Pas d´accord. C´est une vision bien trop simpliste de considérer le résultat d´une bataille (victoire? défaite?) en voyant le nombre de mort. Pour deux raisons:
-D´abord il faut différencier "victoire politique" et "victoire "militaire". Un pays qui arrive à contraindre un autre de se plier à ses conditions par la force est victorieux. (exemple, le nord-vietnam domine à présent la totalité du vietnam. Les français ne sont plus en Indochine.)
-Ensuite, même en envisageant uniquement l´aspect militaire. L´objectif est d´arreter la progression de l´ennemie, de le faire se replier ou de détruire son armée... (ou au niveau du champ de bataille: controler un pont, une voie de communication, un aérodrome...)
Seul un (ou plusieurs) objectifs rempli (indépendamment du nombre de mort, même si bien sur on cherchera à le minimiser) donne une victoire. Par exemple, à Stalingrad, les pertes soviétiques ont été supérieures aux pertes allemandes. Pourtant ils ont gagné la bataille. (ils ont neutralisé une importante force ennemie)
Même en ayant eu beaucoup plus de mort, la destruction de cette armée d´expérience (dont j´oublie le nom, mais elle était dirigé par Paulus) a surement été déterminante pour la suite.
Il y a d´autres exemples de bataille ou le camp ayant eu le plus de mort a remporté (militairement parlant) la victoire.
Bien sur, ça dépend souvent du nombre de soldats dont on dispose, de la capacité de les renouveller avec la population qu´on a.
D´ailleurs je trouve pas que les anglais se soit si bien défendu que ça. Vu la différence technologique avec les zoulous, ils auraient dû en tuer 3 ou 4 fois plus? Parce que la différence de nombre est pas si énorme finalement. (sauf si on compte les blessés à la limite)
Les français ont fait bien mieux à Camerone ou ils ont tués 250 ennemis pour 31 morts. Surtout que ça a rempli un objectif important, en permettant à un convoi français de passer sans encombre. J´ignore les pertes de Fort Alamo, mais là aussi ça a eu une utilité stratégique il me semble.