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Liste des sujets

Besion d'aide sur la Grece antique

Dant-tm
Dant-tm
Niveau 3
14 mars 2007 à 20:38:34

Bonsoir a tous et voila j´ai un exposer sur l´armée grecque antique et les équipement des soldat et du general d´armée.
ce ke je vous demande c´est si possible de me trouver une image montren l´équipement d´un simple soldat et du générale (légendé si possible)

Merci a tous ceux qui m´aideron

Dant-tm
Dant-tm
Niveau 3
14 mars 2007 à 20:59:12

j´oubliais je cherche et je trouve rien

El-Klan-Destino
El-Klan-Destino
Niveau 10
14 mars 2007 à 21:09:29

Mate ce lien, tu vas pleurer...

http://theatrumbelli.hautetfort.com/tag/Gr%C3%A8ce

Merci Qui ? :gni:

Dant-tm
Dant-tm
Niveau 3
14 mars 2007 à 21:23:57

merci El-Klan-Destino ton site est super mais je comprend pas trop fin jcomprend rien ya tellement de chose a lire et tellement d´imge que je n´arrive pas a différencier les genérale du simple soldat désoler pourrai tu m´aiclairé??

El-Klan-Destino
El-Klan-Destino
Niveau 10
14 mars 2007 à 21:26:18

Ben que veux tu savoir ?

El-Klan-Destino
El-Klan-Destino
Niveau 10
14 mars 2007 à 21:27:05

Un lien plus simple, moins complexe... :ok:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hoplite

Dant-tm
Dant-tm
Niveau 3
14 mars 2007 à 21:33:16

la c´est exactement ce que je cherchais
un gors merci a toi
et si tu pouvais me fair un genérale tu serai un ange :ange:

El-Klan-Destino
El-Klan-Destino
Niveau 10
14 mars 2007 à 21:34:43

Ah non ça je ne pourrais malheureusement pas, je suis en pleines révisions.
Mais bon je pense que tu peux t´en sortir rien qu´avec ces 2 liens. :oui:

Dant-tm
Dant-tm
Niveau 3
14 mars 2007 à 21:39:28

je te comprend et je vais fair comme tu me le dit

mais si jammais ta le temps demain apres demain pour un pti cou de pouce ca serais sympas

un gros Merci a toi
THX

Skanderbeg
Skanderbeg
Niveau 6
14 mars 2007 à 22:54:40

Je te propose ma partie de mon mémoire sur la guérilla en Grèce ancienne :

Les conditions géographiques de la Grèce, pays montagneux, semblent propices à la guérilla. Pourtant, les anciens s’affrontaient la plupart du temps en bataille rangée. Le terme de guérilla parait à première vue impropre pour désigner les combats hellènes. La guérilla, tel qu’on l’entend au sens moderne, est contraire à l’idée de guerre chez les Grecs. Parfois, il s’agit de se battre non pas pour annexer un territoire, d’ailleurs souvent insignifiant, mais pour éprouver à travers un agon le courage, l’honneur et la loyauté à la polis. La guerre se déroulait ainsi selon un ensemble de règles respectées des deux adversaires et régissant la compétition. Par exemple, après la première guerre sacrée, en 590, l’assemblée amphictyonique avait interdit aux assiégeants de couper les voies d’eaux de la cité. Le puits de la cité assiégée de Crisa ont été empoisonnés à l’Hellébore blanche par Delphes. S’agit-il d’un soucis de respecter de l’adversaire, ou d’éviter aux assiégeants de « tricher » en employant des stratagèmes qui ne lui permettraient pas d’éprouver la valeur de ses soldats ? De même, l’emploi d’armes de jet, armes de lâches, était jugé indigne d’un Grec. Cependant, les grecs employaient des archers mais en tant que mercenaires. Il s’agissait non seulement de laisser les « affaires sales » à d’autre mais aussi d’employer des corps d’armée professionnels. Cette situation semble paradoxale : en théorie les grecs s’appliquaient à se battre selon un ensemble de règles bien définies permettant de mettre en avant les qualités de l’homme Hellène qui sont celles des héros de L’iliade. En pratique, beaucoup de polis employèrent des stratagèmes non conformes à cet idéal pour vaincre. En définitif, quand l’enjeu du combat devient trop important, on emploi toutes les méthodes possibles pour remporter la victoire. Le meilleur exemple est le traité de Poliorcétique d’Enée le tacticien qui révèle toute les manières de prendre une cité. Ainsi, quand l’on parle de guérilla grecque, il faut comprendre : ensemble des actions militaires pratiques concourant à la ruine de l’adversaire en inadéquation avec l’idéal de la guerre. La guérilla grecque est une guerre informelle brisant le protocole de « la tactique rituelle » de la bataille rangée. Si telle est la définition, on peut penser que les hoplites jouèrent un grand rôle dans cette guérilla. Lors de batailles rangées, certains généraux, comme Epaminondas, adoptèrent une tactique traditionnelle, déroutant l’adversaire par son aspect novateur. En effet, Epaminondas aligna les phalanges thébaines sur un nombre de rangs inhabituels. A Leuctres, en 371, il aligna son aile gauche sur 50 rangs, ce qui est un record. En effet, Epaminondas place l’élite de son armée, dont le « bataillon sacré » de 300 hommes à l’aile gauche, alors que les meilleurs soldats se plaçaient normalement à l’aile droite. Ainsi, l’aile gauche fracassa l’aile droite spartiate où se trouvaient le roi et l’élite des combattants. A Marathon, en 490 les hoplites chargèrent les Perses au pas de course pour éviter les flèches des archers, rompant ainsi avec la tradition, les hoplites chargeant normalement en ligne ordonnée avançant au pas cadencée. Même la marine de guerre pouvait pratiquer cette guérilla. Le schéma classique d’une charge de trière était d’éperonner le navire ennemi et de l’aborder. En 404, à Aigos Potamos, Lysandre attaqua la flotte athénienne par surprise alors que les hommes prenaient leur repas sur la grève, ayant poussé leurs bateaux sur le sable de la plage. Mais il s’agit là d’une Guérilla s’appliquant dans un cadre formel, celui de batailles rangées ou de combats maritimes. La guérilla étudiée ici est par deux fois informelle car elle s’applique à .étudier les troupes auxiliaires capables de déstabiliser l’adversaire, .sans s’exposer aux coups de ce dernier. Nous nous éloignerons à la fois de la guerre hoplitique traditionnelle et de la bataille rangée. Nous étudierons les forces armées et les actions militaires visant à ébranler l’économie et le moral de l’adversaire.

Skanderbeg
Skanderbeg
Niveau 6
14 mars 2007 à 23:00:06

LES SOLDATS DE LA GUERILLA

I)Des Mercenaires, professionnels de la guérilla, ou « comment s’en protéger ? »

En essayant de coloniser la vallée du Strymon, en Thrace, les Athéniens perdirent neuf expéditions. Les Grecs n’étaient pas habitué au climat rude et à la guérilla menée par les Thraces. Les Hellènes durent ainsi reconsidérer certaines notions de la guerre afin de faire face aux méthodes déroutantes des Thraces.

1)Les Peltastes
Les peltastes constituent la force militaire principale des Thraces.. « Les Thraces portaient en campagne des coiffures en peau de renard, des tuniques sur lesquelles ils jetaient de longues robes bariolées ; des bottes en peau de faon couvraient leurs pieds et leurs jambe ; ils portaient des javelots, des boucliers légers et des poignards très courts » (Hérodote, VII, 75) . En effet, les peltastes portaient une coiffure en peau de renard agrémentée de caches-oreilles pour se protéger du froid. Leur cap, nommé Zeira descendait jusqu’au genou, gardant leurs jambes au chaud. Les peltastes sont armés d’un long javelot et d’un bouclier d’osier recouvert de cuir, échancré en forme de demi-lune nommé pelta. Le guerrier peignait parfois sur celui-là une figure schématisée devant apporter la chance et protéger le guerrier. Grâce à leur panoplie allégée et adaptée aux climats froids, les peltastes étaient mobiles et rapides, pouvant mener une véritable guérilla, attaquant subitement leurs adversaires et disparaissant tout aussi subitement dans la nature. Certaines polis, dont Sparte les employaient comme mercenaires. Ainsi, en 379,durant l’expédition de Cleombrotus en Béotie, les Spartiates recrutèrent des peltastes. L’année suivante, Agesilaos mena une autre expédition en Béotie composée elle aussi de mercenaires peltastes. Alors que le gros des forces de son armée attaqua la Béotie, Agesilaos laissa les peltastes en garnison à Thespies, sous le commandement de Phoibidas. Ces derniers réussirent à résister aux assauts thébains. Quand la cavalerie béotienne battit en retraite, les peltastes leur donna la chasse, les acculant à un ravin sans issues. Dans une contre attaque désespérée, les cavaliers thébains massacrèrent les peltastes et tuèrent Phoibidas. Les peltastes constituaient ainsi une menace non seulement pour les grecs guerroyant en Thrace mais pour les hellènes se battant contre une autre armée grecque employant des peltastes.

2) Les Ekdromoi
Les Ekdromoi constituent la réponse grecque à cette guérilla. Ces derniers portent le casque thrace, devenu très populaire au milieu du Vème siècle av.jc. L’épisème de l’œil se développe au même moment. S’agit-il d’influences Thraces suite au contact avec certaines tribus, alliés ou ennemis ? Pour combattre les peltastes, les hoplites les plus jeunes, les plus agiles et les plus sportifs constituaient un détachement devant attraper et tuer un maximum de peltastes. Le terme Ekdromoi signifie d’ailleurs : « courir hors de … » et indique la rapidité d’action de ces troupes. Effectivement, les ekdromoi ne portaient ni cnémides, ni cuirasses. Les cités emploieront de plus en plus d’ekdromoi ou, du moins, allégeront de plus en plus leurs hoplites. Si bien que dans la seconde moitié du Vème siècle, on peut observer un changement de stratégie militaire. Les soldats légers prennent de plus en plus d’importance, notamment les archers mais aussi les hoplites et les cavaliers qui vont de plus en plus s’alléger, abandonnant armure et cnémides mais portant de plus en plus le casque à pilos.En définitif, il faudrait y voir une victoire de l’ekdromos sur l’hoplite classique.

3)Les Archers
Depuis le VIème siècle, les archers jouent un rôle important. Il s’agit la plupart du temps de mercenaires. Les hommes de la Polis ne peuvent pas employer une arme de jet, diffamante car considéré comme une arme de lâche. L’homme grec est celui qui se bat au corps à corps, du moins en théorie. On emploi donc des mercenaires spécialisés dans le maniement de l’arc. Les tyrans les plus riches purent ainsi se payer les services d’archers. Les Pisistratide, par exemple, recrutèrent un corps d’archer Scythe. Après la chute des tyrans, le peuple n’était pas assez riche pour entretenir une armée de mercenaires. Les archers sont de nouveau présents aux batailles de Salamine et de Platée. Toutefois, Ces derniers sont recrutés parmi les citoyens les plus pauvres. Déconsidérés, ils seront de nouveaux remplacés par des mercenaires, mais cette fois ci, Xenoi Mistophoroi, c’est à dire des guerriers étrangers acquéreurs du misthos, pouvant être recrutés par un état en vertu des traités d’alliance. Il ne s’agit plus de mercenaires à la solde d’un tyran et servant celui-là mais d’étrangers payés par la polis au service de la polis. Ainsi, en 477 Athènes achetait les services d’archers scythes jouant le rôle de police. Après le désastre de Sphacterie, les spartiates, poussés par la nécessité, constituèrent un corps d’archers, Ce dernier semble avoir joué un rôle local mineur car plus que tout autre cité, Sparte répugnait à devoir se servir d’archers. Ainsi, les Lacédémoniens enrôlèrent aussi des archers mercenaires, probablement des Crétois. En 401 l’armée de mercenaires de Cyrus le jeune avait 200 archers crétois rattachés à l’armée spartiate . A Némée, en 394, 300 archers crétois accompagnèrent les spartiates. On retrouve la traces de mercenaires crétois à la solde des spartiates jusqu’à la bataille de Mantinée en 362 . Toutefois, les représentations d’archers crétois sont extrêmement rares. L’image est une reconstitution hypothétique. Elle se base sur la tunique crétoise de base . Quand au bouclier, nous savons juste que les authentiques crétois étaient en bronze . Xénophon décrit une ruse Crétoise : Alors que l’armée grecque était poursuivie par des autochtones sur la route menant à Trapezos, les crétois prirent possession d’une hauteur, se cachèrent dans des herbes hautes tout en mettant en évidence leur bouclier de bronze. Les autochtones crurent alors être pris en embuscade et décampèrent. L’équipement des archers crétois se compose d’un carquois avec un rabat. Les têtes de flèches crétoises sont massives et en bronze. Par ailleurs, pour certains, la racine du mot grec Toxon, la flèche, dérive pour certains du mot Toxicon, le poison. Pour certains, il s’agit d’une preuve indiquant que les flèches étaient trempées dans un poison mortel. On retrouve cette pratique dans la mythologie : Hérakles emploi des flèches trempées dans le sang toxique de l’Hydre de Lerne. Paris tue Achille grâce à une flèche empoisonnée. Le sac porté en baudrier devait servir à stocker l’équipement personnel de l’archer. Le trait peut aussi être enflammé. Thucydide évoque l’emploi de traits incandescents contre Platée, citée béotienne ennemie de Sparte. Lacédémone sera la première polis à employer des fuels et des sulfures, déclenchant une conflagration inconnue jusqu’alors.

Skanderbeg
Skanderbeg
Niveau 6
14 mars 2007 à 23:17:32

II) La guérilla, affaire de la Polis et de l’ensemble de ses citoyens

1) Les Psilètes
Les psilètes constituent les classes les plus pauvres de la population ne pouvant pas acheter une panoplie militaire et constituant ainsi indirectement une force d’infanterie légère. Ces derniers, en raison de la pauvreté de leur armement, quelques pierres lances et gourdins et de leur manque d’entraînement, étaient inefficaces dans des batailles rangées. Leur véritable rôle s’inscrit donc dans la guérilla. En effet, en 457, les Corinthiens marchèrent vers Mégare, pensant que l’armée athénienne était trop occupé ailleurs pour les contrer. Les Athéniens enrôlèrent tous les éphèbes et les hommes de 50 à 60 ans. Alors que les hoplites athéniens barraient la route des corinthiens dans un défilé, les psilètes prirent possession des hauteurs et lancèrent des pierres sur les corinthiens. En 426, durant l’expédition menée par le général athénien Demosthène dans les forets d’Etolie, les archers athéniens se cachèrent dans les bois. Les Etoliens envoyèrent alors leurs psilètes dans la forêt pour anéantir cette force. Les Psilètes portent leurs vêtements civils accompagnés parfois d’une tunique de meilleure qualité, d’une épée ou de bottes, sans doutes prises à l’ennemi . Sans boucliers, les psilètes se protégent à l’aide d’une peau d’animale enroulée sur leur bras gauche.

2a)Les Hamippoi
1)Les hamippoi étaient des fantassins légers , sans doutes des classes les plus défavorisées,
accompagnants la cavalerie légère. Ils devaient suivre le cavalier dans ses déplacement, le seconder et lui porter assistance. En théorie, ils se tenaient à la queue de cheval. L’existence de tels soldats est sujette à caution. Il est inutile de préciser qu’un homme ne pouvait pas suivre un cheval lancé au galop, c’est à dire à environ 60 km/heures. Toutefois, il ne faut pas oublier que l’étrier n’existait pas encore. Les charges au galop ne devaient donc pas exister ; Le cheval ne devait pas être lancé à plus de 20 km/heures. Certains soldats, les plus endurants, pouvaient suivre ces chevaux sur une courte distance. Cependant, cette course haletante devait épuiser le hamippos avant même de rencontrer l’ennemi. De plus, nous ignorons tout de l’équipement des hamippoi. Le port du pilos est ici hypothétique.

2b)Les Prodromoi
Les prodromoi étaient des éclaireurs athéniens crée en 395/4 pour remplacer les archers à cheval, démantelée après la bataille de Haliartos. Les prodromoi occupèrent ainsi les mêmes fonctions que leurs prédécesseurs, servant d’éclaireurs et d’estafettes. Dexileos, tombé à Némée en 394 semble avoir été un prodromos. En effet, sa tombe porte l’inscription : « l’un parmi les cinq ». Ceci indiquerait que chaque phylai de cavaleries choisirent cinq de leur meilleurs homme pour servir en tant que prodromos. Le prodromos porte un casque béotien ayant progressivement remplacé la petase.
Contre les prodomoi, les hoplites employèrent une stratégie très répandue. S’allongeant, ils dégainèrent leur épée, attendant que la cavalier s´apprete à brandir sa r saigner le cheval.

2c) Les Cavaliers
Seules les classes les plus aisées (A Athènes, depuis Solon, les Hippeis et les pentéconsomédimnes ) pouvaient acheter un cheval. Plusieurs familles aristocrates vouaient une réelle passion aux chevaux, véritables objets de luxe aux coûts élevés. On peut penser aux nuées d’Aristophane où Strepsiades, pourtant zeugite ou thete est ruiné par la passion équestre de son fils, Pheidippides. Ainsi, la cavalerie constituera un corps élitiste composé de seulement quelques privilégiés. Athènes devra par exemple attendre son âge d’or et son enrichissement pour détenir un véritable corps de cavaliers. Seules quelques Polis détenaient un véritable détachement de cavalerie avant le Vème siècle, dont Corinthe. La encore, le développement du corps équestre est sans doute lié à la prospérité de Corinthe durant l’époque archaïque. Mais la prospérité d’une ville n’est pas le seul critère de développement de la cavalerie. En effet, les thessaliens étaient réputé pour être d’excellents cavaliers. La Thessalie est composée de grande plaine, chose unique dans une région montagneuse comme la Grèce. Les conditions géographiques de la Thessalie étaient ainsi propice à l’élevage des chevaux. La panoplie des cavaliers thessaliens est adaptée au climat de leur région ; très chaud en été, très froid en hiver. Les cavaliers thessaliens portent un large chapeau protégeant du soleil et de la poussière, la petase. Les cavaliers tiennent la kamax, la lance des cavaliers grecs. Cette grande lance est très pratique contre l’infanterie puisqu’elle est étudiée pour empaler le corps de l’adversaire. L’emploi de l’arme est simple : il suffit de l’orienter vers le bas et de donner un coup rapide sur la cible. Parfois, le cavalier est muni de plusieurs kamax. Le soldat qui va bientôt tester l’efficacité de l’arme est un hoplite béotien portant un casque éponyme. Ce dernier, à calotte hémisphérique, sera bientôt porté par la majorité des cavaliers grecs pour sa protection plus efficace que la petase tout en permettant de conserver une vision optimale.

Ainsi, l’hoplite n’est pas la seule force militaire grecque. Les nécessités de la guerre et les nouvelles stratégies, loin des critères agonistiques théoriques, ont contribués à la création de nouveaux corps d’armée et le recrutement de mercenaire aguerris. A chaque force nouvelle, il convient d’employer une parade. L’ekdromos a pour mission principale de traquer les peltastes et les javeliniers constituent la réponse la mieux adaptée aux attaques de cavaliers. De plus, on observe que pour les grecs, la meilleure manière de gagner une guerre en surprenant l’adversaire et de jouer sur la rapidité d’action. Jusqu’à la bataille de Mantinée en 362, l ‘équipement s’allège. En guise de conclusion, il convient de récapituler l’ensemble des forces de guérilla et les techniques employées par ces dernières :

.Le peltaste joue sur la rapidité d’action et la connaissance du terrain. Ces deux atouts lui permettent de fondre sur l’ennemi avant de se morfondre dans la nature. Son équipement est adapté aux conditions climatiques de la Thrace, lui permettant d’endurer les rigueurs climatiques de sa région.
.L’ekdromos doit être aussi rapide, si ce n’est d’avantage, que le peltaste afin de le traquer et de le tuer par tous les moyens possibles, y compris en l’attaquant de dos.
.L’archer est la plupart du temps un mercenaire. Il s’agit d’une force polyvalente employée aussi bien pour les batailles rangées que pour les embuscades.
.Le psilète, en raison de son équipement et de sa faible valeur guerrière n’est efficace que si il est employée intelligemment. Son meilleur usage est celui de lanceurs de pierres (de différents formats…) sur les forces ennemis. Le Psilète peut devenir redoutable si il attaque l’adversaire en prenant position sur une hauteur, notamment celle d’un défilé
.L’hamippos, si il a existé, encadre le cavalier et doit lui venir en aide en cas de difficulté.
.Le cavalier peut être employé lors de batailles rangées mais aussi pour prendre à revers l’ennemi, jouer le rôle d’éclaireur ou d’estafette. Pour occire l’adversaire, le cavalier brandit sa lance vers le bas qu’il rabat subitement sur le corps du soldat adverse.
.L’hoplite peut aussi jouer un rôle dans cette guérilla. D’abord parce que son équipement s’allégera durant le Vème siècle, jusqu’à se confondre avec celui de l’ekdromos, traduisant un nouvel emploi de l’hoplite qui doit être de plus en plus rapide, de plus en plus mouvant. Puis, parce que l’hoplite peut aussi employer des méthodes déloyales pour gagner le plus rapidement possible.

Skanderbeg
Skanderbeg
Niveau 6
14 mars 2007 à 23:25:55

III ) LES GUERILLAS

1) Le problème du Vème siècle : la prise de Cités

La guérilla est nécessaire pour préserver l’économie de la Polis. En effet, les hoplites sont pour la plupart des cultivateurs qui doivent rentrer chez eux à la bonne époque pour s’occuper de leurs champs. La guerre doit donc être rapide. Quand une Polis tente d’annexer une cité, les sièges peuvent s’éterniser. Comment raccourcir les sièges pour que l’hoplite revienne rapidement cultiver ses terres ? Deux méthodes sont adoptés : La Poliorcétique et la stratégie de dévastation.

Au Vème siècle, les villes sont pratiquement imprenables. Non parce que le système défensif frôle la perfection, mais parce que les machines de sièges sont encore rudimentaires . Les Grecs n’emploient que des béliers et des échelles et parfois des tortues .

.La tortue . Encore peu répandue au Vème siècle, la tortue (testudo) est un abris en bois mobile, monté sur huit roues. Sa toiture en planches était garnie de peaux fraîches qui la protégeaient des projectiles incendiaires. Abrités par la tortue, les soldats approchaient des remparts, comblaient les fossés ou défonçaient la porte de la forteresse avec un bélier. La tortue se développera durant le IVème siècle. Au Vème siècle, elle sert surtout à protéger les béliers qui sont , la plupart du temps, à découverts .

.Le Bélier. L’illustration représente une tête de bélier en bronze, trouvée à Olympie et datant de la fin du Vème siècle. Les denticules du bélier sont censés attaquer le mortier entre les briques. Les béliers pouvaient servir à défoncer les portes mais aussi à faire tomber une partie de la muraille . La tête de bélier varie en fonction de son emploi. (Deutsches Archäologisches Institut, Athènes ; neg. go. Olympia 28.000)

.Cette illustration du Xème siècle de notre ère met en évidence une machine de siège pyrotechnique rudimentaire. Thucydide mentionne une machine comprenant un tuyau de fer lié à un chaudron et employé pour détruire les remparts de bois de Délium en 424. Cet arme semble avoir joué un rôle psychologique : les défenseurs de Torone furent prit d’effroi en voyant l’apparence de la machine. A part ces deux exemples, cette machine n’est pas mentionnée. Son emploi ne devait pas être courant.

2)La Stratégie de dévastation

Au vue de l’équipement de siège du Vème siècle, il y avait peu de chance de prendre une cité en l’attaquant directement. Beaucoup d’armées résolurent d’ investir la cité. Le but du siège étant d’affamer les assiégés. Cette technique est problématique : elle éloigne le guerrier de sa polis pendant des mois, voir des années, l’empêchant de cultiver sa terre. L’hoplite doit donc écourter le siège et trouver une source d’alimentation locale. Ces deux motivations vont le pousser à employer la stratégie de dévastation.
La stratégie de la dévastation consiste à attaquer avant la récolte des céréales et s’en prendre aux champs, aux oliviers et aux arbres fruitiers de la polis ennemie, soit en brûlant ces derniers, soit en les volant (on règle ainsi le problème de l’approvisionnement). Parfois les soldats enlèvent les tuiles, les portes et les poutres des maisons de la campagne pour les rendre hors d’usage. Les arbres peuvent aussi être déracinés. Le but est de dévaster la campagne pour forcer les habitants d’une polis à traiter avec l’ennemi. Si l’ennemi tente une sortie, elle se règle en bataille d’hoplites rangée dans une plaine environnante . Si il se réfugie derrière ses murs, il faut les forcer à sortir au plus vite. Si tel est le cas, les soldats peuvent attaquer en un seul point de la cité afin d’infliger de lourdes pertes disproportionnées en un endroit et provoquer une dissension interne parmi les défenseurs, mettant en péril la sécurité de la ville. Hérodote mentionne cette fameuse stratégie de dévastation :
« Pendant ces incursions sur le territoire de Milet, il [ Alyatte, Roi de Lydie ] ne faisait ni détruire ni incendier les fermes des paysans, ni forcer leurs portes et il les laissait intactes ; seules les arbres et les récoltes étaient saccagés, après quoi il se retirait. En effet, comme les Milésiens étaient maîtres de la mer, assiéger leur ville ne servait à rien. Pour les habitations, le Lydien ne les faisait pas abattre afin d’en laisser usage aux Milésiens pour les semailles et les travaux des champs et pouvoir lui même piller par la suite le fruit de leur peine. » (Hérodote, I,16)
Devant l’échec de la stratégie de dévastation, les armes de siège vont évoluer au IVème siècle, donnant naissance à une véritable art de la poliorcétique. Au Vème siècle, ni les armes de siège, ni la stratégie de dévastation ne sont efficaces pour prendre une cité. Conscient de ces lacunes, les hommes du Vème siècle n’ont pourtant pas d’autres alternatives pour tenter de conquérir une ville.Les civils capturés peuvent être revendu comme esclave. Les personnes trop jeunes ou trop vieilles, inaptes au travail et donc invendables, étaient tués et parfois emmenés en captivité. On se souviendra en effet de l’Illiopersis, quand on se servit du fils d’Hector, Astyanax, comme d’une massue pour tuer le vieux roi Priam. Laisser un enfant en vie, c’est sans doute lui permettre de se venger plus tard. De plus, plusieurs polis grecques avaient l’habitude de sélectionner dès la naissance certains enfants et d’abandonner ceux jugés inaptes. On pense évidemment à Sparte mais aussi à Athènes où le père pouvait choisir d’abandonner son enfant à la naissance. L’enfant n’était pas encore vu comme un être humain, n’étant pas encore doté de la parole. La mort d’un enfant , au sens latin du mot, n’était donc pas aussi dramatique que celle d’un homme doué de la parole, propre à l’Etre Humain.

3) Des guuerres de plus en plus informelles

.La Guérilla des Animaux

Cette Amphore du Vème siècle, trouvée à Vulci, témoigne d’une stratégie surprenante : le lancer de nids de guêpes sur l’ennemi. Dès le IVème siècle et l’invention de la catapulte, ces nids de guêpes seront projetés sur l’adversaire. Avant le IVème siècle, certaines armées devaient tendre des embuscades bombardant d’une hauteur ou du haut d’un arbre l’ennemi de nids de guêpes. Il n’était pas rare que des armées employaient des insectes à des fins militaires. Enée le Tacticien détaille la façon de faire bon usage des insectes dans les tunnels creusés par les assaillants. Nid de guêpes ou de frelons, sacs de serpents venimeux catapultés sur des navires ou des troupes, bombes aux scorpions… Tous les animaux nuisibles peuvent être employés.

.364 : La 104ème Olympiade
En guise de conclusion, étudions un exemple révélateur de cette guerre informelle. La 104ème Olympiade est le meilleur exemple d’un affrontement non-agonistique car prenant lieu dans une enceinte sacrée en pleines Olympiade.
Les Arcadiens ont, dès 370 fondées une puissante ligue . La ligue arcadienne s’est allié avec les gens de Pise, petite polis disputant à Elis le privilège d’héberger les jeux olympiques. Les arcadiens marchent contre Olympie et célébrèrent les jeux pendant que les troupes de la ligue achéenne vinrent en aide aux Eliens. Finalement, les Arcadiens se battirent contre les Eliens à l’intérieur du stade d’Olympie et à la vue des spectateurs venant assister aux jeux. Le public et les athlètes se passionnèrent pour la scène, acclamant la valeur des guerriers bataillant sous leurs yeux. Le combat se poursuivit près de l’autel du temple de Zeus. Les Arcadiens étaient montés sur le toit et se mirent à lancer des tuiles sur les défenseurs de l’Elide. Ceux ci se retirèrent. Le jour suivant, les Eléens tentèrent de reprendre le stade, mais ils constatèrent que les Arcadiens avaient démonté les tentes des marchands autour de l’enceinte sacrée et s’en étaient servi pour élever une barricade. Comprenant qu’ils ne pouvaient vaincre, les Eléens quittèrent Olympie en déclarant les jeux « non-olympiques ».

Skanderbeg
Skanderbeg
Niveau 6
14 mars 2007 à 23:27:37

bon, si tu veux des images, laisse moi ton mail, j´ai plein de dessins (scientifiques) de hoplites et d´autres troupes sur mon ordi :ok:

Dant-tm
Dant-tm
Niveau 3
15 mars 2007 à 15:43:34

Merci a tous ca maide beaucoup :d
skanderbeg: medic_to_baf@hotmail.com

EzE_Lysandre
EzE_Lysandre
Niveau 10
15 mars 2007 à 16:02:08

Wahou un petit régal à lire, merci bien pour cet aperçu de la guerre dans le Grèce antique, j´ai particulièrement apprécié la dernière partie sur la poliorcétique et en plus Lysandre est cité :cool:

Dant-tm
Dant-tm
Niveau 3
15 mars 2007 à 18:58:08

vous n´orez pas une image de Lysandre avec son armure pres a partire a la guerre?

Skanderbeg
Skanderbeg
Niveau 6
15 mars 2007 à 19:54:38

Bonjour

Dant : j´ai essayé de t´envoyer un mail mais ca n´a pas marché. Je me suis donc permis de te rajouter dans mes contacts.

Skanderbeg
Skanderbeg
Niveau 6
15 mars 2007 à 23:28:29

Bon, voilà les premières images !

Tout d´abord, les casques.

Ici, différents types de casque employés en Grèce à diverses époques. (Le Kegelhelm par exemple était surtout porté durant le début de l´Age du Fer) La liste n´est pas exhaustive.

http://img357.imageshack.us/my.php?image=casquesjc0.jpg

Ensuite, l´évolution du casque corinthien :

http://img340.imageshack.us/my.php?image=lvolutionducasquecorintlo9.jpg

Ces deux compilations, ainsi que les photo du Louvre sont de moi. Les autres viennent du site www.armae.com et de Osprey (dites moi si vous voulez les références de certains Osprey pour les commander sur leur site )

Skanderbeg
Skanderbeg
Niveau 6
15 mars 2007 à 23:29:51

P.S : je compte sur vous pour compléter la liste des casques :ok:

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