Histoire de compléter un peu. Lorsque le général Desaix arrive sur le champ de bataille, les troupes françaises de Victor et de Lannes se replient doucement en arrière. Les troupes de Lannes sont encore en bon état, mais les troupes de Victor sont épuisées par de nombreuses heures de combats et de fusillade. En outre, Victor est poursuivi de près par l'immense colonne autrichienne. Immédiatement, Desaix a alors le réflexe de s'interposer entre les troupes de Victor et la colonne autrichienne. Une attaque brusque des soldats français de la division de Desaix stoppe net la poursuite des autrichiens.
Il y a ensuite une pause sur le champ de bataille. Desaix réussit, lors d'une réunion avec tous les chefs, à convaincre ces derniers que la bataille peut encore être gagnée. Les chefs français organisent une contre-offensive. La division Desaix attaque en premier, c'est à ce moment où il se fait tuer d'une balle en plein coeur, il est tué net et n'aura évidemment pas le temps de formuler les mots que la postérité lui a donné plus tard.
Personne ne se rend compte de la mort du général Desaix dans l'immédiat et la contre-offensive française s'organise. Une préparation d'artillerie orchestrée par Marmont, suivi d'une brillante charge des 2eme et 20eme de cavalerie sous Kellermann, permet de détruire par surprise l'avant-garde de la colonne autrichienne. Il s'ensuit une panique et la colonne autrichienne se désintègre. Les fuyards se réfugient et se rallient dans le village de Marengo. C'est alors que la division Desaix, désormais commandée par le général Boudet, entre de nouveau en scène. Les soldats français de Boudet entame une longue fusillade, mais c'est par l'intermédiaire de plusieurs charges à la baïonnette, que les soldats français de Boudet vont réussir à repousser les bataillons hongrois hors du village de Marengo. Les 30eme et 59eme demi-brigades de ligne s'illustreront en débusquant les troupes autrichiennes. Les conscrits Coquet de Amptil vont réussir à capturer deux drapeaux autrichiens dans ces dernières mêlées.
Finalement, l'armée autrichienne est battue, elle a perdu dix milles soldats tués, blessés ou prisonniers. Et le lendemain, le général autrichien Melas signe la convention d'Alexandrie qui donne, à la république française, tout le nord de l'Italie jusqu'au Mincio.