Pour les nazis, le fait que les juifs se considèrent comme un peuple sans nationalité propre, à l'époque, et lié à la religion font qu'ils sont nuisibles. Ils pensent qu'ils ne sont pas "reconnaissables" parmi la population et peuvent souiller la "race germanique" et contaminer le "sang aryen". Alors oui, la science de l'époque, sans attendre les nazi d'ailleurs, vont tenter de définir des critères morphologiques aux juifs comme aux personnes de couleurs etc... mais les juifs sont toutefois désignés comme perfide, incontrôlable, sans nationalité.
Le fait de ne pas avoir de nationalité renforce la haine des nazis car ils sont "partout", "cachés dans l'ombre". Cette haine ne vient pas seulement des nazis, ils en sont les tributaires. Le "racisme" (dans toute sa dimension : de la méfiance à la haine il y a une différence) contre les juifs n'est pas tout jeune en Europe. Pour les nazis, la patrie est un tout, totalitarisée, et symbole de la fierté des civilisations. Comment contrôler un peuple qui n'a pas de terre, de sol lié à leur sang, Comment concevoir le peuple juif comme un peuple si il n'a pas de bases historiques encrées dans la terre ?
Les juifs sont considérés comme des éléments allogènes, perturbateurs et dangereux pour la race aryenne car ils contaminent le sang allemand et mettent en péril la civilisation germanique.
On peut élaborer un schéma de pensé nazie :
Le sang détermine la race
La race détermine la création intellectuelle, artistique, physique
La création détermine la civilisation
= Plus le sang est pur et noble, plus la création est grande.
Les lois de la natures s'emparent de l'idéologie humaniste.
Pour les nazis, les juifs ne sont pas des victimes, mais des agresseurs. Les nazis se sentent les victimes des juifs, il s'en servent dans leur "argumentation".