CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

L'armée romaine

werhwolf
werhwolf
Niveau 4
04 février 2006 à 23:42:43

Je pense qu´un aspect essentiel de l´armée, après avoir décrit son organisation, est de loin la vie militaire au sein de la légion. Et vu que l´exercice peuple la quasi totalité de la vie du soldat romain, il convient d´en toucher quelques mots. (nb:ce que je vais décrire vaut pour la période impériale)

En effet, l´armée romaine, permanente et professionelle depuis Marius, fut certainement la seule de son temps à avoir exiger de ses soldats de vivre quotidiennement dans un environnement militaire et ce, par la pratique constante de l´exercice.
Beaucoup d´anciens furent impressionnés par une telle coutume. Certains généraux vaincu par Rome tels que Flavius Josèphe attribuèrent leur défaite à cette caractéristique inédite de l´armée romaine "Par leurs exercices militaires, les Romains préparent non seulement des corps robustes, mais des âmes fortes".
Une telle citation invite bien évidemment à ce poser la question de l´intérêt de l´exercice au sein de la machine de guerre romaine.

A nos yeux, la réponse parait évidente car les institutions militaires contemporaines ont unanimement adopté depuis longtemps la pratique de l´exercice, en vue de s´assurer une position de supériorité dans le cas d´un éventuel conflit. Au temps de Rome, la but n´était pas différent (si l´époque est différente, la notion de guerre, elle, est intemporelle), et comme l´avance Flavius Josèphe dans sa Guerre des Juifs, il s´agit de conférer au soldat romain une supériorité sur le Barbare dans la bataille. Supériorité aussi bien physique que psychologique, car bien évidemment (et c´est là tout le génie des généraux romains de l´avoir remarqué) une armée formée et disciplinée risque moins de céder à un mouvement de panique. Des soldats dont le morale était au plus bas se laissaient facilement décourager par les manoeuvre d´intimidation de l´ennemi; ainsi, beaucoup de bataille se clôturaient par une débandade, sans qu´une goutte de sang eu été versée (ce qui profitait également au deux partis). Il fallait, en plus de former des unités fortes et endurantes, enseigner la discipline, l´obéissance et la confiance envers les supérieurs, ce qui permettait une grande cohésion lors de la bataille.
En outre, l´absence de l´exercice était révélatrice de son importance: elle entrainait l´oisiveté et la molesse, en plus de la désobeissance.
Pour un magistrat, l´entrainement militaire conférait la virtus (qualité de l´homme au service militaire et civil de l´Etat), qualité nécessaire pour envisager une grande carrière politique (à l´époque, les charges militaires et civiles se confondaient dans le cursus sénatorial). Ainsi Tibère, pour prouver à Auguste qu´il n´avait pas d´ambitions politique, cessa de pratque l´exercice, alors en exil à Rhodes. Une fois empereur, il invita même le sénat à assister aux manoeuvre de la garde prétorienne pour l´intimider. On constate donc ici tout l´enjeu politique de l´exercice.

Au sein de la légion, son contenu, qui s´était développé au cours de la période républicaine, était partout le même. Il consistait en des activités soit individuelles, soit collectives. Les premières étaient composées de la pratique de la gymnastique, de la marche (alourdi par des poids), de la course ainsi que du saut, et, bien évidemment, de l´escrime (contre un pieu, le palus), du tire à l´arc, du lancé de javelot (pilum) et de l´utilisation de la fronde. On apprenait aussi au soldats à se servir de leur équipement défensif (scutum...). Quant aux cavaliers et aux officiers, ils pratiquaient couramment l´équitation. L´exercice pouvait aussi s´adapter aux circonstances. Ainsi, dans des endroits proches de point d´eau, on pouvait pratiquer la natation. Ces pratiques individuelles se résument donc à l´exercice physique et à l´apprentissage du maniement de l´équipement.
Les activités collectives se résumaient pour leur part à des travaux et des manoeuvre de groupes, visant à forger l´esprit de groupe et à chasser les comportements individualistes. Les légionnaires participaient souvent à des travaux publiques et constituaient une mains d´oeuvre qualifiée à bas prix pour l´empereur. De plus, de tels travaux permettaient à celui-ci de manifester sa bienveillance envers les provinces, et donc susciter leur fidélité. L´armée s´employait, par la même occasion, à mettre en place ou entretenir le système défensif par la construction de défenses artificielles et de routes, et par la définition de bornes frontières. Cet entrainement permettait la mise en place d´un génie militaire efficace lors de la guerre (pont, siège...) qui décourageait souvent l´ennemi (beaucoup d´oppida gaulois, intimidés par la poliorcétique césarienne, ont préféré capituler plutôt que livrer bataille).
Quant aux simulations de manoeuvres, elles permettaient au soldat d´apprendre à agir avec son corps et et à connaitre sa place dans la formation de marche et de battaille.

Le contrôle de l´exercice était assurés par les officiers qui en étaient responsables. Tous les matins, les centurions, les tribuns angusticlaves et le légat donnaient lieu à une inspection pour veiller à son bon déroulement. L´exercice était mené par certains gradés spécialistes. Un évocat décoré faisait office d´instructeur principal en le présidant quand l´unité en possédait un. Le campdoctor était responsable du terrain d´exercice (campus ou autres) avec son subordonné, le doctor cohortis, et son option, l´optio campis. Un armatura ou doctor armorum enseignait l´escrime. Le magister campi et l´exercitator encadraient la cavalerie.

L´exercice se pratiquait sur un terrain de manoeuvre: le campus. C´était un espace plat, de terre battue, qui était souvent délimité par un mur d´enceinte. Il comprenait seulement une tribune en son centre, d´ou était surveillé l´exercice. Le campus pouvait aussi servir à l´occasion de lieu de rassemblement où été prononcé l´adlocutio (harangue du général) ou de forum pour les militaires.
Cependant, ceux-ci pouvaient, selon les circonstances, s´exercer en pleine aire ou même en amphithéàtre quand l´occasion se présentait. On mentionne aussi la construction de basiliques d´entrainement (basilicae exercitatoriae) pour se protéger de la pluie ou de l´ardeur du soleil.

Dans tous les cas, le respect de l´exercice et de la discipline variait selon les officiers, mais surtout selon les empereurs. Sous un régent médiocre comme Néron, son irrespect fut partiellement une des causes de la guerre civile de 68/69.

Au sein du campus, on vénérait des abstractions divinisée telles que la Discipline et son Genie. D´autres plus spécifiques telles que Mars campester pouvaient avoir un caractère local. Le terrain d´exercice leur était consacré: les dieux protégeaient cette pratique.

En conclusion, l´exercice était un élément fondamental de la vie militaire, un composante majeure de la supériorité de l´armée romaine. Un noble ne pouvait pas faire carrière si il ne le pratiquait pas et un empereur ne pouvait pas régner s´il ne veillait pas à sa tenue. Son rôle en a fait dans tous les cas un élément capital, au centre des préoccupation, dont l´importance a souvent été sous-estimée.

WU_TANG-
WU_TANG-
Niveau 7
05 février 2006 à 00:22:02

Pfiouuuu vachement en avance sur son temps la Rome...impressionnant

Quiris
Quiris
Niveau 2
05 février 2006 à 12:49:46

Ca me rappelle à bien des égards les Homoioi, quoique ceux-ci ne vivaient tout simplement QUE pour la guerre (s´ils avaient connu de véritables évolutions tactiques, pas seulement la réformette d´Epaminondas certes on ne peut plus efficace, les Romains auraient eu peut-être plus de problème en 146).

Sais-tu si les Romains utilisaient des "bataillons gays" (un peu comme le Bataillon sacré thébain), technique qui sera reprise bien plus tard notamment au XVIIIème par le bailli de Suffren dans sa flotte de l´Océan indien?

werhwolf
werhwolf
Niveau 4
05 février 2006 à 13:37:00

Je connais malheureusement assez mal le système militaire spartiate. Pourquoi ne pas en toucher quelques mots? Car dans les mentalités, il s´agit bien de la cité militaire par excellence.

Le bataillon sacré c´était bien la division d´élite thébaine qui employait des couples d´homos?
Les romains étaient par tradition très hostiles aux moeurs pédérastiques, surtout dans un milieu aussi romanisé que l´armée. D´ailleurs je crois que dans celle-ci, les rapports homosexuels étaient très sévérement chatiés (ça me rappelle qui faudrait que je poste sur les punitions dans l´armée). Donc je crois que l´idée d´un tel bataillon romain est à exclure...

kossolax
kossolax
Niveau 10
05 février 2006 à 15:12:44

et puis surtout l´armée romaine ne comportait pas vraiment de corps d´élite comme le bataillon sacrée

c´est l´âge ou la richesse (pouvoir entretenir un cheval, par exemple) qui déterminait son affectation dasn telle ou telle formation (je parle pour l´armée républicaine manipulaire)

werhwolf
werhwolf
Niveau 4
05 février 2006 à 16:46:39

Le problème est que l´armée romaine impériale n´était plus basée sur de telles distinctions... Bien qu´être fils de notable facilitait la promotion hiérarchique. Après, de là à dire que le corps des sous-officiers est un corps d´élites guerrière, il s´agit plus de militaire chargés de la transmission des ordres.

werhwolf
werhwolf
Niveau 4
06 février 2006 à 19:40:57

Comme promis, voici le bilan du jour sur la vie militaire. Celui-ci concerne le Haut Empire mais je doute qu´elle ai vraiment changer au cours des diverses périodes.

Comme nous l´avons vu en étudiant son oraganisation, l´armée romaine fait l´objet d´une grande diversité. Cependant, et ça peut paraître étrange, tous les soldats mènent à peu de chose près une vie similaire, typique de son environnement quotidien. A ce titre, il faut reconnaître que pour une fois les canons du grand public représentés par le monde d´Astérix illustrent bien la réalité quotidienne du légionaire (toujours à peu de choses près :gni:
).

---Les activités quotidiennes---

Comme dans toutes les armée contemporaines, le service quotidien commence par le rassemblement matinal (et oui, dure dure la vie en caserne). Les soldats se présentent devant leurs centurions, ceux ci devant les tribuns qui eux mêmes se rendent devant le légat. Celui-ci donne alors le mot de passe et les ordres du jour que doivent transmettrent les les supérieurs à leur subordonnés.
Des détachements sont constitués effectuer des missions nécessaires à la vie quotidienne du camp telles qu´aller chercher du bois, du blé, du ravitaillement, de l´eau ou d´occuper et de défendre des petits postes, éventuellement dispersés sur la frontière. D´autres sont envoyés en patrouille, chargés d´inspecter les environs de la forteresse. D´autres encore exécutent des corvées telles que monter la garde, notamment la nuit, effectuer le nottoyage (malheureusement la brosse à dent n´existait pas encore) ou remplir des fonction d´ordonnance. Les soldats immunes (exempt de corvée) étaient donc en permanence dispensés de ces tâches. Mais cela n´empéchait pas le munifex (soldat corvéable) paresseux d´acheter une exemption temporaire à son centurion.
La dureté du service quotidien n´était donc pas la même pour tout le monde.
A ce labeur pouvaient s´ajouter certaines cérémonies telles que les défilés (triomphe...), l´adlocutio où le général (ou l´empereur lui-même) s´adresse à ses troupes, des cérémonies religieuses comme l´accomplissement de sacrifices, la purification de l´armée (lustratio) ou le culte des enseignes (notamment l´aigle de la légion).
Pour leur part, les gradés remplissaient de nombreux rapports. Ils étaient en outre chargés de signaler par écrit à leur supérieurs tous les incidents qu´ils avaient remarqués. Par ailleur, il étaient devaient se soucier de l´approvisionnement de leur unité. On a aussi retrouvé des listes répertoriant les soldats, leur occupation ainsi que leurs problèmes de santé, ce qui semble avoir était une autre responsabilité des centurions.
Les militaires se préoccupaient beaucoup des questions financières: ils se souciaient de leur revenu qu´ils dépensaient de plusieurs manières (nourriture, vétement, armement... noublions pas que la forteresse comprenait des artisans).

---Les punitions---

Les légionnaires, qui étaient toujours considérés comme des citoyens, gardaient beaucoup de liberté à l´égard du commandement, mais ils étaient soumis à une obéissance aveugle lors de batailles. Dans cette circonstances ils encouraient de terribles châtiment en cas de désobeissance.
Au niveau du recrutement, les personnes qui s´automutilaient dans l´espoir d´échapper au service des armes étaient sévèrement punies. Selon Suétone, Auguste aurait fait vendre aux enchères un chevalier ayant coupé les pouces de ses fils pour qu´il l´évite.
Les légions indiciplinées pouvaient être licenciées dans certains cas (c´est ce qu´Auguste fit de la Xième).
A l´echelle individuelle, les châtiments reservés aux soldats se différenciaient en deux grands types. Certaines punitions avaient une portée morale. Dans cette catégories elle étaient très diverses: pour les fautes mineures, un soldat pouvait se voir infligé des tours de garde supplémentaires, être envoyé en prison ou (paradoxalement :gni: ) être contraint à passer la nuit en dehors du rempart. Dans une même optique, certains se voyaient recevoir une moins bonnes nourriture (de l´orge par exemple au lieu du blé). La violence physique n´était pas exclue et les soldats étaient souvent battus: le cep de vigne, bâton de commandement du centurion, servait aussi à cet effet.
D´autres punitions à caractère économique entrainaient une diminution de revenu, une dégradation (passage du centurionnat au grade de simple légionnaire), une diminution du solde (duplicarius->simplaris) ou un transfert d´unité (légion->auxiliaire).
Dans les cas extrêmes, le commandement pouvait recourir à la peine de mort et une unité entière pouvait être chatiée si elle avait collectivement failli: la décimation consistait à faire s´aligner les soldats en en faisant sortir un sur dix qui étaient exécutés sur le champs.

---Les récompenses---

A l´inverse, les bons soldats étaient récompensés par des promotions ou des décorations. Dans le premier cas, un soldat pouvait quitter son poste pour un autre jugé plus honorifique (signifer->aguilifer), devenir immunis, changer d´unité (auxiliaire->légion), monter en grade, voir son salaire augmenté ou recevoir un don en métaux précieux.
Les décorations qui pouvaient être attribuées présentaient une grande diversité en fonction des grades. Les simples soldats recevaient des phalères (plaque métallique ressemblant à nos médailles), des colliers ou des bracelets en récompense d´un comportement héroïque.
Les couronnes étaient réservées aux personnages de plus haut rang tels que les centurions. Elles étaient dites "murales" ou "vallaires" (pour celui qui atteignait le premier le rempart ennemi), "civiques" (pour celui qui sauvait la vie d´un autre citoyen), "navale" (pour les succés en mer), "de siège" (pour avoir fait lever un siège) ou "en or" (pour les exploits divers).
Les primipiles pouvaient obtenir en plus une lance pure ("hasta pura"). Quant aux officiers, ils étaient récompensés en fonction de leurs campagnes et se voyaient attribuer des couronnes, des lances pures ou des étendards de cavalerie. Le nombre des récompenses variait selon les empereurs.

---La durée du service---

Elle est imprécise. De plus, elle pouvait être plus ou moins longue en fonction des circonstances (guerres dures...) ou d´une démobilisation anticipée à cause de problèmes financiers (ou de punition).
Dans tous les cas, plus le coprs est prestigieux, plus le service est court. Au temps d´Auguste, les prétoriens servaient 16 ans, les cohortes urbaines et les légionnaires 20 ans, les auxiliaires 25 ans et les marins 26 ans. Cependant, en pratique, certains soldats dépassaient très fréquemment les 30-40 ans de services, ce qui fut une des raison des révoltes de 14.

Ainsi, les lieux communs sur l´armée romaines ne sont pas toujours faux. Bien que tous les soldats n´étaient pas tous soumis à la même discipline de fer, la totalité d´entre eux faisait l´objet d´une psychologie sommaire mais efficace alternant la sévérité et la générosité. Dans tous les cas, la dureté de leur vie ainsi que l´éternisation du service avait bien souvent tendance à les épuiser.

Moff_
Moff_
Niveau 10
08 février 2006 à 20:56:27

Juste une précision, par rpport à un des premiers posts.
werhwolf a dit que les cohortes prétoriennes étaient de l´infanterie lourde.
C´est une erreur, pour une raison toute simple : l´enceinte sacrée de Rome, le Pomerium (tracé, selon la tradition romaine, par Romulus) ne peut être franchi en armes (raison pour laquelle Romulus et Remus doivent se battre lors de la fondation de Rome, Remus jaloux ayant franchi cette enceinte en portant les armes, par provocation). En conséquence, les cohortes prétoriennes, qui résident à Rome, ne peuvent être armées avec un équipement lourd. L´inerdiction sacrée liée au Pomerium est donc contournée en les équipant avec des armes légères, plus tolérables.

werhwolf
werhwolf
Niveau 4
08 février 2006 à 23:53:07

Faux, les prétoriens étaient les seuls soldats à être admis en armes (avec les urbiciani) au sein de pomoerium de Rome. Je peux l´affirmer en ayant deux bouquins de deux grands spécialistes sous les yeux, ceux de M.Durry et de Le Bohec (plus le fameux bas relief du IIè siècle qui constitue une preuve supplémentaire et incontestable).
"Ces fantassins portent, comme les légionnaires, la cuirasse articulée (lorica segmentata), en lames de metal; puis à l´époque de Marc Aurèle, il passent à celle d´écaille (!!) [...] On peut pousser plus loin l´analogie avec les légionnaires: ceux du prétoire récouraient aux même armes offensives, le glaive et le javelot." ("l´armée romaine" Le bohec, p.132) C´est bel et bien un armement lourd, souvent même supérieur à celui des légionnaires. Donc il me semble que tu te trompes. Sinon j´aimerais bien que tu me cites où tu as trouvé une telle info...

Daskarine
Daskarine
Niveau 10
09 février 2006 à 00:21:42

Ah, Le Bohec, mon prof d´histoire antique. :ok:

werhwolf
werhwolf
Niveau 4
09 février 2006 à 00:40:29

lol, ce mec est un génie! Ses bouquins sur l´armée romaine sont les meilleurs!!! Et dire qu´on a la chance de profiter de ses cours... Au fait, il fait cours au 3ème année? C´est le Haut Empire je crois que tu avais dit? C´était quoi ton sujet de partiel?

Moff_
Moff_
Niveau 10
09 février 2006 à 08:28:48

Eh bien j´avais appris cela en cours d´histoire ancienne.
Merci pour tes précisions, ca m´évitera a l´avenir de me planter ^^
Mon propre bouquin de Le Bohec étant plus généraliste, il n´évoque pas l´armée, ca explique sans doute que je n´avais pas pu rectifier cette erreur de la prof...

werhwolf
werhwolf
Niveau 4
09 février 2006 à 09:35:08

Tu parles du manuel d´histoire romaine Le bohec-Le Glay-Voisin? Parceque je crois que plusieur chapitre sur l´armée y sont consacrés. Sinon c´est bizzare qu´une prof ai dit ça. Je vois pas où elle a pu trouver une telle chose...

Daskarine
Daskarine
Niveau 10
09 février 2006 à 11:21:53

Exact, il fait le cours sur le Haut-Empire en 3ème année. :oui:
Le partiel était à l´oral, mais je ne suis pas passé avec lui. :snif: Mon sujet c´était "Titus".

werhwolf
werhwolf
Niveau 4
09 février 2006 à 12:23:50

Cool. Tu t´en es sorti? Parceque "Titus", c´est plutot vague! Au fait, ça se déroule comment les oraux?

Daskarine
Daskarine
Niveau 10
09 février 2006 à 12:29:23

Ben je m´en suis plutôt pas mal sorti apparemment (heureusement qu´elle ne m´a pas demandé la date de naissance de Titus :gni: ). C´est vague comme sujet, mais bon vu le temps imparti, t´as de quoi remplir avec ton cours. On passait soit avec le Bohec soit avec les deux profs de TD : tu tires ton sujet au hasard, t´as un petit quart d´heure de préparation et un quart d´heure de passage. C´est loin d´être infaisable. :-d

Moff_
Moff_
Niveau 10
09 février 2006 à 18:07:51

werhwolf Posté le 09 février 2006 à 09:35:08 Avertir un administrateur à propos de ce message !
Tu parles du manuel d´histoire romaine Le bohec-Le Glay-Voisin? Parceque je crois que plusieur chapitre sur l´armée y sont consacrés. Sinon c´est bizzare qu´une prof ai dit ça. Je vois pas où elle a pu trouver une telle chose...

En effet c´est celui la. Et je viens de revérifier (parce que ce matin j´étais à la bourre) dedans l´armée est évoquée à plusieurs reprises (pour donner ses évolutions au cours du temps) et j´ai ainsi beaucoup d´infos sur les légions à l´époque augustéenne), mais les Prétoriens sont juste évoqués, sans précision sur leur armement, et il n´y a pas de chapitre réellement consacré à l´armée.

Quand à la prof... eh bien je ne sais pas non plus... Enfin en même temps elle dit elle-même que l´armée elle aime pas spécialement ca...

kossolax
kossolax
Niveau 10
10 février 2006 à 13:26:24

j´ai eu une conférence de Le Bohec cette année pour préparer le capes (le sujet, c´était l´armée romaine en Afrique sous l´Empire et l´économie de la région).

très intéressant, même si beaucoup d´élément étaient repris au livre d´hugogniot sur le même sujet.

pour mon mémoire, j´avais lu ses livres, c´est vrai que l´avoir en cours, ça doit être très agréable

werhwolf
werhwolf
Niveau 4
10 février 2006 à 18:50:54

En effet ce prof a aussi écrit un gros bouquin sur la IIIe Auguste, mais j´ai modestement laissé tomber à la première page. Je crois pas que ça soit du niveau d´un première année. Il a aussi rassemblé les actes de la conférence (de Lyon je crois) qui s´est déroulé y´a quelques années sur le Rangordnung (hierarchie). Là aussi je me suis contenter de lire la préface pour abandonner bien vite...

kossolax
kossolax
Niveau 10
11 février 2006 à 15:10:09

"Je crois pas que ça soit du niveau d´un première année"

oui, mais moi, c´était pour ma maitrise...
et la conférence, c´était pour le sujet du capes, donc (pour moi), en 5ième année

Sous forums
  • Métiers & Orientation
  • Histoire
  • Cours et Devoirs
  • Politique
  • Environnement & Nature
  • Philosophie
La vidéo du moment