"Cabolodge
Posté le 30 mai 2012 à 18:43:00
La vieille ville utilisée pour son passé médiévale allemand, l'accueil des reliques du SERG, l'aterrissage du Zeppelin, le don par Hitler d'un globe de 1492 à la ville, la construction du Reichparteitag, les pogroms de 1348 contre les Juifs...
Est-ce qu'il en parle d'utiliser la ville comme vecteur de l'héritage historique allemand, celui de l'antiquité avec "le colisée" du Reichparteitag et la technologie allemande avec le Zeppelin ? Est-ce qu'il parle de la volonté d'édifier quelque chose las bas, de convier tous les allemands aux rassemblements du parti pour fomenter l'idéologie ?"
Pas souvenir, non, sauf peut-être à propos d'une des premières manifs du parti à l'extérieur de Munich. Il évoque vaguement l'architecture de Munich, qui, pour lui, représente le summum en la matière, mais pas Nuremberg. Nuremberg est surtout devenue un lieu emblématique après 1933 la Franconie étant très nazie (plus que Munich à ce moment là). Hitler la proclame "Capitale idéologique" en 1927, soit trois ans après la rédaction de Mein Kampf. Non, à l'époque de Mein Kampf, le mouvement d'Hitler était centré sur Munich, et le culte du Führer n'existait pas encore. Au delà, je pense que d'autres personnes prenaient le relais, même à Nuremberg.
Mais j'ai lu Mein Kampf à 15 ans... Je ne me souviens pas de tout
"L'important n'est pas de voir si Mein Kampf est instructif à l'échelle historique mais bien de comprendre les mécanismes qu'Hitler utilise pour former sa pensée et celle du Reich. "
Il y a, en tout et pour tout, deux chapitres à ce sujet, et c'est vrai que cela peut être intéressant: il y explique le choix de la swastika, des couleurs du drapeau nazi, son admiration pour la propagande des Français et des Britanniques pendant la guerre, mais aussi sa fascination pour "domination des masses" par la religion catholique et le communisme...
Sinon, pas de grosses surprise: il dit presque tout. Ses ambitions guerrières, ses thèses raciales (même s'il n'est pas encore question de Shoah), le culte de la personnalité...
Personnellement, j'ai commencé par lire son bouquin "à brut", et ensuite je me suis vraiment intéressé au contexte, au personnage... Et mon avis sur le bouquin n'a pas changé. J'ai discuté avec un prof d'Histoire qui l'a lu, et il a le même avis que moi: bouquin indigeste, et "temporel". Donc on peut le lire, en ayant quelques bases en Histoire (en ayant appris ses cours de 3e sur la WW2).