Je suis un sourd, comme tous les sourds ont connu Abbé de l'Epée
Vous ne le connaissez pas ?
Je vous raconte sa vie:
Charles-Michel de L'Épée, dit l'abbé de L'Épée, né à Versailles le 25 novembre 1712 et mort à Paris le 23 décembre 1789, est un abbé français.
Il nait à Versailles, la résidence du Roi de France et de sa cour, où son père était architecte.
Il étudia au collège des Quatres Nations, et reçut son diplome en théologie à l' âge de 17 ans.
Se pliant à la volonté de son père, il commença des études en droit. Il devint avocat à l' âge de 21 ans. A peine était il inscrit au barreau de Troyes, que l' Evêque de cette ville, Monseigneur Boussuet, qui admirait beaucoup ses qualités humaines, l' installa comme remplaçant à un poste de prédicant.
A l' âge de 26 ans, en 1738, il devint prêtre, avant d' être congédié six ans plus tard, au décès de son protecteur, par l'Archevêque de Paris.
L' abbé de l' epée retourna alors à Paris, où il étudia la philosophie et obtint son doctorat. Il étudia aussi l' espagnol, l' italien, l' anglais et l'allemand.
Durant l' été 1760, un jour où il pleut beaucoup, l'abbé cherchait un abri, il entra dans un maison par hasard. Il avait découvert 2 jeunes jumelles qui ne entendent pas, leur mère avait affirmé que ces soeurs etaient sourdes.
Intérèssant, l'abbé avait réflechi aux méthodes pour l'enseignement pour les sourds.
Il inventa des signes pour les déclinaisons et des signes dits "méthodiques" pour certaines conjugaisons.
Il ouvrit alors à Paris une école pour les sourds-muets, et devint connu à travers
l' Europe. Louis XVI et le duc de Penthièvre l'aidèrent avec de larges contributions.
L' empereur Joseph II lui-même visita l' école.
En 1791, deux ans après son décès, l' Assemblée Nationale décreta que son nom devait être ajouté à la liste des bienfaiteurs de l' humanité, et reprit la gestion de l'école qu' il avait fondée. Et en 1838, un monument en bronze fut érigé sur sa tombe, dans l' église St-Roch, à Paris.
Il publia en 1776 "instruction des sourds-muets par la voie des signes méthodiques", et en 1794, cinq ans après son décès, parut "la véritable manière d'instruire les sourds et muets, confirmée par une longue expérience". Il avait également entamé un "dictionnaire général des signes", qui fut terminé par son élève et successeur,l'abbé Sicard.