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Liste des sujets

le franquisme espagnol

glairaw_X
glairaw_X
Niveau 6
07 janvier 2005 à 19:26:47

.

Le général Franco et son nationalisme:
http://news.bbc.co.uk/media/images/38144000/jpg/_38144104_franco300ap.jp

http://www.tvcatalunya.com/30minuts/arxiu/_gif/2003/030302_15.JPG
Pour Madrid, ce défi ne pouvait pas tomber à un plus mauvais moment. Le général Franco, qui était maintenant âgé de 82 ans, tomba malade pendant le conseil des ministres du 17 octobre, et il fut victime de plusieurs crises cardiaques entre le 21 et le 24 octobre. Bien qu´il eût condamné la marche marocaine et demandé à l´O.N.U. de l´empêcher, le gouvernement commença à perdre son sang froid en voyant approcher le jour J qui devait voir les marcheurs franchir la frontière. Cahoté par des pressions contradictoires et divisé sur l´attitude à adopter, le gouvernement de Carlos Arias Navarro s´empétra dans cette crise qui s´aggravait de plus en plus, en l´absence du vieux caudillo qui gisait dans le coma à l´hôpital La Paz de Madrid, luttant contre la maladie qui devait lui être fatale.
Les officiers de l´armée espagnole en poste au Sahara qui, comme le général Franco, étaient attachés à la notion paternaliste de mission coloniale de l´Espagne, furent scandalisés à l´idée que l´on puisse céder au Maroc.
Le général Franco aurait probablement émis lui aussi des doutes sur l´opportunité de céder à la pression du Maroc, mais puisqu´il était maintenant dans le coma, il ne jouait plus aucun rôle sur le plan politique.

Les officiels espagnols savaient que, si le conflit avec le Maroc dégénérait en guerre, les forces marocaines ne feraient pas le poids face à la force aérienne et à l´armée espagnole, nettement plus nombreuse et mieux équipée. Les forces armées espagnoles comptaient 302.000 hommes, soit cinq fois plus que les F.A.R. qui n´en avaient que 61.000, et l´armée de l´air de l´Espagne possédait deux fois plus d´avions de combat

CibertDark
CibertDark
Niveau 9
07 janvier 2005 à 19:27:24

Quelque 20.000 soldats espagnols, y compris les régiments d´élite de la Légion Etrangère, étaient postés au Sahara occidental, sans parler des milliers de troupes aux Iles Canaries. Mais les conséquences d´un affrontement militaire avec le Maroc sur le plan de la politique espagnole intérieure, pendant que le général Franco était sur son lit de mort, seraient incalculables, estimaient les membres du gouvernement d´Arias Navarro. La population espagnole n´était pas disposée à accepter une guerre, et si un conflit éclatait, l´Espagne se verrait exposée aux représailles diplomatiques et économiques du monde arabe.

On discutait donc âprement sur la question de parvenir au meilleur compromis possible avec le roi Hassan, en tirant parti des concessions qu´il semblait prêt à faire au sujet des intérêts de l´Espagne dans les ressources hallieutiques et phosphatières du Sahara occidental, ainsi que de l´occupation espagnole de Ceuta et Melilla. Mais d´autres, comme Piniés, étaient d´avis que la conciliation ne ferait qu´encourager le roi à tenter à nouveau sa chance plus tard à Ceuta et Melilla, en faisant fi des concessions promises. Il saurait ainsi que " l´intimidation paye", écrivit-il dans une lettre adressée le 27 octobre à Arias Navarro.

Cependant, les soldats espagnols avaient déjà commencé à se retirer des petits avant-postes isolés du territoire. Le 30 octobre, on apprit de source militaire à El-Aïoun que des troupes s´étaient retirées des zones de Mahbes, Jdiriya et Haousa, ne laissant aucune présence espagnole à l´est de Smara. Simultanément, la garnison espagnole du petit port de pêche de La Guëra sur la péninsule du Cap Blanc fut évacuée, et début novembre, les forces militaires espagnoles étaient concentrées dans un triangle stratégique proche de la côte, délimité au nord par Daora, à l´est par Smara et au sud par Villa Cisneros.

CibertDark
CibertDark
Niveau 9
07 janvier 2005 à 19:27:45

Les guérilleros du Front Polisario prirent très vite le contrôle des avant-postes évacués par les Espagnols. Ainsi, ils occupèrent La Guëra le 2 novembre. Mais le colonel Dlimi avait également trouvé là une opportunité de pénétrer avec des troupes sur le territoire, sans risquer d´affrontements avec l´armée espagnole, dans le but de détourner l´attention du Front Polisario de la Marche verte.

A l´insu des journalistes du monde entier qui arrivaient en masse à Tarfaya, des unités des F.A.R. franchirent la frontière à environ 160 kilomètres à l´est le 31 octobre, et se dirigèrent vers Jdiriya, Haousa et Farsia, trois des avant-postes évacués par l´armée espagnole.

Les guérilleros du Front Polisario opposèrent une résistance farouche mais finalement vaine aux troupes marocaines envahissant le territoire. Les premiers coups de feu de la longue guerre entre le Front Polisario et le Maroc venaient d´être tirés.

Les forces armées espagnoles ne firent aucune tentative pour arrêter les combats et le gouvernement de Madrid ne protesta même pas, tout au moins publiquement, auprès de Rabat contre la violation de la frontière du Sahara occidental par les troupes marocaines.
Carro Martinez prit l´avion pour Agadir où il rencontra le roi Hassan, qui accepta d´ordonner aux marcheurs de revenir au Maroc, à condition que toutes dispositions soient immédiatement négociées à Madrid pour la cession du Sahara occidental.
" Notre Marche a réalisé ce que nous-mêmes et nos amis attendions d´elle. C´est pourquoi, Cher Peuple, nous nous devons de revenir à notre point de départ pour traiter les affaires avec d´autres méthodes et des procédés nouveaux". Tel fut le message que le roi adressa le lendemain par radio au peuple marocain. Ces instructions furent un véritable choc pour les marcheurs campant à Oum Deboaa, qui avaient espéré marcher jusqu´à El-Aïoun.

clad032
clad032
Niveau 10
07 janvier 2005 à 21:39:20

Superbe texte :ok:

CibertDark
CibertDark
Niveau 9
07 janvier 2005 à 22:32:18

Les débuts du franquisme
Le régime franquiste s´installait dans un pays ruiné ( l´Espagne a perdu 30 % de sa capacité productrice agricole et industrielle) et décimé par la guerre ( 145´000 morts, 134´000 fusillés, 630´000 victimes de maladies et de malnutrition, 440´000 exilés).

L´idéologie officielle du nouveau pouvoir exaltait une Espagne traditionaliste et antimoderniste, fondée sur la religion catholique, le corporatisme ( en 1942, les membres des Cortes sont pour l´essentiel élus par les corporations économiques et culturelles), l´évocation mythique d´un passé glorieux et le rejet de la franc-maçonnerie, du socialisme et de la démocratie.

En réalité, le régime franquiste était plus autoritaire que fasciste, et l´on a pu dire que, bien loin d´avoir imposé une idéologie totalitaire, il avait puissamment contribué à la désaffection de toutes les idéologies. Franco se révéla un pragmatique, secret et taciturne ( il n´a jamais théorisé sa politique et n´a pas laissé de Mémoires), qui manipula les hommes et les courants et paya ses alliés d´ingratitude ( il refusa à Hitler l´entrée en guerre de l´Espagne aux côtés des puissances de l´Axe et se contenta de l´envoi symbolique de la division Azul sur le front russe).

Mais la défaite des forces de l´Axe plaça le régime dans une situation difficile: à partir de 1943, de nombreux généraux réclamèrent le retour à la monarchie et, en 1944, des groupes de guérilleros républicains s´infiltrèrent dans le pays depuis la France. L´Espagne ne fut pas acceptée au sein de l´ONU et se retrouva au ban des nations.

Malgré tout, le régime parvint à survivre. Le fuero du 19 juillet 1945 précisa les droits fondamentaux des Espagnols, et la loi de succession du 1 er avril 1947 définit le régime comme une monarchie dont Franco était le régent à vie. Ces concessions accompagnaient l´arrivée au gouvernement de ministres issus de l´Action catholique et soucieux d´une certaine libéralisation du régime. Mais le retour de l´Espagne sur la scène internationale fut facilité par la guerre froide et marqué par la signature d´un accord hispano-américain ( 1953), d´un concordat avec le Vatican ( 1953), ainsi que par son entrée à l´ONU ( 1955).

Néanmoins, la politique libérale du ministre de l´Education, Ruiz-Giménez, déboucha en février 1956 sur une agitation estudiantine qui dégénéra en crise politique, dénouée par le renvoi du ministre et l´arrestation de quelques phalangistes. Franco n´en resta pas moins pleinement conscient du malaise qui s´était emparé de la société, d´autant plus que l´économie espagnole, très retardataire, subvenait de moins en moins aux besoins du pays: en 1950, 50 % de la population active travaillait encore dans le secteur primaire; des barrières douanières très élevées, liées à des préoccupations autarciques et à l´extrême modicité du coût de la main-d´œuvre agricole, avaient freiné une mécanisation onéreuse; afin de réduire au minimum les importations, l´Institut national d´industrie ( INI) avait suscité la constitution d´un vaste secteur industriel public et parapublic.

Vers le «miracle économique» espagnol
Franco fit prendre au régime un tournant décisif, lors des remaniements ministériels de février 1957, puis de juillet 1962 et d´octobre 1969, en faisant appel à des technocrates majoritairement issus de l´Opus Dei, véritable franc-maçonnerie confessionnelle créée en 1936.

Animés par Laureano López Rodó, éminence grise de l´amiral Carrero Blanco, le plus proche collaborateur de Franco, les ministres de l´Opus mirent en œuvre une politique économique audacieuse: assainissement des finances, libéralisation de l´appareil économique, ouverture du pays aux capitaux étrangers, développement d´une industrie compétitive, investissements touristiques.

Cette politique inaugura un véritable «miracle économique» espagnol. De 1960 à 1974, le revenu moyen par habitant bondit de 300 à 2000 dollars, la production de l´acier fut multipliée par cinq, le parc automobile, qui était d´une voiture pour 100 h., passa à un véhicule pour sept. Alors que le nombre des journaliers agricoles diminuait très nettement, les secteurs secondaire et tertiaire augmentaient considérablement, les classes moyennes acquérant une importance de plus en plus grande dans la société. En 1974, il y avait 194´425 chômeurs en Espagne, soit seulement 1,47 % de la population active.

Si l´Espagne sortait enfin du sous-développement, le régime n´en retirait aucun bénéfice politique: les mouvements de contestation se faisaient de plus en plus nombreux; de nouvelles structures syndicales illégales étaient apparues, le nombre de grèves s´était accru considérablement, les étudiants s´agitaient. Plus grave encore pour le régime était l´attitude critique d´une grande partie du clergé espagnol, surtout celle qui n´avait pas connu la guerre civile. Dès avant Vatican II, l´Eglise n´était plus le soutien inconditionnel du franquisme.

En septembre 1971, la majorité des prêtres et évêques espagnols exprima son regret de l´attitude antidémocratique de l´Eglise avant et pendant la guerre civile. Le troisième foyer d´opposition était celui des nationalismes renaissants dans un Etat fortement centralisateur: depuis 1939, le Pays basque et surtout la Catalogne avaient souffert de nombreuses discriminations et perdu toute autonomie. Le régime franquiste ne parvint pas vraiment à juguler le mécontentement généralisé: les quelques concessions telles que la libéralisation partielle de la presse ( 1966) ou la liberté de culte enfin accordée ( 1967) aux confessions non catholiques furent jugées insuffisantes; le terrorisme basque se développa.

C´est dans ce contexte que les monarchistes réussirent à imposer leur solution pour l´après-franquisme: certes, depuis la loi de 1947, le caractère monarchique du régime était officiellement reconnu, mais aucun dispositif constitutionnel n´avait fixé avec précision le mécanisme de la succession, même si, en 1948, le jeune Juan Carlos, petit-fils d´Alphonse XIII, était rentré en Espagne pour y recevoir une éducation militaire ( son passage par les écoles des trois armes devait le servir plus tard dans ses relations avec l´armée) et universitaire.

Au terme d´une lutte d´influence avec les phalangistes, le clan technocratique, favorable à la monarchie, l´emporta et, le 25 juillet 1969, Juan Carlos était officiellement nommé «prince d´Espagne». Le 19 juillet 1974, gravement malade, Franco lui céda l´intérim de ses fonctions. Au sein de l´entourage du Caudillo, la tendance dure ( le Bunker) sembla alors l´emporter, malgré l´assassinat en juillet 1973 de Carrero Blanco, Premier ministre et chef de l´opposition à de nouvelles réformes. Le 20 novembre 1975, Franco s´éteignait. L´après-franquisme débutait dans l´incertitude la plus totale.

clad032
clad032
Niveau 10
08 janvier 2005 à 00:53:29

L´espagne à tres bien évolué today, c une grande puissance émérgante en Europe... ( ki va s´amplifier avec la latinisiation des usa)

CibertDark
CibertDark
Niveau 9
08 janvier 2005 à 12:25:53

1)té bette ou coi?les " latin"qui sont au usa sont sud américains kes ke ça a avoir?De plus les eats mexicains et autres d´amérique latine sont de droite ce qui est le contraire de l´espagne de nos jour.

2)en ce moment l´espagne est en duel avec les etats unis

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 08 janvier 2005 à 12:28:25

Les " Latinos" viennent tous d´Espagne ou du Portugal,c´est ça le rapport

CibertDark
CibertDark
Niveau 9
08 janvier 2005 à 12:35:48

ereur

au 15 ème siècle les portugais et les espagnols ont conquéris l´amérique du sud pour imposer leurs cultures.
apres ils sont repartits pour raisons de guerre.
ce qui fait que de nos jours les sud américains parle espagnol et sont chrétiens.
evidement y a eu des mélange entre indiens et espagnols.

ça serai comme dire que les antillais viennent de france.

CibertDark
CibertDark
Niveau 9
08 janvier 2005 à 12:37:07

dailleurs je suis espagnol et j´ai plus une tete de norvégien que d´indien d´amérique du sud.
Vut que je suis blond,grand,la peau clair et les yeux bleu.

CibertDark
CibertDark
Niveau 9
08 janvier 2005 à 12:40:28

tien voila le " raport"comme tu dit

découvertes de Christophe Colomb, faites au nom des souverains de Castille et d´Aragon, propulsent l´Espagne au rang de grande puissance coloniale, et la mettent en concurrence directe avec le Portugal. Les deux nations rivales, et néanmoins sœurs en chrétienté, sont conduites à se partager les acquisitions territoriales de l´avenir.

Par le traité de Tordesillas, en 1494, une ligne de démarcation est établie à 370 lieues marines ( environ 2´000 km) à l´ouest des îles du Cap-Vert: l´Espagne limite ses prérogatives aux terres qui se trouvent à l´ouest de cette ligne, et le Portugal accepte de borner les siennes à celles qui se trouvent à l´est. Le méridien de démarcation passe en fait tout près des bouches de l´Amazone - personne ne sait à l´époque que l´Amérique du Sud forme saillie à l´est de cette ligne, ce qui permettra plus tard au Portugal de revendiquer le Brésil. Aucun autre Etat ne reconnaît le traité de Tordesillas, mais la suprématie navale incontestable de l´Espagne et du Portugal leur permet de le faire respecter pendant un siècle.

A la recherche de l´Eldorado
Les Espagnols se contentent d´abord d´occuper les Antilles, où ils pensent trouver de l´or; mais, devant l´échec de leur recherche, ayant appris par les indigènes qu´il y aurait de grandes sources de métal précieux sur le continent américain, ils entreprennent sa conquête quelque quinze ans après la mort de Colomb.

Dans certaines régions continentales, notamment au Mexique avec les Aztèques, et au Pérou avec les Incas, les Espagnols découvrent de véritables Etats, et des peuples parvenus à un degré avancé de civilisation. La conquête du Mexique est menée par Hernán Cortés, entre 1519 et 1521; celle du Pérou - où, selon les récits indigènes, se trouverait l´Eldorado, le fabuleux pays de l´or - par Francisco Pizarro et Diego de Almagro, entre 1532 et 1537.

Le sort des autochtones
Les conséquences de la colonisation
La colonisation eut de funestes conséquences sur les populations autochtones. Elle entraîna évidemment la disparition de leurs civilisations, mais aussi, dans de nombreuses régions comme Hispaniola

Deux écoles s´opposent : celle des minimalistes, qui se recrutent préférentiellement dans l´historiographie hispanique, estime que la population initiale était d´environ 13 à 15 millions d´habitants; les maximalistes, se fondant sur des extrapolations d´études locales, mais très précises, affirment avec beaucoup de preuves que la population du Nouveau Monde au moment de sa découverte était proche de 100 millions de personnes, et qu´en tous cas elle ne pouvait être inférieure à 80 millions. Un siècle et demi plus tard, à une époque où les études peuvent s´appuyer sur des recensements fiables, cette population n´était plus que de 4,5 millions d´habitants pour l´ensemble du continent.

Une mortalité effrayante
Les causes de cet effondrement démographique ( près de 95 % de la population ! ) sont complexes. L´hypothèse la plus répandue, particulièrement chez les profanes, met en cause la nature même de la Conquête et sa violence guerrière, et l´assimilent à un génocide. Les études sérieuses et impartiales permettent aujourd´hui de récuser cette thèse simpliste, qui voudrait faire des conquistadors une horde de massacreurs systématiques des populations indigènes.

Non pas que la Conquête ne s´accompagna d´innombrables violences, voire d´atrocités - les témoignages ne manquent pas, notamment ceux de quelques prêtres qui prirent la défense des populations locales; l´un d´eux, Bartolomé de Las Casas, qui passa sa vie à dénoncer ces atrocités, finit par émouvoir l´empereur Charles Quint, qui interdit les sévices sur les Indiens - mais, au regard des populations concernées, l´impact démographique des massacres attestés ( Cholula, Cajamarca, prise de Tenochtitlán ou de Cuzco) fut réduit, et la chute dramatique de la population indienne ne peut être expliquée par cette seule violence conquérante.

En dehors de cas précis de batailles ou de guerres limitées dans le temps, il n´y eut jamais chez les conquistadors une volonté affirmée de détruire les peuples indiens ( qu´ils avaient au contraire un besoin impérieux d´asservir pour faire prospérer leur entreprise coloniale), et, en ce qui concerne le Mexique par exemple, les horreurs guerrières de la Conquête eurent sans doute moins d´impact sur la démographie que les saignées imposées annuellement aux populations par les exigences rituelles des Aztèques et les «fleuves de sang» répandus par les victimes humaines des sacrifices.

Comme première cause de l´effondrement démographique des populations amérindiennes, la quasi totalité des études sérieuses placent aujourd´hui les maladies infectieuses introduites à leur insu par les Européens. Le continent américain, jusqu´en 1492, constituait une entité biologique isolée depuis des millénaires. Les défenses immunitaires des Précolombiens avaient appris à reconnaître les pathologies de leur environnement, mais se trouvèrent totalement surprises devant des germes brutalement importés. Le choc microbien fut bien pire que le choc militaire; les épidémies se propagèrent avec la rapidité et la violence d´un cataclysme effroyable et, tout au long du XVI e siècle, emportèrent jusqu´aux trois quarts de la population indienne; rhume, grippe, variole, rougeole provoquèrent des ravages spectaculaires, particulièrement chez les enfants, ce qui eut des conséquences dramatiques sur l´évolution démographique.

Pour remplacer ces populations autochtones décimées, les Espagnols auront alors recours à la traite des Noirs, qui va se développer au cours des XVII e et XVIII e siècles et coûter à son tour la vie à des millions d´Africains.

Colonisation espagnole et colonisation portugaise
Alors que l´Empire portugais se compose uniquement de stations maritimes et de comptoirs, l´Empire castillan se caractérise par l´établissement sur les terres conquises de gens de la Péninsule, qui y font souche. Un nouveau peuple métissé se forme, les créoles ( criollos), qui installe durablement l´influence espagnole en Amérique. A l´opposé, les Portugais se contentent de fréquenter leurs comptoirs exotiques pour accumuler des marchandises à destination de Lisbonne. Ils y passent juste le temps nécessaire pour s´enrichir puis, fortune faite, retournent dans leur pays. La capitale portugaise devient un grand entrepôt d´épices où toute l´Europe vient se fournir. La puissance coloniale portugaise dure environ soixante-quinze ans; dès la fin du XVI e siècle, les Hollandais enlèvent à Lisbonne la plus précieuse de ses colonies, les îles de la Sonde.

Les rois d´Espagne, pour leur part, organisent leurs nouvelles possessions de manière à les soumettre étroitement à la métropole. Les différentes colonies sont gouvernées par de hauts fonctionnaires envoyés de la Péninsule, vice-rois et capitaines généraux. En Espagne, un Conseil suprême des Indes a la haute main sur tout ce qui touche à l´administration civile, militaire, religieuse et judiciaire des colonies. A l´exemple des Portugais, les Espagnols se réservent le monopole du commerce avec leurs possessions d´outre-mer.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 08 janvier 2005 à 12:42:15

Effrayant

Pasteqman666
Pasteqman666
Niveau 10
08 janvier 2005 à 12:50:36

personne n a parlé des 60000 juifs que Francesco Franco a sauvé du nazisme,et fait ensuite naturalisé espagnol :question:

tooie
tooie
Niveau 10
08 janvier 2005 à 21:50:47

je suis espagnol , mon grand pere etait franquiste et il a fait la 2 eme guerre mondiale dans le contagent espagnole envoyés au front russe j´ai encore son casque et 50 euros toutes les années envoyés gentillement de lui :p

clad032
clad032
Niveau 10
09 janvier 2005 à 12:10:12

Ct la division Azul... :oui:

Maurice_poisson
Maurice_poisson
Niveau 3
09 janvier 2005 à 12:31:51

Rendez lui un hommage tant que vous y etes :honte:

Pasteqman666
Pasteqman666
Niveau 10
09 janvier 2005 à 14:52:21

si l Espagne en est là,c est grâce a lui,au moins il a fait évolué son pays contrairement a des Staline...

Colonel_Manou
Colonel_Manou
Niveau 8
09 janvier 2005 à 15:12:00

Concernant B. de las Casas, faut fortement relativiser ses propos. Il en rajoutait des tonnes sur les sévices infligés aux Indiens par les Espagnols, bien qu´il y ait une certaine réalité à la base de tout ça.

La quasi totalité des morts amérindiens sont dûs au phénomène du choc microbien, mais également à certains massacres ( mais bon, avec 200 conquistadores, on me fera pas avaler qu´on peut flinguer 2 millions de personnes...), aux conditions rudes auxquels ils ont été soumis, et enfin, chose qu´il ne faut pas négliger, aux sanglants sacrifices des populations aztèques, incas and co qui décimaient parfois 20 000 individus en quatre jours...

wendl
wendl
Niveau 10
09 janvier 2005 à 15:36:20

200 conquistadors ? y en avait beaucoup plus.

Pour la petite histoire, un homme du nom de Guerrero afait naufrage en Amérique avant l´arrivée des grand contingent espagnols ( l´un des premiersà s´embarquer pour une misison chez les Icas probablement).

Il s´est pris d´affection pour les habitants d´une île qu(il a souhaité défendre. En leur apprenant à ne pas avoir peur des fusils, les Espagnols se sont retrouvés face à un redoutable advrsaire à leur arrivée.

( Les Incas ont perdus les Guerres en laissant entrer les Espagnols chez eux.)

Maurice_poisson
Maurice_poisson
Niveau 3
09 janvier 2005 à 19:24:04

pasteqman666
Posté le 09 janvier 2005 à 14:52:21
si l Espagne en est là,c est grâce a lui,
--> Merde en boite dsl mais là ce genre de propos ça m´ecoeure completement, j´en deviendrai violent :honte:
Bombarder les civils espagnols ca c´est sur que ca fait avancer l´espagne.
au moins il a fait évolué son pays contrairement a des Staline...
--> Ah bon ? il me semble que grace à Staline la russie s´est agrandie en territoire et puissance.
Remercie aussi Hitler tant que tu y est il a fait faire des bonds prodigieux dans le domaine scientifique.

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