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Bataille de Verdun

ShabbatGoy
ShabbatGoy
Niveau 4
10 mai 2007 à 21:29:23

L’apocalypse sur la rive droite de la Meuse

Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus de 380 explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C’est le début d’une bataille inhumaine — opération baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands — qui va durer dix mois.

Un déluge de fer et de feu s’abat sur un front de quelques kilomètres (le bombardement est perçu jusque dans les Vosges, à 150km). Deux millions d’obus — un obus lourd toutes les trois secondes — tombent sur les positions françaises en deux jours.

À 16h00, ce 21 février, 60 000 soldats allemands passent à l’attaque sur un front de 6km au bois des Caures. L’infanterie allemande effectue une progression limitée, aménage immédiatement le terrain afin de mettre l’artillerie de campagne en batterie. La portée ainsi augmentée, les canons allemands menacent directement les liaisons françaises entre l’arrière et le front. Les forces françaises sont écrasées par cette pluie d’acier. Le lieutenant-colonel Driant trouve la mort le 22 février dans le bois des Caures. Avec lui, mille deux cents hommes tombent. Il n’y aura que cent dix rescapés. Sur le reste du secteur, les défenses sont broyées, disloquées, écrasées. En quelques heures, les massifs forestiers disparaissent, remplacés par un décor lunaire. Les massifs de Haumont, de Herbebois et des Caures sont déchiquetés, hachés, nivelés. Derrière le feu roulant, le 7e corps rhénan, le 18e hessois et le 3e brandbourgeois avancent lentement.

Le fort de Douaumont, qui n’est défendu que par une soixantaine de territoriaux, est enlevé le 25 février par le 24e régiment brandbourgeois. Ce succès fut immense pour la propagande allemande et une consternation pour les Français.

Malgré tout, la progression allemande est très fortement ralentie. En effet, la préparation d’artillerie présente des inconvénients pour l’attaquant. Le sol, labouré, devient contraignant, instable, dangereux. Bien souvent, la progression des troupes, doit se faire en colonne, en évitant les obstacles.

Contre toute attente, les Allemands trouvent une opposition à leur progression. Chose incroyable, dans des positions françaises disparues, des survivants surgissent. Des poignées d’hommes, souvent sans officiers, s’arment et ripostent, à l’endroit où ils se trouvent. Une mitrailleuse suffit à bloquer une colonne ou la tête d’un régiment. Les combattants français, dans un piteux état, résistent avec acharnement et parviennent à ralentir ou à bloquer l’avance des troupes allemandes.

Un semblant de front est reconstitué. Les 270 pièces d’artillerie françaises tentent de rendre coups pour coups. Deux divisions françaises sont envoyées rapidement en renfort, le 24 février, sur ce qui reste du front.

Avec les survivants du bombardement ils arrêtent la progression des troupes allemandes.

C’est la fin de la première phase de la bataille de Verdun. Manifestement, les objectifs de Falkenhayn ne sont pas atteints. Un front trop limité, un terrain impraticable et la hargne du soldat français semblent avoir eu raison du plan de l’Allemand.

Le commandement français réagit

Soldats françaisle 25 février 1916, Joffre décide de l´envoi à Verdun de la II° armée, qui avait été placée en réserve stratégique, et dont le général Pétain était le commandant depuis le 21 juin 1915. Il lui confie le commandement en chef du secteur de Verdun.

Devant l´informer de sa nomination, son ordonnance le trouve dans un hôtel avec une maîtresse. Pétain est un fantassin de formation qui a le respect du feu. Ne répète-t-il pas sans cesse « le feu tue » ? Pour lui la progression du fantassin doit se faire avec l’appui de l’artillerie. L’année précédente, la justesse de sa tactique a été démontrée. Il est économe des efforts de ses hommes. Il veillera à adoucir au maximum la dureté des épreuves pour ses troupes.

Dans un premier temps, le général Pétain réorganise la défense. Elle s’articule sur les deux rives de la Meuse. Une artillerie renforcée dans la mesure des disponibilités couvre les unités en ligne. Les forts sont réarmés.

Pour ménager ses troupes, il impose « le tourniquet ». Les troupes se relaient pour la défense de Verdun. En juillet, 70 des 95 divisions françaises auront participé à la bataille.

Dans un second temps, il réorganise la logistique. La seule voie de ravitaillement possible consiste en une voie ferrée sinueuse doublée d’une route départementale. La route ne fait que sept mètres de large et se transforme en bourbier dès les premières pluies. Sur ces 56km de piste, va circuler une succession ininterrompue de camions roulant jour et nuit.

Cette artère vitale pour le front de Verdun sera appelée « La Voie Sacrée » par Maurice Barrès. Il y circulera plus de 3 000 camions, un toutes les quinze secondes.
90 000 hommes et 50 000 tonnes de munitions seront transportés chaque semaine. Des carrières sont ouvertes dans le calcaire avoisinant. Des territoriaux et des civils empierrent en permanence la route. Des milliers de tonnes de pierres sont jetées sous les roues des camions qui montent et descendent du front. Les deux files font office de rouleau compresseur et dament les pierres.

Un règlement draconien régit l’utilisation de cette route. Il est interdit de stationner. Le roulage se fait pare-choc contre pare-choc, de jour comme de nuit. Le flot ne doit s’interrompre sous aucun prétexte. Tout véhicule en panne est inexorablement poussé au fossé. Enfin, il réorganise l’artillerie. L’artillerie lourde restante est récupérée. Un groupement autonome est créé directement sous les ordres du général Pétain. Cela permet de concentrer les feux sur les points les plus menacés. Ces changements apportés à cette partie du front font remonter le moral de la troupe qui sent en Pétain un véritable chef qui les soutient dans l’effort et la souffrance.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, l´aviation va intervenir de manière véritablement organisée avec la création de la première grande unité de chasse, chargée de dégager le ciel des engins ennemis, et de renseigner le commandement sur les positions et les mouvements de l´adversaire : « Je suis aveugle, dégagez le ciel et éclairez-moi », leur dira-t-il. Les Allemands sont arrêtés à 4km de leurs positions de départ, avance qui n´est pas du tout proportionnée aux moyens qu´ils ont engagés.

Les combats se livrent sur les deux rives de la Meuse
Le Kronprinz supplie Falkenhayn d’attaquer la rive gauche pour faire taire les canons français. Les Allemands attaquent autour du Mort-Homme, du côté de la rive gauche, du bois des Bourrus, du bois de Cumière et du bois des Corbeaux. Puis ils attaquent sur la rive droite autour du fort de Vaux, de la Côte du Poivre et d’Avocourt. Ce sont à chaque fois des boucheries pour les deux camps. En ces lieux, ces hommes ont fait preuve tout à la fois de courage, de désespoir, de sacrifice et d’abnégation.

Sur ces positions, l’armée française est impitoyablement usée et saignée à blanc. Nombreuses sont les unités qui doivent être entièrement reconstituées plusieurs fois de suite ou qui disparaissent. Le 6 mars, les Allemands pilonnent et attaquent le Mort-homme sur la rive gauche. Mais le feu français les arrête. Cette "bataille dans la bataille" va durer jusqu’au 15 mars. Au cours de ces 10 jours, le secteur est transformé en désert. Les combattants des deux bords y connaissent toutes les souffrances. Simultanément, le 7 mars, les Allemands lancent une offensive sur la rive droite, à partir de Douaumont. On se massacre dans les ruines de Douaumont qui est pris et repris 13 fois. Le saillant de Verdun se transforme en une innommable boucherie où la sauvagerie l’emporte sur toute sorte de compassion.

Le fer, le feu et la boue forment la triade infernale composant la vie du « poilu », mais aussi celle du « feldgrau » allemand.

Pétain réclame des renforts à Joffre. Mais ce dernier privilégie sa future offensive sur la Somme. Cela fait dire à Pétain « Le GQG me donne plus de mal que les Boches ».

La 11e division bavaroise investit, le 20 mars, la cote 304 qui couvrait de son feu le Mort-Homme. Malgré ces succès, l’offensive générale allemande sur les deux rives de la Meuse est arrêtée par les Français. « Les assauts furieux des armées du Kronprinz ont partout été brisés. Courage… on les aura! » dira Pétain. Au début de la bataille les forces françaises sont de 150 000 hommes. En avril, les effectifs atteignent les 525 000 hommes. Cette concentration humaine sur une si faible surface pourrait expliquer dans une certaine mesure le bain de sang que constitue Verdun. Cependant, les Allemands étant arrêtés, Joffre veut quelqu’un de plus offensif. Il nomme Pétain chef du Groupe d’Armées Centre et Nivelle à Verdun.

Ce dernier charge le général Mangin de reprendre le fort de Douaumont. La bataille s’engage par 6 jours de pilonnage du fort par les Français. L’infanterie prend pied sur le fort le 22 mai, mais en est chassée le 24.

Durant ce temps, 10 000 Français tombent pour garder la cote 304 où les Allemands sont accrochés sur les pentes. L’artillerie, pièce maîtresse de ce champ de bataille, est toujours en faveur du côté allemand avec 2 200 pièces à ce moment là pour 1 800 pièces côté français. On dirait que Verdun agit comme catalyseur. Les belligérants ne semblent plus pouvoir renoncer et sont condamnés à investir de plus en plus de forces sur ce champ de bataille qui a déjà tant coûté.

Falkenhayn reprend l’offensive sur la rive droite de la Meuse. Sur un front de 6km, les Allemands sont à 4 contre 1. Ils mettent les moyens pour emporter la décision qui tarde depuis si longtemps. À 3km au sud-est de Douaumont se trouve le fort de Vaux. Il est défendu par une garnison de 600 hommes. L’eau, les vivres et l’artillerie sont en quantité insuffisantes. Après une intense préparation d’artillerie, le 1er juin, l’infanterie allemande se lance à l’attaque du fort. Le 2 juin, ils pénètrent dans l’enceinte. Toutefois, il faut encore « nettoyer » la place. Les combats se livrent couloir par couloir. Il faut gazer la garnison pour la réduire. Une expédition de secours est anéantie le 6 juin. Finalement, le commandant Raynal, chef de la place, capitule. Les honneurs sont rendus par l’ennemi aux défenseurs de la place.

Les Allemands sont tout près de Verdun dont ils peuvent voir le clocher. Falkenhayn croit la victoire à sa portée. Le 18 juin il fait bombarder le secteur avec des obus au phosgène. Mais, les 70 000 Allemands doivent attendre, l’arme à la bretelle, que le gaz se dissipe pour attaquer. Ce temps précieux est mis à profit par les forces françaises pour renforcer la position. Lorsque l’assaut a lieu le 23 juin, les Allemands sont contenus.

Le sort de la bataille bascule [modifier]
En effet, les alliés ont attaqué sur la Somme. Les Russes avancent sur le front oriental. Les Italiens font reculer les Autrichiens. Des troupes et de l’artillerie ont été prélevées sur le front de Verdun. Ces conditions compliquent la situation du commandement allemand pour continuer les opérations à Verdun.

Le 11 juillet, Falkenhayn lance l’offensive de la dernière chance. Elle est bloquée par le fort de Souville, à 3km de la ville de Verdun. À ce moment, les Allemands perdent l’initiative.

Du 21 au 24 octobre les Français pilonnent les lignes ennemies. Écrasés et gazés par des obus de 400, les Allemands évacuent Douaumont le 23 octobre. Les batteries ennemies repérées sont détruites par l’artillerie française.

Puis, le 24 octobre, 3 divisions françaises passent à l’attaque sur un front de 7 km. Douaumont est repris et 6 000 Allemands capturés. Le 2 novembre, le fort de Vaux est évacué par les Allemands. À la mi-décembre, les troupes allemandes sont refoulées sur leurs positions de départ. Après 10 mois la bataille est terminée.

Amère victoire
Les pertes ont été effroyables, pour un gain en territoires conquis nul. Après 10 mois d’atroces souffrances pour les deux camps, la bataille aura coûté 378 000 hommes (62.000 tués, plus de 101.000 disparus, et plus de 215.000 blessés, souvent invalides) aux Français, 337 000 aux Allemands, 22 millions d’obus, dont un quart au moins n´ont pas explosé[réf. nécessaire]. Les hommes ont fait preuve de la pire des sauvageries durant dix longs mois. Ils ont subi la pluie, le froid, la neige, le feu et le fer. Nombreux sont ceux qui ont témoigné que seuls devant la mort, ils se sont sentis ravalés à l’état de bêtes. Tout cela pour rien ? Tout cela pour quelques kilomètres carrés d´une terre devenue morte et sans vie.

A elle seule cette bataille pourrait symboliser toute l´absurdité de cette guerre, toute l´absurdité et le gâchis de toutes les guerres. 90 ans après la bataille de Verdun, si la forêt a repoussé, on constate que les séquelles de guerre sont loin d´être réglées. Les sols de la zone rouge sont pollués, et pour longtemps.

Verdun symbole de l´héroïsme et de la résistance à l´envahisseur
La résistance des combattants français à Verdun est relatée dans le monde entier. La petite ville meusienne, surtout connue pour le traité de Verdun signé en 843, acquiert une réputation mondiale.
Cette victoire défensive est considérée par les combattants comme la victoire de toute l´armée française, dont la plus grande partie du contingent a participé aux combats. «Verdun, j´y étais!» affirment, avec un mélange de fierté et d´horreur rétrospective, les poilus qui en sont revenus. Pour la nation tout entière, Verdun devient le symbole du courage et de l´abnégation.

Joseph_Driano
Joseph_Driano
Niveau 4
11 mai 2007 à 14:26:58

J´y suis allé en CM 2 à Verdun. On est aller dans les bunkers tout ca, les Français était très courageux ! Vous savez que dans un fort plutôt connu dans les alentours de Verdun, des soldats français étaient obligés de boire leur urine pour se nourrir ? Ils léchés aussi les murs pour " se nourrir ". Au finale, ils n´en pouvaient plus et se sont rendus au Allemand (Qui d´ailleurs, leurs ont fait une haie d´honneur pour leur courage !)

Aujourd´hui, on peut encore voir des traces d´obus.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 11 mai 2007 à 17:06:41

J´habite pas trop loin de Verdun et j´y suis allé plusieurs fois. Des traces d´obus on en voit PARTOUT!

nerghal_kaiser
nerghal_kaiser
Niveau 10
11 mai 2007 à 18:46:35

Si t´en trouves, contacte-moi et envoie par la poste :fou: :fou: :sournois: :sournois:

WarOm
WarOm
Niveau 48
11 mai 2007 à 20:50:57

Nerghal ou "le maniaque" :fou: :fou: :o)) :rouge:

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 12 mai 2007 à 00:40:02

très complet ton dossier, shabbatboy. :)

Carmelo853
Carmelo853
Niveau 8
13 mai 2007 à 19:03:04

Le fort celebres dont tu parles c´est celui de Vaux.

Un hommage au courage des soldats français fut organisé par les allemands lors de la capitulation.

On notera l´action très courageuse d´un soldat qui est sorti a travers les tranchées allemandes demander du renfort, et après avoir entendu que les français ne pourraient pas venir, est revenu dans le fort pour les prevenir et être avec ses camarades.

hasting1066
hasting1066
Niveau 7
23 octobre 2011 à 17:27:41

Très bon boulot que ce récit qui méritait d'être remis à jour.

Que rajouter à cet excellent exposé...Il manque tout de même, en introduction, les objectifs allemands. Le chef d'état-major allemand Falkenhyn avait écrit, dans ses mémoires, que l'objectif, en engageant la bataille de Verdun, était "de supprimer à l'Angleterre sa meilleure épée", c'est à dire d'exterminer l'armée française pour acculer les anglais à la paix et, de ce pas, permettre aux allemand d'obtenir, pour l'année 1916, la paix sur le front ouest. C'est déjà un aveu d'échec stratégique. Le prince impérial de Prusse, qui va diriger la bataille de Verdun à la tête de la Veme armée allemande, lui, prétendait dans ses mémoires que l'objectif était de prendre Verdun et d'améliorer la situation stratégique. Bref, c'est assez différent d'un chef à un autre.

De toutes façon, quand j'ai lu entièrement le "Verdun" de Jacques Péricard, édition 1932, j'ai pu m’apercevoir, au fil des témoignages, que les allemands ont lancé un nombre incalculable d'attaques contre les français, il y avait des assauts allemands tous les jours. Et il est parfaitement exact que la résistance des français fut tenace. Toujours dans le "Verdun" de Péricard, on note que les français repoussent un nombre incalculable d'assauts de l'infanterie allemande pendant cinq mois (de fin février à début juillet). Les français repoussaient les assauts allemands avec l'aide de leurs mitrailleuses, de leurs fusils, des caisses de grenades, au corps à corps parfois même, mais le rôle des canons français n'est pas à négliger. Tout cet acharnement démontre que les allemands recherchaient sans doute une percée stratégique à exploiter ensuite et qui, au final, a échoué. La victoire de l'armée française à Verdun (21 février-15 décembre 1916) ne fait aucun doute, le front a tenu, Verdun n'a pas été pris, le peu de terrain qui avait été perdu a été finalement repris dans les derniers mois de la bataille, surtout le prince impérial de Prusse a reconnu, dans ses mémoires, avoir perdu la bataille de Verdun (il dit : "pour la première fois, j’eus conscience de ce que c'était de perdre une bataille, je dois dire que je mit un certain temps à me remettre et à regagner confiance etc...").

Le paragraphe consacré à l'épisode du Bois des Caures est un peu rapide. Le colonel Driant commandait deux bataillons de chasseurs à pied. Ça été une des plus forte résistance de cette bataille. Les chasseurs ont même repris une position à la baïonnette en neutralisant tous les ennemis qu'ils rencontrèrent au corps à corps. Surtout, au bout de trois jours, la plupart des chasseurs étaient hors de combat, mais les allemands avaient perdu dix milles hommes dans ce premier combat.

MustafaKemal
MustafaKemal
Niveau 6
23 octobre 2011 à 18:25:10

"La petite ville meusienne, surtout connue pour le traité de Verdun signé en 843, acquiert une réputation mondiale. "

:d) Heu fake ?

Tout le monde connait Hiroshima ou Nagasaki, Okinawa ou Nuremberg, mais je pense que mis à part les Français et quelques européens, peu doivent connaitre la ville ...

Bubullebis
Bubullebis
Niveau 8
23 octobre 2011 à 18:31:39

Verdun a acquis une réputation pendant l'entre deux guerres.
Le célèbres "no pasaran" des républicains espagnols faisait référence à la résistance des français à Verdun.

Tremolada
Tremolada
Niveau 8
23 octobre 2011 à 18:45:15

L'éducation nationale est une honte au niveau de l'Histoire de France ...

ugo26971
ugo26971
Niveau 10
23 octobre 2011 à 18:56:23

je l'ai vu moi Verdun en 3°

et puis pourquoi tu postes toujours ici toi ? :(

Bubullebis
Bubullebis
Niveau 8
23 octobre 2011 à 18:59:02

Le déroulement de la bataille est peu connu c'est vrai, comme toutes les batailles de la WW1.
L'education de ces dernières decennies a plutôt insisté sur la vie des soldats, l'arrière etc, que sur les batailles.

CrashCootBandit
CrashCootBandit
Niveau 7
24 octobre 2011 à 12:23:21

La bataille la plus sanglante de toute la WW1, peut être pas aussi décisive que la Marne en 1914 puisqu'on revient presque à un statu-quo en décembre 1914, mais c'est un exemple de résistance acharnée qu'a pu mener l'armée française pendant presque un an. C'est un peu le "Stalingrad" de la WW1.

CrashCootBandit
CrashCootBandit
Niveau 7
24 octobre 2011 à 12:23:44

décembre 1916*

ugo26971
ugo26971
Niveau 10
24 octobre 2011 à 12:24:41

la plus meurtrière c'est la Somme

CrashCootBandit
CrashCootBandit
Niveau 7
24 octobre 2011 à 14:06:29

C'est pas trop la même chose, la Somme est une offensive alliée qui regroupe bien plus d'effectifs dès le départ. Verdun dure presque 1 an et s'est gagnée "à l'usure".

[i]Dmitri
[i]Dmitri
Niveau 10
24 octobre 2011 à 14:56:39

"L'education de ces dernières decennies a plutôt insisté sur la vie des soldats, l'arrière etc, que sur les batailles. "

:d) Ce qui est étrange étant donné qu'une se joue par le biais du déroulement de batailles décisives ...

"C'est un peu le "Stalingrad" de la WW1. "

:d) Oui enfin exemple un peu tiré par les cheveux, Stalingrad étant une bataille urbaine ...

CrashCootBandit
CrashCootBandit
Niveau 7
24 octobre 2011 à 15:15:23

Je parlais en terme d'intensité et de longévité. Bref un rapprochement des deux batailles sur l'échelle de la souffrance.

hasting1066
hasting1066
Niveau 7
24 octobre 2011 à 16:25:32

La bataille de Verdun (février - décembre 1916) fait, selon les dernières recherches, 350 000 soldats français tués, mortellement blessés et blessés (dont 150 000 morts), ainsi que 400 000 soldats allemands tués, blessés ou mortellement blessés. Bref, un total de 750 000 victimes en dix mois de combats sur les deux rives de la Meuse.

Toutefois, ce n'est pas forcément la bataille la plus sanglante de la Grande guerre. C'est plus compliqué. Il y a eu des batailles qui ont duré moins longtemps que Verdun mais qui ont été plus meurtrières. Par exemple, à la première bataille de la Marne (6 - 9 septembre 1914), 2000 britanniques, 80 000 français et 120 000 allemands tombent morts ou blessés, cela en l'espace de quatre jours de combats qui se terminent par une défaite allemande et la retraite des forces allemandes sur une distance de 80 kms. Enfin, ce sont plusieurs armées qui se faisaient face, ce qui peux expliquer les fortes pertes journalières. A la seconde bataille de la Marne (15 juillet - 2 août 1918), d'après l'historien américain Dickmann, on a, du côté alliés, 95 000 français, 12 000 américains et autant de britanniques morts ou blessés, cela en à peine deux semaines de combats. Cela dit, plusieurs armées étaient engagées dans le même temps. La retraite des armées allemandes sera la conséquence de cette bataille (avec l'évacuation de toute la poche de Château-Thierry, Foch qui reçoit le bâton de maréchal etc..).

Enfin, si l'on croit le tableau du professeur Renard (de la Sorbonne), dans son dico des manchois tombés dans la Grande Guerre, la bataille de France (mars-novembre 1918) va coûter la perte de 100 000 soldats français morts de mars à juin 1918, ainsi que 120 000 soldats français morts de juillet à novembre 1918, ce qui donne un total de 220 000 soldats français morts de mars à novembre 1918. Soit plus de morts français que pour Verdun 1916 qui dure pourtant aussi longtemps (150 000 morts).

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