Proudhon désapprouve l´action révolutionnaire. Fils d´artisans, il se méfie de la classe ouvrière dont il redoute la violence et dénonce les « charlataneries » d´organisation totale et globale de la société.
« L´attachement de Proudhon à la liberté individuelle, qu´aucune forme d´organisation sociale doit supprimer, pour quelque raison que ce soit, lui a permis de percevoir mieux qu´aucun autre penseur socialiste les risques attachés au triomphe de l´État, du collectif ou de la communauté »[4].
Il critiqua les socialistes autoritaires comme le socialiste étatiste Louis Blanc. Proudhon rejette vivement l´idée d´un Etat centralisateur.
Il flétrit de même le communisme: « le communisme est synonyme de nihilisme, d´indivision, d´immobilité, de nuit, de silence »(Système des contradictions économiques);le système phalanstérien « ne renferme que bêtise et ignorance ».
Proudhon fit peu de critiques publiques de Marx ou du marxisme parce que de son vivant Marx était un penseur relativement mineur, c´est seulement après la mort de Proudhon que le marxisme devint un mouvement de large ampleur.
C´est le livre Qu´est ce que la propriété? qui aurait convaincu Marx que la propriété privée devait être abolie. Dans un de ses premiers travaux, La Sainte Famille, Marx écrit, « Non seulement Proudhon écrit dans l´intérêt du prolétariat, mais il est lui-même un prolétaire, un ouvrier. Son travail est un manifeste scientifique du prolétariat français. » Marx désapprouva cependant l´anarchisme de Proudhon et publia plus tard de violentes critiques contre Proudhon. Marx écrivit La Misère de la Philosophie pour réfuter La Philosophie de la misère de Proudhon. Dans son socialisme, Proudhon a été suivi par Michel Bakounine. Après la mort de Bakounine, le socialisme libertaire se divisa entre anarcho-communisme et collectivisme libertaire, avec des partisans notables tels que Pierre Kropotkine et Joseph Déjacque.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Proudhon#Relations_avec_les_autres_doctrines_socialistes_ou_anarchistes