CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

guerre de coree

Commanchedu95
Commanchedu95
Niveau 7
20 avril 2006 à 17:41:23

La partition de la péninsule
À la Conférence de Yalta, Staline avait promis à Roosevelt que l’URSS entrerait en guerre contre le Japon trois mois après la capitulation de l’Allemagne ; en même temps, les Alliés avaient convenu qu’en Corée les forces japonaises stationnées au nord du 38e parallèle se rendraient aux Soviétiques, et celles qui occupaient le Sud aux Américains.

Les Soviétiques intervinrent dans le Nord quelques jours après la déclaration de guerre au Japon, le 9 août 1945. Pour leur part, les Américains débarquèrent le 8 septembre 1945, le surlendemain de la proclamation à Séoul d´une éphémère République démocratique par les partis de gauche à majorité communiste qui avaient été actifs dans la résistance à l´occupation japonaise. [1]

Cependant, ni les États-Unis, ni les Soviétiques, ni a fortiori les Coréens eux-mêmes ne considéraient comme définitive la partition de facto de la péninsule coréenne qui découlait de la double présence américaine et soviétique : en effet, une commission mixte américano-soviétique se mit en place dès janvier 1946, mais ses travaux n´aboutirent pas en raison de la tension croissante entre les deux Grands.

En septembre 1947, les Américains portèrent la question coréenne devant les Nations unies. L’Assemblée générale désigna une commission chargée d’organiser et de superviser des élections libres en tant que préliminaires à la formation d’un gouvernement national. Toutefois, les Soviétiques, qui considéraient les Nations unies comme une organisation liée aux Etats-Unis (avant la décolonisation, la plupart de ses membres appartenaient au bloc occidental), refusèrent d’admettre la commission dans leur zone d’occupation.

Les partis de gauche de tout le pays, ainsi que des organisations nationalistes antiaméricaines, se réunirent à Pyongyang en avril 1948 et décidèrent le boycott des élections. Celles-ci ne furent organisées que dans la zone occupée par les Etats-Unis, sous la surveillance de l´ONU ; elles portèrent au pouvoir le vieux leader nationaliste et anticommuniste Syngman Rhee, qui avait été le chef du gouvernement coréen en exil constitué en 1919. Le 19 juillet 1948, la République de Corée fut proclamée à Séoul.

En réaction, dans la zone d’occupation soviétique, des élections non surveillées par l´ONU furent organisées ; elles donnèrent la majorité aux partis de gauche dominés par les communistes. En même temps, des élections clandestines se déroulèrent dans le Sud : les délégués ainsi élus vinrent siéger à Pyongyang, où l´Assemblée populaire suprême proclama la République populaire démocratique de Corée. Tout comme la République de Corée, celle-ci prétendait représenter l´ensemble de la péninsule. L´homme fort du nouveau régime nord-coréen était Kim Il-sung, secrétaire général du Parti du travail de Corée et ancien résistant à l´occupation japonaise. D’après CNN, [2] Kim Il-sung était devenu en 1932 le leader d’un petit groupe de partisans coréens et dirigea plusieurs raids contre les avant-postes japonais en Corée à partir de la Mandchourie où, enfant, il s’était réfugié avec ses parents. En 1941, il quitta la Mandchourie, reçut un entraînement militaire en Union soviétique et retourna en 1945 dans son pays en tant que major de l’Armée rouge.

Syngman Rhee et le Kim Il-sung désiraient tous deux réunifier la péninsule, mais chacun selon sa propre idéologie politique.

Équipés en chars et en armes lourdes d´origine soviétique, les Nord-Coréens étaient davantage en mesure de prendre l´initiative, tandis que l’armée sud-coréenne, en raison d’un soutien américain plus limité après le retrait des troupes d´occupation (décembre 1948 et juin 1949), était en état d’infériorité, matérielle (aucun char et pas d´avion de combat moderne) mais surtout numérique.

[modifier]
La question des origines de la guerre
Il ressort des documents d´archives soviétiques que l’invasion de la Corée du Sud fut décidée par Kim Il-sung au plus tard début septembre 1949. [3] Staline considérait toutefois que pour le moment une telle initiative n’était opportune ni militairement, ni politiquement, ni économiquement. Il s´inquiéta notamment de l´impréparation de l’armée nord-coréenne ainsi que d´une possible intervention américaine et interdit en conséquence une entreprise dont le plein succès n’était pas assuré. En effet, par un télégramme daté du 24 septembre 1949, le Politburo chargea l’ambassadeur soviétique à Pyongyang, le camarade Shtykov, d’informer Kim Il-sung qu’aux yeux des dirigeants soviétiques l’« Armée populaire coréenne (…) n’était pas prête pour une attaque », que celle-ci entraînerait « des difficultés politiques et économiques significatives pour la Corée du Nord » et que par conséquent une telle attaque n’était pas « permise (sic). » [4]

Par la suite, les Nord-Coréens renforcèrent leur armée et la transformèrent en un formidable instrument offensif sur le modèle des forces blindées de l´Armée rouge soviétique. Ainsi, en 1950, la Corée du Nord avait désormais un avantage certain dans toutes les catégories d´armement. Entre temps, l’attitude de Staline avait évolué : lors d’une nouvelle visite de Kim à Moscou, en avril 1950, le maître du Kremlin avalisa les projets annexionnistes de Kim, car il ne jugeait plus qu´une guerre faisait encourir de graves risques à la Corée du Nord, tout en précisant cependant qu’il ne pouvait garantir un soutien officiel de la part de l’Union soviétique.

La République populaire de Chine elle aussi était réticente, car une guerre en Corée déstabiliserait toute la région. Mao Zedong estimait par ailleurs qu´un tel conflit encouragerait les Américains à intervenir en Extrême-Orient et interférerait avec les plans de reconquête de Taiwan, où s’étaient retranchées les forces du Kuomintang de Tchang Kaï-chek. Néanmoins, la Chine n´accepterait pas la présence de troupes ennemies à ses frontières, ce qui laissait présager une intervention chinoise au cas où elle estimait que son territoire était menacé. [5]

Le 12 janvier 1950, le nouveau secrétaire d´État américain, Dean Acheson, déclara au Club national de la presse que le périmètre de défense américain dans le Pacifique comprenait les îles Aléoutiennes, les îles Ryūkyū, le Japon et les Philippines : l´omission explicite de la Corée pouvait laisser sous-entendre que, en cas de guerre, les Américains n’interviendraient pas. Cependant, si telle avait été à un moment la position de Washington, le gouvernement américain y renonça dès avril 1950. [6] Par conséquent, le containment restant le principe de la politique américaine, Washington considérait la Corée du Sud comme un bastion servant à endiguer la progression communiste en Asie, plus particulièrement après la victoire des communistes chinois en 1949.

Pendant la guerre, le général MacArthur proclama même qu´« en occupant toute la Corée, nous pourrions pulvériser l’unique route de ravitaillement reliant la Sibérie soviétique aux régions méridionales ... et dominer toutes les régions entre Vladivostok et Singapour. Rien ne nous empêchera alors d’atteindre le pouvoir. » [7] Il faut préciser toutefois que les nombreuses déclarations du bouillant général ne reflétaient nullement la position de Washington. W. Manchester parle dans ce contexte d´une « incontinence verbale » de MacArthur et cite Truman : « N´importe quel sous-lieutenant (...) pense que ses supérieurs sont idiots s´ils ne voient pas les choses comme lui. Mais le général MacArthur - et il aurait raison - enverrait en conseil de guerre un sous-lieutenant qui donnerait des interviews à la presse pour exprimer son désaccord avec ses supérieurs. » [8]

Bernard Droz affirmait en 1992 que la responsabilité américaine et sud-coréenne apparaissait peu crédible, vu l’état d’impréparation de l’armée sud-coréenne et la présence sur place de quelques centaines seulement de conseillers américains [9] et, depuis l´ouverture des archives soviétiques, la majorité des historiens occidentaux tient pour acquis que l´offensive du 25 juin 1950 fut préparée de longue date par la Corée du Nord. [10] La fiabilité des documents soviétiques a été vivement contestée par les autorités nord-coréennes qui s´interrogent sur les conditions de publication de ces documents un demi-siècle après les faits, dans le contexte post-soviétique où des archives ont été dans certains cas vendus à des chercheurs occidentaux.

Cependant, les autorités nord-coréennes auraient-elles pu réagir autrement, étant donné qu´en 1998 l’image de Kim Il-sung fut fixée pour l’éternité, quand le « Grand Leader » reçut le titre posthume de « Président éternel » ? Or, la fiabilité des documents qui contredisent la biographie officielle du « Président éternel » ne fait pas de doute, car leur provenance a pu être vérifiée de même que leur authenticité : il ne s’agit pas de faux. Peu importe la date de leur publication, dans un contexte post-soviétique : il est évident que ces documents ne purent être consultés qu’après l’ouverture des archives du Kremlin. Peu importe aussi le fait que certains de ces documents aient pu être vendus à des chercheurs occidentaux : s’il s’agissait de faux, les historiens nord-coréens ne manqueraient pas d’en apporter la preuve. Ces documents sont authentiques, quoi qu’en disent les autorités de Pyong Yang. Ajoutons qu´une partie en a été publiée sur le site Internet du Woodrow Wilson International Center for scholars, [11] notamment ceux qui ont trait aux origines du conflit.

D’après les Nord-Coréens, les États-Unis n’auraient pas respecté les termes de l´accord soviéto-américain sur le retrait des troupes de la péninsule et ils auraient multiplié les provocations et les attaques, certaines d’envergure, afin de déstabiliser la Corée du Nord. Ainsi, le Musée de la Guerre à Pyongyang expose des documents d´archives faisant état de projets d´invasion de la République populaire démocratique de Corée.

Pour leur part, la majorité des historiens sud-coréens, à l´instar en France d´intellectuels de gauche, relevèrent dès les années 1950 la multiplication des incidents de frontière le long du 38e parallèle et les déclarations belliqueuses de Syngman Rhee dans la période précédant la guerre, d´où ils conclurent à une responsabilité partagée.

Selon Heo Man-Ho, [12] « les tentatives belliqueuses antérieures à la guerre de Corée avaient déjà fait plus de 100000 morts » avant l´offensive nord-coréenne du 25 juin 1950 [13]. En d´autres termes, selon Heo-Man-Ho, ces incidents de frontières ont été dans certains cas de « véritables batailles rangées » (dont l´initiative venait tant du côté nord-coréen que du côté sud-coréen) qui rendaient de plus en plus probable l´hypothèse d´un conflit ouvert, ouvertement envisagée par l´un et l´autre camp. « Il est donc difficile de savoir qui est l´envahisseur et l´initiateur de la guerre. Les seuls critères qui peuvent aider à dégrossir cette question se trouvent dans les préparatifs militaires mis en place par les dirigeants des deux Corées », mais « la guerre de Corée a été préparée plus sérieusement par les dirigeants nord-coréens » [14]

S´agissant des préparatifs sud-coréens, l´envoyé spécial de Truman en Corée du Sud, Philip C. Jessup, souligne, dans un mémorandum à son gouvernement daté du 14 janvier 1950 suite à un entretien avec le président sud-coréen Syngman Rhee, que « l´impression générale » donnée par le chef d´Etat sud-coréen était « qu´il ne s´était pas opposé lorsque des forces sud-coréennes, en bordure du 38ème parallèle, avaient pris des initiatives de temps en temps » [15], tandis qu´il estimait la ligne de défense stratégique sud-coréenne supérieure à celle nord-coréenne. Plus concrètement, M. Muccio, ambassadeur américain à Séoul, fait état que, lors d´une réception au palais présidentiel sud-coréen, un officier lui « raconta avec plaisir que ses hommes avaient conquis Haeju », ville située plusieurs dizaines de kilomètres au-dessus du 38ème parallèle. [16].

En tout état de cause, Kim Il-sung se donna les moyens d’une offensive en renforçant son armée après 1948 et, en juin 1950, après avoir reçu l’aval de Staline et probablement de Mao Zedong, il prit l’initiative du conflit, profitant d’une situation qu’il jugeait favorable - infériorité matérielle et numérique de l´armée sud-coréenne, présence sur le terrain de quelques centaines seulement de conseillers américains, renonciation apparente des États-Unis à la doctrine Truman en ce qui concerne la péninsule coréenne -, et cela dans un contexte de répression des mouvements de gauche qui avaient dominé politiquement en Corée du Sud à la capitulation japonaise. D’un autre côté, la guerre aurait peut-être pu être évitée si, aux yeux de Staline et de Truman, prisonniers l’un et l’autre des principes de la Guerre froide, elle n’était pas apparue comme quasi inéluctable.

Commanchedu95
Commanchedu95
Niveau 7
20 avril 2006 à 17:43:04

Déroulement de la guerre

Guerre de Corée
Date 1950–1953
Lieu Péninsule coréenne
Résultat Maintien de la partition de la Corée
Combattants
Nations unies :

Corée du Sud,
États-Unis,
Australie,
Canada,
Nouvelle-Zélande,
Royaume-Uni,
Turquie,
Pays-Bas,
Luxembourg,
Colombie,
Belgique,
Éthiopie,
France,
Grèce,
Philippines,
Afrique du Sud,
Thaïlande
autres alliés
Nations communistes

Corée du Nord,
Armée des volontaire chinois,
URSS

Forces
Note : les chiffres varient selon les sources ; celles ici présentées sont américaines.

Nations Unies :
Corée du Sud 590 911
États-Unis 302 483
Australie 2 282
Canada 6 146
Nouvelle-Zélande 1 389
Royaume-Uni 14 198
Turquie 5 455
Pays-Bas 819
Luxembourg 44
Colombie 1 068
Belgique 900
Éthiopie 1 271
France 1 119
Grèce 1 263
Philippines 7000
Afrique du Sud 826
Thaïlande 1 294
Total: 932 964
Corée du Nord 260 000
Chine 2 300 000
Total: 2 560 000

Pertes (mort, blessé, disparu)
995 601 alliés 1 500 000 chinois et nord-coréens
Civils disparus ou séparés
Plus de 7 millions
La date du 25 juin 1950, qui marque le franchissement du 38e parallèle par l´armée nord-coréenne, est généralement considérée par les historiens occidentaux comme le début de la guerre de Corée. Pour sa part, la Corée du Nord retient une date antérieure de quelques jours, en alléguant qu´elle n´aurait fait que riposter à une importante incursion sud-coréenne sur son territoire, incursion livrée avec le soutien de conseillers américains.

[modifier]
L´assaut nord-coréen

Franchissement de la frontière au niveau du 38e parallèle nordDans les heures précédant l´aube du 25 juin 1950, sous la protection d´un formidable barrage d´artillerie, 135 000 Nord-Coréens, franchirent la frontière entre les deux Corées. Le gouvernement nord-coréen annnonça que des troupes commandées par le « traître et bandit » Syngman Rhee avaient traversé le 38e parallèle, et que par conséquent le Nord avait été obligé de riposter « à une grave provocation des fantoches de Washington », selon L´Humanité du lendemain. De son côté, Jean-Paul Sartre, compagnon de route du PCF, affirma que « c’était la Corée du Sud qui avait attaqué la Corée du Nord à l´instigation des Etats-Unis. » [17] Conseillée et équipée par les Soviétiques, qui ne s´engageront toutefois jamais ouvertement, l´armée nord-coréenne mit en ligne 7 divisions, 150 T-34, 1700 pièces d´artillerie, 200 avions de combat et d´importantes réserves. L´attaque nordiste fut dévastatrice. Au moins les deux tiers de la petite armée sud-coréenne (à peine 38 000 hommes répartis sur 4 divisions d´infanterie) étaient alors en permission, laissant le pays largement désarmé. Les Nordistes attaquèrent en plusieurs endroits stratégiques, parmi lesquels Kaesong, Chunchon, Uijongbu, et Ongjin. En quelques jours, les forces sudistes, surclassées en nombre et en puissance de feu, furent mises en déroute et durent battre en retraite. Tandis que l´attaque au sol progressait, l´armée de l´air nordiste bombarda l´aéroport de Kimpo à Séoul. Séoul fut capturé dans l´après-midi du 28 juin. Les Nord-Coréens n´avaient toutefois pas réussi à atteindre leur objectif principal, à savoir la reddition rapide du gouvernement de Rhee et la désintégration de son armée.

L´invasion de la Corée du Sud (République de Corée, RdC, ROK en anglais) semble avoir été une surprise complète pour les États-Unis et leurs alliés ; quelques jours avant l´offensive nord-coréenne, le 20 juin, Dean Acheson, le nouveau Sécrétaire du Département d´État, avait déclaré officiellement au Congrès qu´une guerre était improbable. Truman lui-même fut contacté quelques heures après le déclenchement de l´offensive ; il crut qu´il s´agissait du début de la troisième guerre mondiale.. En tout état de cause, une partie de l´état-major américain aurait accueilli avec enthousiasme l´annonce, espérant pouvoir ainsi « endiguer » (statégie du containment) la progression des communistes en Extrême-Orient. « Les Coréens nous sauvent », aurait déclaré le secrétaire d’Etat Acheson quand il reçut le 25 juin la nouvelle du déclenchement des hostilités. [18]

Les généraux américains Courtney Whitney, Douglas MacArthur et Edward Almond en CoréeMalgré la démobilisation partielle des forces américaines et alliées après la défaite du Japon, ce qui causa de sérieux problèmes logistiques aux troupes américaines dans la région - hormis les Marines, les divisions d´infanterie envoyées en Corée ne comptaient que 40% de leurs effectifs et la majeure partie de leur équipement était inutilisable -, les États-Unis avaient encore des forces importantes au Japon, sous le commandement du général Douglas MacArthur. A part les unités du Commonwealth en Corée, aucune autre nation ne pouvait fournir des renforts importants. Le président Harry S. Truman, à la nouvelle de l´invasion, ordonna à Mac Arthur de transférer des munitions au profit de l´armée sud-coréenne (en anglais ROK Army, ROKA ) et de fournir une protection aérienne afin de permettre l´évacuation des citoyens américains. Toutefois, Truman était en désaccord avec ses conseillers, qui voulaient lancer des raids aériens contre la Corée du Nord. Il autorisa cependant la Septième Flotte à protéger Taiwan, mettant ainsi fin à la politique américaine de désengagement vis-à-vis du gouvernement nationaliste du Kuomintang, confiné à Taiwan - réplique américaine redoutée par Mao avant l´attaque nord-coréenne. Tchang Kaï-chek proposa de participer à la guerre, mais cette demande fut rejetée par les Américains au motif que cela ne ferait qu´encourager une intervention des communistes chinois.

[modifier]
La contre-attaque sud-coréenne et onusienne

Soldats américains en CoréeAu Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis, profitant de l´absence de l´URSS (politique dite du « siège vide », pour dénoncer le refus américain d´admettre la Chine communiste au Conseil), firent adopter le 27 juin 1950 une résolution condamnant l´agression nord-coréenne ; le 7 juillet, une nouvelle résolution leur confia le commandement d´une force onusienne. Seize pays acceptèrent de venir en aide à la Corée du Sud.

En août, les débris de l´armée sud-coréenne ainsi que la 8e armée américaine envoyée en renfort furent acculées au sud-est de la péninsule, dans la poche de Pusan. Grâce à un important appui aérien, elles parvinrent à stabiliser le front le long de la rivière Nakdong. Cependant, malgré de nouveaux renforts, la situation demeurait critique et il semblait bien que les Nordistes fussent sur le point de prendre le contrôle de la péninsule tout entière.

Le 15 septembre 1950, le général américain MacArthur débarqua à Incheon, derrière les lignes ennemies, prenant à revers les troupes nord-coréennes. Celles-ci furent encerclées et se désagrégèrent rapidement après cette manoeuvre tactique audacieuse. Séoul fut repris le 26 septembre. Le 7 octobre, les troupes des Nations unies franchirent à leur tour le 38e parallèle et pénétrèrent en Corée du Nord. Le 20 novembre, elles atteignirent le Yalou qui marque la frontière sino-coréenne.

[modifier]
L´intervention des « volontaires » chinois
La Chine intervient alors de manière non officielle[19], le 25 octobre 1950, certaines unités des forces de l´ONU atteignirent le Yalu où elles entrèrent en contact avec les forces chinoises. Il s´agissait de la IVème armée populaire commandée par le général Lin Piao. Après des combats acharnés contre les forces chinoises, les Américains furent repoussés. Les Chinois se retirèrent et les Américains purent ainsi reprendre leur offensive jusqu´a fin novembre 1950, plus d´un demi-million de soldats chinois de l´armée populaire de libération appuyant l´armée nord-coréenne repassent à l´attaque. Les forces des Nations unies éparpillé et mal équipé contre le froid sont rejetées au-delà du 38e parallèle, Séoul est repris par les Nord-Coréens et leurs alliés chinois.

[modifier]
Retour au statu quo ante
Pour redresser la situation, MacArthur suggérait un bombardement éventuellement nucléaire de la Mandchourie [20]. Il est limogé par Truman, car ce dernier redoutait un affrontement sino-américain dont l´Union Soviétique pourrait tirer profit.

Une note du secrétaire d´Etat américain à la défense, datée du 21 décembre 1951, donne des instructions pour l´utilisation éventuelle d´armes biologiques qui, selon la Chine et la Corée du Nord, auraient été utilisées à grande échelle dès le début de l´année 1952. [21]

Le successeur de MacArthur, le général Ridgway, parvint à reprendre Séoul suite à plusieurs offensives acharnées. Le front se stabilisa alors sur la ligne de démarcation actuelle et des premiers pourparlers de paix furent engagés durant l´été 1951 à Kaesong. Mais il faudra attendre le 27 juillet 1953 pour qu´ils aboutissent définitivement à Panmunjeom, mettant ainsi fin à conflit qui aura duré trois ans et causé au moins un million de morts selon la plupart des historiens occidentaux (plus de deux millions selon les Nord-Coréens). Le cessez-le-feu de Panmunjeom consacra ainsi un retour au statu quo, car au final, la zone démilitarisée entre les deux Corées (coupant le 38e parallèle en diagonale, suivant une bande de 249 km de long sur 4 km de large) fera que les territoires actuels des deux Corées seront sensiblement les mêmes qu´au début du conflit.

[modifier]
La question des responsabilités et des massacres

Massacre de Taejon commis par des soldats nord-coréens en retraiteLa guerre en Corée fut une guerre très meurtrière et fratricide, dans un contexte de tensions entre deux superpuissances, une guerre dont le courant historiographique dominant en Occident, depuis l´ouverture des archives soviétiques, attribue la principale responsabilité à Kim Il-sung (cf. [9]). Trois ans de guerre n’amenèrent quasiment aucun changement territorial et ont laissé l´impression d´un suicide national.

Avant l’ouverture des archives du Kremlin, des historiens avaient pu attribuer la responsabilité de la guerre aux puissances extérieures qui auraient changé une simple opposition idéologique locale (communisme vs capitalisme) en une guerre ouverte. Raymond Aron, pour sa part, parle de l’« accident coréen » de la diplomatie américaine, pour souligner que celle-ci porte une part de « responsabilité politique » [22], le discours de Dean Acheson ayant transmis au Kremlin un message prêtant à une interprétation erronée ; par ailleurs, d’après R. Aron, les Américains, en retirant leurs troupes de Corée du Sud, créèrent un vide que la Corée du Nord était tentée de remplir par une agression « au sens le plus cru du terme ». [23] Ce point de vue reste largement celui des Sud-Coréens, qui préfèrent parler de l´"incident historique du 25 juin" et non de la "guerre de Corée".

Les archives soviétiques reproduites ci-dessous, bien que contestées par les historiens nord-coréens, attestent que la Corée du Nord a envisagé de longue date l´offensive du 25 juin 1950, en concertation avec les Soviétiques. Les historiens sud-coréens soulignent qu´elles ne doivent pas occulter les préparatifs, à ce stade bien moins avancés, de la Corée du Sud, à l´origine des nombreux incidents de frontières ayant causé près de 100.000 morts avant la date du 25 juin 1950. [24]

Des documents d´archives américains, cités par la BBC, attestent qu´un massacre fut commis par les troupes américaines à Nogun-Ri, en juillet 1950. [25] Les Sud-Coréens et les Américains, pour leur part, portent des accusations similaires à l´encontre de la Corée du Nord. [26]

Si tout conflit donne lieu à des atteintes graves aux droits des personnes, dans chaque camp, l´enjeu de la guerre de Corée sur la légitimité de chacun des deux gouvernements coréens et la difficulté pratique à mener un travail de recherche historique qui confronterait les sources directes, tant au Nord et au Sud, doit conduire à une certaine prudence dans les prises de position.

Commanchedu95
Commanchedu95
Niveau 7
20 avril 2006 à 17:43:38

Annexe : Télégramme de Shtykov à Vyshinsky, le 3 septembre 1949
Traduction française

Source: AVP RF, Fond 059a, Opis 5a, Delo 4, papka 11, listy 136-138

Le 3 septembre, le secrétaire personnel de Kim Il Sung, Sung Il, vint me voir et, commissionné par Kim Il Sung, il signalait qu’ils avaient reçu des informations fiables que dans un proche avenir les Sudistes avaient l’intention de s’emparer d’une partie de la péninsule d’Ongjin qui se trouve au nord du 38e parallèle, et aussi de bombarder la cimenterie dans la ville de Kaisiu.

À propos de ceci, Mun Il disait que Kim Il Sung demande la permission de commencer des opérations militaires contre le Sud, avec pour but de s’emparer de la péninsule d’Ongjin et d’une partie du territoire de la Corée du Sud à l’est de la péninsule d’Ongjin, approximativement jusqu’à Kaesong, afin de raccourcir les lignes de défense.

Kim Il Sung estime que, disait Mun, si la situation internationale le permet, ils sont prêts à avancer plus loin vers le Sud. Kim Il Sung est convaincu qu’ils sont en mesure de s’emparer de la Corée du Sud en deux semaines, en deux mois au maximum.

Je demandais (à Mun) d’informer Kim Il Sung que ce problème est très important et très sérieux, qu’il est nécessaire d’y réfléchir soigneusement et que pour cette raison je lui recommande instamment de ne pas se presser et de n’entreprendre (aucune mesure) tant qu’il n’y a aucune décision prise au sujet de ce problème.

Kim Il Sung va probablement bientôt soulever de nouveau ce problème.

Il a été établi que les (Nord-)Coréens s’étaient effectivement emparés d’un ordre destiné au commandant des troupes (sudistes) sur la péninsule d’Ogjin de commencer à bombarder par artillerie la cimenterie de Kaisu le 2 septembre à 8 h et de la détruire. D’après cet ordre, il est clair que les Sudistes considèrent que cette usine est une installation militaire. Le délai indiqué sur cet ordre a expiré mais jusqu’à présent il n’y a eu aucun bombardement. Les Nordistes ont pris les mesures nécessaires dans le cas de tirs sur cette usine.

En ce qui concerne les intentions des Sudistes de s’emparer de la péninsule d’Ongjin au nord du 38e parallèle, nous avons seulement des informations (provenant) de déserteurs sudistes.

Il n’y a pas eu d’incidents sérieux au 38e parallèle depuis le 15 août. De faibles échanges de coups de feu ont eu lieu, (il y a eu) des cas de tirs d’artillerie sur le territoire de la Corée du Nord sur la péninsule d’Ongjin, au-delà du 38e parallèle. Les Sudistes sont en train de réaliser des travaux défensifs au 38e parallèle à un rythme accéléré. Je demande vos ordres. Tunkin.

ilovemuesli
ilovemuesli
Niveau 10
20 avril 2006 à 17:49:01

Mais c´est bien!

Je vois que tu sais bien faire un copier/coller de Wikipedia, je te felicite :-d.
Et je vois que c´est vraiment un texte de ta propre initiative, que tu as redige toi-meme, construit avec bcp de recherce de sources et d´un esprit d´une pure objectivite.
Franchement bravo :bravo:

Machiavelus
Machiavelus
Niveau 10
20 avril 2006 à 18:20:11

Je me joints à ilovemuesli pour applaudir, je suis en admiration devant ton savoir et devant le temps de réflexion et d´écriture que tu as sacrifié pour nous faire partager tes connaissances :bravo: .

ilovemuesli
ilovemuesli
Niveau 10
20 avril 2006 à 19:08:19

Et sans une seule faute d´orthographe!

  • Respect*
Commanchedu95
Commanchedu95
Niveau 7
20 avril 2006 à 19:51:05

ééé merci

evil-master
evil-master
Niveau 10
21 avril 2006 à 02:06:19

:lol:

ShaunCrahan
ShaunCrahan
Niveau 21
22 avril 2006 à 15:16:44

Quel pâté ce n´est que du copié/collé ça ne me donne pas envie de lire ^^ propose un débat!

yan-solo
yan-solo
Niveau 10
22 avril 2006 à 15:21:11

la coree du nord a ecrasser le sud

ShaunCrahan
ShaunCrahan
Niveau 21
22 avril 2006 à 16:53:17

Au départ oui jusqu´à l´intervention des Nations Unies. on aurait même pu stabiliser la presqu´île si Mac Arthur n´avait pas déraillé en proposant de lancer une bombe atomique sur la Chine.

pipo_69
pipo_69
Niveau 10
22 avril 2006 à 17:35:09

Je vous consseille le film : Frère de Sang.

Qui parle principalement de l´amour entre 2 frères, mais le fond est la Guerre de Corée.

On n´y voit plusieurs battailles, l´assaut des Coréen du Nord, l´arrivé des Alliée (USA...), l´arrivée de l´armée des volontaire Chinnois, le massacre des communiste rester à Séoul (Corée Du Sud)...

Il à eu de trés bonne critique, seulement il n´a pas bien marcher en France. Une version DVD collecteur (un peu vide) existe tout de même. Le film est sortie en France en 2005.

yan-solo
yan-solo
Niveau 10
23 avril 2006 à 23:59:41

OK plpo jle louerai

Sous forums
  • Cours et Devoirs
  • Histoire
  • Métiers & Orientation
  • Environnement & Nature
  • Politique
  • Philosophie
La vidéo du moment