Il ne faut pas décrire une idéologie par ses causes, ou ses moyens d´action, voila ce que je veux dire.
Reprenons l´exemple de la table, qui est (il me semble) très neutre.
On est d´accord qu´une définition correcte est de dire que c´est une planche de bois reposant sur quatres pieds. Mais, si on accepte la réponse de l´enfant qui la définit par sa fonction ("c´est là où on mange"), on n´est plus objectif.
Dans ces cas là, on peut définir la table comme l´endroit où on joue au poker (jeux d´argent), où les généraux de 1914-18 étalaient leurs cartes pour prévoir les endroits ou envoyer les soldats à la boucherie etc. Ce qui induit une vision plutôt péjorative de la table.
Au contraire, on peut dire, qu´une table, c´est l´endroit où la famille se réunit pour partager un repas et partager un bon moment après une journée de travail ce qui, reconnaissons-le, nous donne une vision plûtôt sympathique de la table.
C´est pourquoi il est important de s´en tenir à une vision objective de la table.
Le fascisme est une idéologie, il est donc intéressant de chercher à définir cette idéologie, et non pas de la résumer à certains moyens d´actions.
Tu n´es pas objective car tu défini le fascisme comme "la négation de la liberté sous toutes ses formes et de l´individu, la haine de la démocratie, le culte du chef et l´admiration pour la guerre". Tout ceux-ci sont des moyens d´actions pour parvenir à l´idéologie (et encore, ces moyens là, si ils existent, sont un peu caricaturaux). Repensons à l´exemple de la table, c´est une planche de bois et pas "l´endroit où on mange".
donc le fascisme, c´est une idéologie prônant un pouvoir politique fort, rejetant l´individualisme né du libéralisme économique et prônant l´Unité nationnale autour d´idéaux (exaltation de la Nation, de la culture, de la Grandeur etc.). l´homogénéïté est donc essentielle au fascisme.
Je propose cette définition et elle ne saurait être parfaite; il peut y en avoir d´autre mais je pense qu´on est plu près de la vérité (de la partialité) que quand on résume le fascisme à des conséquences considérées comme négatives).
PS: le culte du chef est par exemple un moyen d´action, puisqu´il vise à renforcer l´autorité de l´Etat. Ca n´EST donc pas le fascisme.
Enfin, le fascisme est un Régime autoritaire, c´est sa nature même, je ne le nie pas. Mais si on considère que la démocratie (du moins telle qu´elle est perçue aujourd´hui), est un échec, on peut considérer que c´est un atout.
Voila, j´espère avoir été clair, tu va me dire que tout ce que j´ai dit est bien beau, mais que dans la réalité ce régime implique nécéssairement la violation des libertés individuelles définies dans les droits de l´homme etc.
à cela je réponds: sans doute, mais et alors?
la dignité n´est-elle pas aussi un droit fondamental (et inaliénable) de l´individu? Or on ne peut pas vraiment considérer que le libéralisme économique respecte (et prône) cette valeur.
Désolé d´avoir été long.