Bon, je vais pouvoir étaler ma science
Parlons de l'armement.
Au début du conflit, le soldat français ou allemand (je ne sais rien de l'armée belge de 14-18, mes regrets.) porte un uniforme de tissu, aucune protection viable contre les balles, son couvre-chef est à peu-près inutile. En effet, les "frenchies" ont un képi de tissu, et les "fritz" un casque en cuir décoré d'une belle pointe qui brille au soleil. Les allemands ont néanmoins un uniforme en feldgrau, gris-vert, plus discret que le légendaire bleu roi et rouge vif ("garance" pour les intimes) des français. Les deux armées utilisent encore de la cavalerie, armée de lances, de sabres et de carabines. Les français, fiers de leur tradition de cavaliers, ont même conservé douze régiments de Cuirassiers, bardés de leurs cuirasses et de leurs casques, ces même unités qui déjà à Waterloo, cent ans avant, semblaient dépassés.
Le fantassin, lui, est armé d'un fusil. Il s'agit d'un fusil à verrou, doté d'un chargeur variant entre 5 et 10 balles, extrêmement précis, de très longue portée. Entre chaque coup, le soldat doit actionner le verrou qui enclenche une autre balle dans le canon. La plupart de ces armes datent des années 1890. Mauser 98, Mosin Nagant, Lebel, Lee Enfield, sont représentatifs de ces armements.
Le choc de l'infanterie se situe au niveau de la mitrailleuse, qui révolutionne le combat. Très utilisée par l'armée allemande elle est plus rare, mais présente tout de même, chez les Alliés. L'artillerie lourde, chef d'oeuvre d ela révolution industrielle, est au rendez-vous, atteignant des calibres tels que 420 mm
Les "bonnes vieilles techniques" demeurent présentes, tout soldat possède une baïonnette.
L'armement évolue rapidement. Dès 1915, pratiquement toute la cavalerie a été démontée. Les français, d'abord, se dotent du casque Adrian et d'une tenue bleu horizon. Les allemands sivent en 1916 et adoptent le Stahlhelm, qui deviendra l'emblème du militarisme allemand pour les années à venir. Des armements naissent pour s'adapter aux combats de tranchées : couteaux évoquant leurs ancêtres médiévaux, massues de fortune... Apparition des gazs et du lance-flamme, généralisation de la mitrailleuse, développement de l'artillerie légère, concentration d'artillerie lourde qui défigurent les champs de bataille. L'armement du simple soldat, le fusil à verrou, ne change cependant pas. A la fin du conflit, les allemands ont inventé le premier pistolet-mitrailleur, le MP18. Les français ont créé le premier fusil-mitrailleur, le FM Chauchat.
Les anglais innovent en créant les premiers tanks de combat, d'après une idée émise à la fin du 19e et rejetée à l'époque. Deux types de tanks : "Mâles", à canons, et "Femelles", à mitrailleuses. Le Renault FT-17, char français, est le prmeier char à tourelle. Les allemands ne créent que 60 blindés, sans tourelle.
L'aviation militaire naît : débuts des bombardements (des soldats lâchant à la main des bombes sur les ennemis), rôle d'éclaireur, naissance de légendes comme le Baron Rouge ou Guynemer. Les alliés maîtrisent le ciel.
Sur les fronts orientaux et russe, peu de changements : l'essentiel des nouvelles technologies est utilisé sur le front ouest.
Le soldat de 1914 rapelle celui de 1870 par son allure celui de 1918 présage celui de 1939.