Voici un sujet qui me semble particulièrement important dans l´Histoire de la France des temps modernes : le rapport de la monarchie aux parlements.
Les relations entre ces deux institutions furent souvent très problématiques, généralement très fluctuantes, passant de l´état d´accommodement à celui de crise ouverte.
Le XVIIIème siècle surtout fut particulièrement marqué par les crises parlementaires qui fleurirent après le rétablissement du droit de remontrance par le Régent Philippe d´Orléans, alors qu´il avait été supprimé par Louis XIV.
Trois crises en particulier ébranlèrent le royaume de France dans la deuxième moitié du règne de Louis XV : la crise des refus de sacrements entre 1749 et 1756 - ou comment une crise religieuse s´est changée en véritable crise politico-judiciaire - l´expulsion des jésuites en 1762 - ou comment un ordre aussi puissant que celui des jésuites a pu disparaître de France en moins d´un an - et enfin l´affaire de Bretagne de 1764 à 1770 - ou comment des litiges fiscaux et des inimitiés personnelles se sont transformés en véritable affaire d´Etat -.
Ces trois crises sont tout bâties à peu près sur le même schéma : les parlementaires prennent au goût de la monarchie trop de liberté, la monarchie tente d´y remédier en suspendant les procédures, voire en exilant les parlementaires, ceux-ci refusent d´enregistrer les lettres patentes, démissionnent collectivement, etc... Finalement, ce sont toujours les parlementaires qui l´emportent et la monarchie est la plupart du temps obligée d´entériner leurs décisions malgré elle (c´est le cas de l´expulsion des jésuites). Cependant, à la fin du règne de Louis XV, le chancelier Maupeou tenta de faire cesser une bonne fois pour toutes la résistance des parlementaires, mais ses réformes furent trop limitées et trop tardives pour avoir des effets, et cette politique fut abandonnée dès le début du règne de Louis XVI.
Que pensez-vous de cette situation délicate qu´a longtemps connu le royaume de France ? Les parlements ont-ils eu raison de limiter ainsi le pouvoir de la monarchie et de s´élever en représentant et défenseur de la population face à la monarchie ? La monarchie aurait-elle dû faire preuve de plus d´autorité face aux initiatives des parlements ? Quelle a été son influence sur le cours des événements jusqu´à la Révolution ?
Voilà, si ça vous inspire...
J´espère juste que ce sujet tombera demain au partiel, c´est à peu près le seul domaine du cours que je maîtrise. 