Quand éclate la guerre d´indépendance le general Gálvez est envoyé en Floride par le vice-Roi de Nouvelle-Espagne, Martín de Mayorga, à la tête d´une expédition de troupes coloniales afin de prêter main forte aux colons anglais dans leur rébelion contre leur mère patrie. L´Espagne voyait ainsi l´espoir de reprendre les territoires que leur avaient enlevé les anglais et en particulier la Floride.
Il mène de main de maître la campagne militaire et défait les troupes colonniales britaniques à Manchac, Baton Rouge et Natchez en 1779. La bataille de Baton Rouge le 21 septembre 1779 libère la basse vallée du Mississipi et atténue les menaces sur La Nouvelle Orléans, capitale de la Louisiane. En 1780 il reprend Mobile aux anglais.
Sa plus importante victoire sur les britanniques eut lieu le 9 mai 1781, il attaque alors par terre et par mer Pensacola la capitale anglaise de West Florida (actuelle partie ouest de la Floride sur le Golfe du Mexique). La perte de Mobile et de Pensacola laisse les britaniques sans base sur le Golfe du Mexique, si l´on excepte la Jamaïque. En 1782, il prend la base navale anglaise de New Providence aux Bahamas.
Il sera couvert d´honneurs par l´Espagne pour ses victoires militaires sur les britaniques et sera promu lieutenant général et Maréchal de camp, gouverneur et capitaine général de Louisiane et Floride, commandant du corps expéditionnaire espagnole en Amérique ainsi que les titres de vicomte de Gálveztown et comte de Gálvez.
La guerre d´indépendance américaine s´achève alors qu´il préparait une campagne pour prendre la Jamaïque.
Du point de vue américain, la campagne de Galvez, est importante, car elle empêche les britaniques d´encercler les rebelles américains par le sud et laisse ouvert un corridor vital d´approvisionnement. Galvez fournit aussi des soldats et du matériel aux révolutionnaires.
Gálvez, qui admirait les révolutionnaires américains, fut de ceux qui écrirent le brouillon du Traité de Paris (1783) qui marque la fin de la guerre. Par ce traité l´Espagne reprend également la Floride aux anglais. Le Congrès des États-Unis d´Amérique citera Gálvez pour son aide durant la Révolution. Les américains ont baptisé en son honneur la ville de Galveston (Texas) et la Paroisse de St Bernard (Louisiane), les paroisses de Louisiane d´Est Feliciana et d´Ouest Feliciana rappellent le nom de son épouse: Marie Felice de Saint-Maxent Estrehan.