Je donnerai juste un petit propos qui me vient présentement à l´esprit : l´histoire est certes l´étude du passé mais pour se faire, l´historien a besoin de sources et parmi ces sources qui peuvent être très diverses, le propre de l´historien sont les sources écrites.
Mais pensons aussi tout ce qui tient de l´archéologie, de l´histoire de l´art, de l´ethnologie, de la géographie et même des mathématiques, etc, qui sont des disciplines croisants l´histoire.
Ainsi donc, le problème revient à se demander comment faire l´histoire de l´Afrique, où les sources écrites sont inexistantes (je généralise très très grossièrement bien entendu, il faudrait définir une zone géographique et une période chronologique car bien entendu si l´on se place en Afrique du Nord, les traces écrites sont bien présentes que se soit à l´Antiquité comme au Moyen Âge) avant la venue des européens, l´Afrique se présentant comme de tradition orale et non écrite. En gros, cela revient à se demander comment faire l´histoire de peuples sans histoire (j´entends par histoire : sources écrites), comment faire l´histoire de peuples qui n´ont pas laissé de traces dans les écrits avant la venue de europééens. Ainsi, cela revient à travailler sur des matériaux venant d´une tradition orale et la question qui se pose, c´est celle de la légitimité de l´orale comme matériaux historiques.