L'essentiel des pertes, durant la grande guerre, sont dues principalement à l'artillerie. Toutefois, il y a eu des corps à corps, mais ils furent rares. Le corps à corps le plus connu est celui de février 1916, au Bois des Caures, au début de Verdun. Ce jour là, les chasseurs à pied français reprennent une petite tranchée "à coups de crosses, de baïonnettes, de pelles, de pioches, de couteaux, de poings", les allemands ont été tous mis hors de combat.
Les charges baïonnette au canon contre les tranchées étaient plutôt inefficaces à cause des barbelés, des mitrailleuses, des canons. L'infanterie française a été obligée de s'adapter à la guerre industrielle pour devenir elle-même moderne et industrielle. En 1918, quand les régiments français attaquent, ce sont des équipes très bien équipées et entraînées. Il y a les servants de mortiers de 37mm, assez utiles contre les mitrailleuses, mais il y a aussi les fusils lance-grenades VB, les fusils-mitrailleurs Chauchat, les grenadiers, les voltigeurs ravitailleurs de munitions de toutes sortes, les tanks Renault, St-Chamond et Schneider (plus de 3000 tanks français en 1918).
Tout cet équipement sera bien utile car les armées françaises vont attaquer sans arrêts du mois d'août au mois de novembre 1918. La 1ere Armée française de Debeney et la IIIeme Armée française de Humbert à Montdidier du 8 au 10 août 1918. La Xeme Armée française de Mangin sur l'Aisne et l'Ailette à partir du 20 août 1918. La IVeme Armée française de Gouraud en Champagne à partir du 25 septembre 1918. La VIeme Armée française de Deguoutte en Belgique à partir d'octobre 1918.