Un grand homme dans tous les sens du termes, vu que c´était quand même un géant, ce qui devait être comique avec le nain Staline qui ne dépassait pas les 1 mètre 60.
L´histoire du livre qu´il avait écrit pour Pétain et qui a fini par une engueulade générale est assez comique, elle aussi.
En tout cas, combat héroïque pendant la première guerre mondiale à Verdun à l´issu duquel il est grièvement blessé et fait prisonnier ( il tentera de s´évader 4-5 fois mais sera toujours repris), participe aussi aux opérations du corps expéditionnaire français de Weygand envoyé pour défendre Varsovie face aux bolcheviques...
Je trouve que c´est un type visionnaire à bien des égards, par exemple lui seul avait réellement compris parmi l´état major les mutations stratégiques de la guerre, et sa lucidité se manifestera une nouvelle fois au niveau politique, quand il assurera une véritable démocratie à la France en 1945 ( malgré la menace d´instabilité communiste), mais aussi quand il calmera le jeu en 58 et dotera la France de la constitution qui la régit encore aujourd´hui, notamment au niveau des pouvoirs et contre-pouvoirs qui sont quasi parfaitement dosés ( mis à part le cas de la cohabitation, tout a toujours parfaitement fonctionné).
Quand à ses prises de position et ses saillies anti-américaines, elles ne sont que trop bien connues...
" Je suis trop pauvre pour me courber", à propos des USA pendant la WW2.
" Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l´Europe ! l´Europe ! l´Europe ! mais cela n´aboutit à rien et cela ne signifie rien", à propos de l´Europe, bien évidemment
.
" Dans dix ans, nous aurons de quoi tuer 80 millions de Russes. Eh bien je crois qu´on n´attaque pas volontiers des gens qui ont de quoi tuer 80 millions de Russes, même si on a soi-même de quoi tuer 800 millions de Français, à supposer qu´il y eût 800 millions de Français", pour la bombe française.
" il y a trois catégories de gens que cela va embêter. Les diplomates, mais bon, eux on s´en occupe, les journalistes, mais eux on s´en fout car ils n´écrivent pas l´Histoire, et puis les Anglo-Saxons. Eux ne m´ont jamais aimé, alors..." sur l´affaire du Québec.
Un jour, un journaliste lui demande comment il va => " Je vais bien, mais rassurez-vous, je ne manquerai pas de mourir".
Et aussi " Au fond, je n´ai qu´un seul rival international : c´est Tintin."