Effectivement les Croix-de-Feu ne sont pas fascistes (pas plus que l'Action Française ou les Jeunesses Patriotes d'ailleurs) mais ce ne sont pas véritablement des enfants de choeurs non plus. La xénophobie y est très dévelopée. Et à partir de 1933 il faut signaler que si en effet les cadres dirigeants des Croix-de-Feu n'ont jamais été antisémites (car selon eux, cela diviserait les français et ce serait un manque de respect déplorable envers les isréalites ayant donné leur vie pour la Patrie).
L'antisémitisme était néanmoins très présent dans les sections provinciales des Croix-de-Feu. Notamment par exemple à Alger. Foyer très actif d'antisémitisme, ce n'est d'ailleurs sans doute pas pour rien que Edouard Drumont y sera élu député.
Sinon totalement à part il convient de mentionner l'évolution des Croix-de-Feu en parti politique. Le Parti Social Français crée en 1936 (fort de 800 000 adhérents) qui était promu à grand avenir dans les années 40, si la guerre n'était pas intervenu.
En fait pour cette période de l'entre-deux-guerres, du côté des vrais mouvements fascistes en France il faudrait plus regarder vers le "Faisceau des combattants et des producteurs" crée en 1920 par Georges Valois. Mais bon ce dernier ne dépassera pas les quelques milliers d'adhérents et faute de moyens sera dissout en 1928.
Viennent après le Francisme de Marcel Bucard et la Cagoule de Eugène Deloncle. Mais c'est également le même problème ils n'ont qu'une audience assez réduite. Le premier est officiellement dissout en 1936. La seconde est très affaibilie en 1938 par de multiples arrestations.
Enfin bien sûr le Parti Populaire Français de l'ancienne étoile montante du PCF, Jacques Doriot. Crée en 1936, c'est le mouvement fasciste le plus important. 60 000 adhérents lors de son apogée, mais il décline dès 1937. En dépit des efforts de Doriot pour redonner un second souffle au parti avec l'antisémitisme (comme tentera aussi de faire Bucard pour le Francisme).