" Toujours, sans doute, dans la suite des siècles, il est resté quelqu´un dans les villages normands pour voir, sur le chemin, passé selon les caprices de la guerre, l´envahisseur : Vikings roux, leudes de Guillaume couverts de mailles, archers anglais à la casaque rouge, hommes d´armes de Dunois, écuyers de Philippe Auguste, de Richard Coeur de Lion, huguenots de Montgomery, ligueurs de Mayenne, Gascons de Henri IV, chouans de Frotté, Prussiens de 1870. Comme eux, les allemands d´aujourd´hui ne feront que fouler la moisson en herbe et passer. Derrière eux, il y aura toujours des Normands pour recommencer l´emblavure...".
Soubiran, journal de guerre