"la République était quand même bien encrée dans les esprits"
--> Non, elle était encore très fragile; c'est d'ailleurs pour cela qu'on parle de "crise boulangiste", parce qu'elle a fait vaciller la toute jeune IIIème République.
Les Républicains avaient peur de la popularité de Boulanger et d'un retour au pouvoir d'un seul homme, capable de s'appuyer sur l'armée et le peuple. Mais Boulanger semble ne jamais avoir eu de grandes ambitions politiques à la Napoléon, ses partisans oui mais lui, non, je ne pense pas qu'il avait la carure d'un homme d'Etat et je ne sais pas comment cela a été perçu sur le coup, mais je suis d'accord également pour dire qu'avec le recul historique, son suicide ça le décrédibilise un peu
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Napoléon Ier, vaincu et condamné à l'exil, avait pensé au suicide mais je crois que c'est lui qui avait écrit un truc du genre "Le suicide c'est une lâcheté de coeur et d'esprit". Donc, à la question "Boulanger aurait-il pu devenir le nouveau Napoléon ?", je réponds "Ne comparons pas l'incomparable" : ce ne sont pas les mêmes circonstances (à l'époque de Boulanger, la République était vacillante mais ce n'était pas encore le chaos avec le besoin d'un sauveur) et Napoléon Ier et Boulanger n'avaient pas du tout le même état d'esprit.