Nelson ne doit pas mériter autant de mérites.
Il faut savoir que Villeneuve, royaliste de conviction, a désobéi aux ordres de Napoléon.
Villeneuve a fait des manoeuvres totalement inconscientes qui ont menés à sa confrontation à Trafalgar.
"Commandant alors une force de vingt navires de ligne, Villeneuve est pressé par les officiers de l'armée française de participer à la reprise des îles conquises par les Britanniques. Mais il reste inactif pendant un mois."
"Les deux flottes s'affrontent au nord du cap lors de la bataille « des quinze-vingt » ou bataille du cap Finisterre, le 23. Malgré l'infériorité numérique les Britanniques capturent deux navires espagnols avant que le brouillard ne sépare les flottes. Le lendemain, Villeneuve ne profite pas de l'avantage du vent et du nombre pour attaquer la flotte pourtant éprouvée de Calder"
Les ordres de Napoléon qui l'attendent sont clairs : voguer au nord, vers Brest. Mais Villeneuve est inquiet face aux démonstrations de la Royal Navy. Il semble peu confiant en ses équipages et ses navires éprouvés par six mois de navigation.
Si Villeneuve était parvenu à rallier Brest, ce qui aurait réuni la totalité des deux flottes françaises (Brest et Toulon) ainsi que l'Armada espagnole, la situation en aurait été toute autre.
Et la réunion des escadres de Brest et de Toulon constituait de toute manière l'objectif initial fixé par Napoléon.
Qui plus est, de fait, en se repliant à Cadix, Villeneuve a laissé pendant des mois ses marins se démoraliser, déjà rongés par les maladies, alors qu'il aurait suffit de rallier Brest et Rochefort, et avec un peu de chance Napoléon était apte à lancer l'invasion de la Grande-Bretagne, qui lui aurait été fatale.
Pire encore, Villeneuve a choisi d'appliquer la formation française de 1702 (soit vieille de 103 ans) qui a vallu à la flotte française royaliste défaites sur défaites... Et ce en sachant pertinnament que Nelson opère toujours par une percée de la ligne ennemie.
Certes, les marins français et espagnols bénéficiaient de moins bon canons et d'un entraînement moindre, mais tout de même, il enchaîne les erreurs cruciales.
Pour courroner le tout, il est resté passif la totalité de la bataille de Trafalgar sans donner le moindre ordre à sa flotte...
Encore une fois, Napoléon est parvenu à déceler cette incompétence, mais hélas, l'amiral qui était censé remplacer Villeneuve est arrivé trop tard, trois jours après le désastre de Trafalgar.
Il était bien simple pour Nelson de pulvériser cette cruche d'amiral, hésitant, passif, paralysé par les évènements, qui a laissé son équipage pourrir par les maladies, et qui a surtout désobéi aux ordres de l'Empereur, qui étaient pourtant... très clairs.