"Sangotun1 Voir le profil de Sangotun1
Posté le 13 octobre 2013 à 21:13:43 Avertir un administrateur
Normal, c'était pas des communistes. Le communisme, au départ, c'est Karl Marx hein, c'est pas Staline. Là c'est juste un système qui partait communiste et qui a complètement dérivé vers un système fasciste, on peut pas parler de communistes.
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Nan, c'est toujours du communisme. Sauf que Staline s'est rendu compte de "l'éternel retour du concret"... Après avoir tenté le dialogue avec ses homologues, des réformes économiques "révolutionnaires", il s'est vite (fin, lui a fallu quand même 6 ans) rendu compte que ça ne marchait pas comme ça.
C'est là qu'il a instauré le culte de la personnalité (qui l'énervait profondément d'ailleurs), le stakhanovisme, qu'il a utilisé l'Archipel du Goulag, qu'il a lancé les procès de Moscou.
C'était pas du sadisme, de la paranoïa ou de la mégalomanie
C'est juste que qu'il s'était rendu compte que c'était ça ou la fin de la révolution. Les intérêts personnels dépassaient vite l'idéologie, et les forces étrangères aiment naturellement se nourrir des Etats en déliquescence: il fallait agir et faire de l'URSS une superpuissance, détruire toute opposition à l'intérieur pour que la Révolution perdure. Le communisme était un but à atteindre, et Staline a probablement fait ce qu'il fallait pour l'atteindre je crois
(je ne le défends pas, je dis que l'idéologie communiste ne pouvait mener qu'à ce qu'il a fait).
L'avenir lui a parfaitement donné raison.
Et pour Hitler, ça a été presque la même chose, avec moins de talent, moins de temps à mettre en place son autorité, et des idéologies pseudo-scientifiques en prime.
Sinon, Priebke est remarquablement posé dans cette interview. Emporté dans le tourment de la guerre, il a commis l'irréparable. Cela ne l'excuse sans doute pas, mais peu importe, ces témoignages - d'où qu'ils viennent- sont toujours précieux.