Il ne faut pas oublier que la rentabilité des provinces continentales de la Nouvelle-France étaient dérisoires comparées aux Antilles, d'autant que les riches propriétaires antillais étaient parmi les plus grands bourgeois français (bourgeoisie commerciale/négociantes) sans compter les banquiers français qui spéculaient énormément sur les activités agricoles de la région.
En Nouvelle-France, il aurait plutôt fallu créer une "vraie" nouvelle France, c'est-à-dire développer les villes, attirer un déplacement de population (artisanat, commerce, pêche ...), il y avait essentiellement des trappeurs, bûcherons ou négociant de fourrures qui négociaient avec les Amérindiens, notamment contre des perles.
De plus, l'occupation du territoire est inégale alors que les anglais eux, ont créer deux grosses villes assez proches l'une de l'autre et plus tard, trois autres villes émergeront (l'actuelle mégapole Boston-Washington D.C).
Bref, les français avaient une approche du capitalisme plutôt commerçante, un peu comme les espagnols et les portugais.
Tandis que les hollandais et les britanniques avaient une approche plutôt industrielle (financière ?), c'est à dire qu'il fallait développer des pôles de population & un artisanat suffisamment important pour y établir de puissantes manufactures qui deviendront plus tard les industries à la base de la puissance Etats-usinienne. D'ailleurs ce n'est pas un hasard si les Etats-Unis vont réussir leur révolution industrielle, contrairement aux pays d'Amérique latine. Quant au Canada, il l'a débutera un peu plus tard au XIXème et encore, les provinces britanniques (Ontario notamment) ont connus un meilleur développement.
D'ailleurs, la gestion des compagnies américaines occidentales étaient privées chez les Anglo-hollandais, tandis qu'elles étaient royales (publiques) chez les Français, Espagnols et Portugais.
Les français se sont rattrapés en Algérie ... d'où le fait que là, le pouvoir politique a vraiment mis le paquet pour protéger ces départements.