Esséniens étaient un groupe pacifiste adonné uniquement à la prière et à la méditation.
On est surpris de découvrir parmi les manuscrits de Qumran le fameux rouleau de la Guerre, qui étonna les exégètes chargés de les décrypter.
En 1952, découverte d´une deuxième grotte. Le chef de l´expédition est le père Roland Devaux, directeur de l´école biblique de Jérusalem, à l´époque sous autorité jordanienne. Cette grotte répertoriée grotte n °4 contenait de très nombreux rouleaux plus ou moins en bon état, ainsi qu´un étrange rouleau de cuivre scindé en deux parties par l´oxydation.
Après bien des vicissitudes et un voyage vers une université anglaise, la technique perfectionnée du découpage permit de déchiffrer le contenu du texte de ce rouleau de cuivre. L´on appris avec stupéfaction l´énumérer des trésors du Temple de Jérusalem, avec l´étonnante nomenclature des différentes caches contenant plusieurs tonnes d´or et d´argent dissimulées avant la prise de Jérusalem par les romains, en l´an 70 de notre ère… Déjà les fonds en déshérence, en somme !
En 1952, un communiqué très laconique paru dans une revue spécialisée, la revue biblique, éditée par le père Devaux.
Cette revue informait le monde des exégètes de l´extraordinaire découverte de documents inespérés qui, à la réjouissance du monde scientifique, devait apporter un éclairage nouveau sur cette période très controversée qu´était la naissance du Christianisme.
Que contenaient les documents ?
On distingue 9 types de textes dans les manuscrits:
Les Messianiques et Visionnaires, dont le manuscrit le plus représentatif est "La nouvelle Jérusalem" attribué au prophète Ezéchiel, qui se réfère à une apocalypse imminente.
Les textes inédits de prophètes connus et des textes rédigés dans le style de la Bible (les Apocryphes).
Les exégètes bibliques, commentaires et révisions du Testament, rédigés dans l´esprit spécifique de ce groupement juif.
Les textes dits calendaires et gardes sacerdotales, système de calendriers et prescriptions sur la rotation des prêtres à certaines tâches (les Esséniens avaient adopté le calendrier solaire alors que le peuple d´Israël fonctionnait sur le calendrier lunaire.)
Les testaments et admonitions que l´on peut définir comme textes de sagesse considérés comme Justice, c´est à dire permettre au fidèle d´assurer son Salut.
Les Psaumes et Mystères.
Le rouleau de la Guerre, où certains principes guerriers nous étonnent et prouvent que cette Communauté n´était pas indifférente aux événements politiques et militaires qui se déroulaient dans cette région, sous occupation romaine, comme la version officielle a bien voulu nous le faire accroire.
Les textes sur la divination, la magie, l´astrologie et l´occultisme en général que ce groupe prisait fort. Plusieurs rouleaux étaient codés, c´est à dire écrit en langage kabbaliste comme l´Apocalypse de Jean par exemple, où la Guématria, manipulation des nombres, est très importante dans ce texte que l´on peut décrypter au travers de la connaissance de la Kabbale juive.
Jusqu´à plus ample informé, aucun de ces manuscrits ne cite le nom de Jésus. Toutefois le caractère d´un personnage, assez énigmatique, le Maître de Justice peut évoquer et préfigurer celui de Jésus. Les manuscrits de la Mer Morte présentent donc un intérêt considérable pour les historiens des religions et les historiens généraux. Ils éclairent un aspect toujours obscur de la naissance du Christianisme et de la vie spirituelle et politique du peuple juif dans les provinces romaines de la Palestine, du 1°siècle jusqu´à la destruction du Temple de Jérusalem par les troupes romaines en 70 de notre ère.
Le nombre incalculable d´écrits datant de cette période nous permet de constater que ce fut une période prolifique et pleine d´effervescence spirituelle pour le peuple juif : la preuve de la vitalité de la pensée juive et de sa vie spirituelle qui fut contesté par le christianisme paulinien.
Par contre aucune trace historique écrite concernant le Christianisme ! Le plus étonnant c´est que le témoignage écrit des MM, qui par sa datation se situe exactement dans la période du postulat d´un nommé Jésus dont le nom ne figure dans aucun des 800 rouleaux trouvés et dans aucun écrits de l´époque.
Comment le personnage de Jésus peut-il être ignoré s´il a eu l´impact extraordinaire que les évangiles nous rapportent ?
Comment ce personnage dont les faits et gestes ont été magnifiés pouvait-il être ignoré d´une secte qui vivait à 30 km de Jérusalem et qui avait des adhérences et représentations au travers de toute la Palestine ainsi que dans tous les pays limitrophes (Syrie, Egypte, ex. )
Aussi étrange que cela paraisse, ces manuscrits rédigés en langue hébraïque sacerdotale et en araméen, langage courante, donc textes écrits par des juifs pour des juifs, furent interdits d´approche aux exégètes juifs qui voulurent les consulter !
Il faut savoir que l´école biblique de Jérusalem est l´émanation de l´ordre des Dominicains et dépend directement de l´autorité de Mgr Ratzinger, qui au Vatican dirige au titre de Préfet la Congrégation pour la doctrine de la foi . Cette institution ne date que de 1965, mais ses origines remontent au XIII° et était connue sous l´appellation du Saint Office ou la terrible Inquisition.
Il est intéressant également de constater que le ministère de Mgr Ratzinger dépend directement de l´autorité du Pape, sans intermédiaire.
Le degré d´intervention de l´église catholique dans les recherches qumraniennes ne peut qu´éveiller les soupçons. Peut-on ignorer la possibilité d´une relation de cause à effet entre cette intervention et le gâchis de cette affaire qui a consistée pendant des décennies en une rétention et une non-publication de documents essentiels appartenant à toute la communauté scientifique internationale.
Une idée s´impose : les intérêts en jeu dépassaient les simples préoccupations de réputations scientifiques : le Christianisme était mis en cause dans ce qu´il a de plus spécifique : son dogme.
Depuis la découverte des premiers manuscrits, une seule question hante les esprits, provoquant curiosité et anxiété : ces textes trouvés si près de la source, jamais divulgués, à l´inverse du Nouveau testament, ouvrent-ils de nouvelles perspectives sur les origines du Christianisme, sur l´Eglise primitive de Jérusalem sur Jésus lui-même ?
Contiennent-ils des choses compromettantes, quelque chose qui remet en cause la Tradition ?
cette histoire est elle vraiment réelle?
Et alors ![]()
tres interressant.... ![]()
La companie de jésus a était fondé au XIV siècle les croisades sont finis au XIV siècle ![]()
Ce texte ne parle pas des croisades, lis avant de raconter n'importer semlw9.
le mec parle des manuscrits de la mer morte et on nous parle de croisade ![]()
Les Jésuites ont conquis Rome.
Reprenons Jérusalem! ![]()