il y a, comme vous le savez, des vérités historiques qui sont pas bonnes a dire, car honteuses, ou arrangeante pour un camp ou un autre, je vous propose donc, une fois par semaine, de débattre sur une page cachée de notre Histoire.
Pour ce premier numero,on parlera du "pacte germano-polonais" .En 1934, l´Allemagne signe avec la Pologne un pacte de non-agression par lequel le Reich s´engage à s´abstenir de toute revendication territoriale pendant dix ans. Mais le 1er septembre 1939, l´Allemagne dénonce ce traite en envahissant la Pologne.
par ce débat, je ne souhaite en aucun cas dénoncer ce traité de survie pour la Pologne,car son histoire est celle d´un peuple héroïque qui s´est acharné, au cours des siècles, à sauvegarder à tout prix sa liberté et son indépendance.Mais a y faire un parallèle avec le pacte "Ribentrop-molotov" qui etais aussi un traité de non agression visant a la survie des peuples de l´union soviétiques non?
Le pacte germano-polonais de janvier 34, c’est comme le pacte germano-soviétique d’août 39 : si noirs que soient les desseins qu’on prête à la partie non germanique, l’Allemagne est tellement hostile auparavant, et pendant des années, que le candidat présumé à un accord est bien obligé d’attendre qu’elle devienne plus accommodante. En ce sens, l’initiative ne peut être qu’allemande.
Précisément, le pacte germano-polonais a une allure antisoviétique, il est là pour faire croire à la fois au désir de paix de l’Allemagne (tellement vif qu’elle se résigne à entériner la malfaçon la plus vulgaire, la plus facile à contester, de Versailles, ce corridor qui polonise de vieilles terres allemandes) et au fait que si la guerre finalement a lieu, au bout de pas mal d’années de préparation allemande, elle sera des plus catholiques : civilisation occidentale et capitaliste contre barbarie asiatique, orthodoxe et communiste. Bref, Berlin déploie les grandes orgues de l’anticommunisme en laissant oublier (à des mémoires universellement courtes) le racisme antislave, autre pilier de l’idéologie nazie.
Voilà bien de quoi rassurer Londres et compliquer la tâche du très conservateur Barthou.
Pilsudski dit à ce moment : "avec les Allemands nous ne risquons que notre corps, avec les Russes nous perdrions notre âme". Pas tombé dans l’oreille d’un sourd : en donnant à la Pologne le pourboire de Teschen pour prix de son association à la curée contre la Tchécoslovaquie au moment de Munich, Hitler fait à sa complice un cadeau des plus compromettants. Il est, comme Satan, un très grand moraliste. Il utilisera beaucoup sa propre sauvagerie, notamment contre les Juifs, pour faire perdre tout ancrage moral aux Allemands et à bien d’autres peuples ou dirigeants.
Enfin le pacte germano polonais contenait une clause, jamais accepté par Hitler, de partage de la Tchécoslovaquie, entre l´Allemagne et la Pologne!!!!