CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Celui qui ne vivait pas parmi nous.

Unknowledge
Unknowledge
Niveau 7
01 octobre 2006 à 16:15:22

Il arrive parfois, lorsque tout semble noir autour de nous, qu´on ait envie d´évacuer tout ce qui nous pèse sur le coeur. Et il arrive parfois que l´on souhaite partager ce que l´on ressent avec d´autres.
Car quoi qu´on en dise, les hommes ont besoin de se réconforter entre eux.

___

http://www.radioblogclub.com/open/101327/hier_encore/Charles%20Aznavour%20-%20Hier%20Encore
___

Je suis assis sur le siège d’une vieille chaise de bois, et j’écris ces dernières lignes en écoutant une musique datant d’avant ma naissance.
Je suis un homme fatigué, usé par le temps et la vie, qui n’a plus vu depuis un mois la lumière du jour.
Je n’ai pas non plus vu l’Homme depuis un mois. Je ne sais d’ailleurs pas si je l’ai jamais vu un jour. Peut-être fut ce le cas dans ma jeunesse.
La femme que j’aimais, et avec laquelle je ne me suis jamais marié, s’est éteinte à mon départ, mais je ne suis pas allé voir son enterrement. Autant pour ce qu’ils sont que pour ce qu’ils représentent. Laissons les morts enterrer leurs morts. Laissons sans les reprendre les histoires se finir.
Je suis un homme courbé mais pas malade, assis devant une large table de chêne, où ont été posés six serviettes, un classeur épais, une grosse pile de livres usés, une plume et un encrier.
Les serviettes et le classeur portent chacun une inscription, marquées à la main d’une écriture tremblante. La mienne.
Je connais ces noms par cœur. Je connais le contenu de ces objets par cœur. Je connais les inscriptions dans ces livres par cœur. Je connais tout cela aussi bien qu’un historien connaît son monde.
Terra.
Sirénée.
Aolora.
Alokâm.
Ohid.
Autres mondes et Icare.
Index et langues.
Et puis, en plus petits caractères, dans le coin supérieur droit de chaque ouvrage :
Honi...* .
Prenez les paroles qui suivent comme vous le voudrez, mais que ceux qui lisent ces lignes le sachent : sur cette terre, au fin fond d’un pays d’Amérique, entre quatre murs d’une bâtisse de campagne, existe un autre monde que le vôtre. Ce que vous appelez Univers et Dimension n’est pas seul. Et cette chose étrangère porte ce nom. Et cette chose étrangère possède un dieu.

Hier encore,
J´avais vingt ans,
Je caressais le temps,
Et jouais de la vie,
Comme on joue de l´amour,
Et je vivais la nuit,
Sans compter sur mes jours,
Qui fuyaient dans le temps...

Un appareil à l’arrière fait jouer cette musique, étrangement éloignée de ma vie mais pourtant si touchante. Je n’ai pas eu ces vingt ans. Mes vingt ans ont été mangés par ce monde. J’ai joué de ce monde, je l’ai comblé la nuit. Je me rappelle plusieurs fois où, au sortir d’un rêve, je suis sorti de mon lit et ai pris mon ordinateur pour inscrire une idée. Ces éclairs de génie doivent être là, quelque part, piliers d’un de ces livres ou anecdotes sans grande importance.
Anecdotes sans importance, mais ne sont ce pas ces maigres histoires qui font notre monde ?
Il m’arrive de croire que je suis la victime du destin. Qu’un jour, une histoire devait naître, colossale et interminable. Et pour cela, il fallait sacrifier une vie, une seule, afin de la faire durer des générations sans la tarir. Un groupe d’hommes ne pourrait y parvenir car, bien que l’Homme soit sans doute la chose que je connaisse la moins bien au monde, il n’a pas encore la capacité de regrouper ses idées. Ils ne peuvent entrer en communion, ériger un monde aussi bien qu’un seul pourrait le faire. Et c’est sur moi qu’est tombé ce fardeau. C’est moi qui gâcherai ma vie pour en créer mille autres.
Mais je reprends alors mes esprits, et comprends que je ne suis pas une victime, bien au contraire. Je suis un élu, choisi par le destin pour montrer que l’Homme peut être un dieu si il le veut. Un dieu factice –il me semble avoir déjà utilisé ce terme dans un de mes textes d’adolescents –, certes, mais aussi méritoire que celui qui fait naître la vie.
Ceux qui me liront doivent se dire que je suis mégalomane. Je tiens alors à écrire deux choses à ceux là – et non à dire, car voilà bien longtemps que je ne sais plus parler – : une mère n’est pas mégalomane, celle qui fait naître un enfant n’est pas mégalomane, celle qui comprend n’avoir vécu que pour cette nouvelle vie n’est pas mégalomane. J’ai fait naître une nouvelle histoire, que notre Univers n’aurait jamais pu voir. Et dans cette histoire, j’en ai fait naître d’autres, des milliers d’autres. J’ai donné la vie, et ceux qui me penseront fou auront peut-être raison.
Mais je demande une chose à ceux là :
De faire ce que j’ai fait. De consacrer une vie entière, de sacrifier leur temps, leurs peines, leurs amours, leurs amis, leurs travaux, leur famille, de délaisser et d’ignorer tout cela, pour leur création.
Alors seulement, ils pourront me juger.

___

  • : À cet endroit, le manuscrit est illisible.
__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
01 octobre 2006 à 16:33:31

Un bon texte, bien écrit. Une belle histoire qui se lit plus facilement que tes autres écrits. :)
Voilà... je ne vois pas trop quoi dire d´autre...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
01 octobre 2006 à 19:11:59

Autobio, encore? Rien à dire sur le texte sinon, ce n´est guère le genre de texte que je peux commenter. Je me contenterai de dire que c´est bien écrit et que le message passe très bien. :-)

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
01 octobre 2006 à 19:38:55

Cela tient peut-être plus de l´hagiographie que de l´autobiographie, mais bon.
Naaaannnn, je déconneuh.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
01 octobre 2006 à 19:46:40

Si j´savais ce qu´est une hagiographie, je pense que je serais plus à même de comprendre ta blague. :o))

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
01 octobre 2006 à 20:09:42

Hé hé... moi non plus je ne savais pas ce que c´était une hagiographie il y a une semaine... :malade:

Hagiographie >> Autobiographie mégalomaniaque, pleine de vantardise et d´orgueil.
Mais c´était pour déconner.

Roberta
Roberta
Niveau 10
01 octobre 2006 à 20:28:45

Si je puis me permettre, une hagiographie est la biographie d´un saint. Elle est donc très élogieuse pour faire ressortir la sainteté de la personne concernée mais n´est ni autobiographique (par définition, un saint est mort et aurait du mal à écrire sa propre vie) ni mégalomaniaque. Mais bon...

Sinon, je ne sais pas trop quoi penser du texte... Il n´est pas mal écrit malgré quelques maladresse (par exemple : "le siège d´une vieille chaise en bois", c´est superflu et bancal). On voit que tu cherches encore ton style. Ce n´est pas encore fluide, ça reste un peu maldroit. Mais ça viendra, je suppose. Sinon, l´histoire en elle-même ne m´emballe pas mais c´est purement personnel. Je ne trouve pas ça très accrocheur et un peu trop souvent vu.

__tony__montana
__tony__montana
Niveau 10
01 octobre 2006 à 20:51:43

Boaf c´est mon prof d´histoire qui m´a dit ça...
A mon avis c´est la définition "de base" que tu as sortie, la mienne étant peut être une moderne ? enfin bon on s´en fout !!
:dehors:

Roberta
Roberta
Niveau 10
01 octobre 2006 à 20:59:40
  • maladresses

Bah, à ma connaissance, il n´y a qu´une seule définition mais bon, on s´en fout un peu comme tu dis.

Amir_
Amir_
Niveau 9
22 octobre 2006 à 11:05:10

Je me rends compte n´avoir pas posté la suite, comme j´étais tout a fait bien le lendemain, je le suis d´ailleurs toujours.
Mais malgré cela j´ai tout de même envie de poster la suite, pour une fois que je termine quelque chose...
Je poste pas tout, mais si qqun veut la fin je peux la lui poster immediato :)

___

J´ai fait tant de projets,
Qui sont restés en l´air,
J´ai fondé tant d´espoirs,
Qui se sont envolés,
Que je reste perdu,
Ne sachant où aller,
Les yeux cherchant le ciel,
Mais le coeur mis en terre...

Encore une fois je remarque que cette chanson est bien loin de ma vie. Mon projet n’est pas resté en l’air, j’ai fondé des espoirs qui jamais ne m’ont quitté, je sais où aller et ne suis pas perdu.
Sauf peut-être dans ce monde où je vis. J’y suis perdu, je l’ai toujours compris. Au fil de ma vie, à mesure que j’avançais, j’ai délaissé cet univers pour vivre dans un autre. Je me suis un jour rendu compte, il me semble que c’était à vingt six ans, que je n’étais jamais tombé réellement amoureux. Ce ne fut qu’à partir de dix neuf ans que je commençai à avoir de vrais amis –un excellent dessinateur notamment, qui à présent n’est plus, mais a su mettre sur papier mes propres personnages, et je ne l’en remercierai jamais assez –, mais il faut dire que je les ai rencontrés de manière assez spéciale, par le biais de ce fléau de 2081 que l’on appelle Internet. Avant cet âge, j’avais éprouvé des sentiments pour des filles et des garçons, mais ce n’avait été qu’une sorte de compensation par rapport à ce qu’était l’Homme pour moi.
Ce devait être vers quinze ans, —comme tout cela est loin, et je m’en souviens encore, alors que je connais même plus le nom de mes établissements — quand j’entrai en seconde, que j’ai pris conscience de ma misanthropie. Ce n’est pas tant que je haïssais l’Homme ou qu’il me répugnait, ni même qu’il n’était rien pour moi, mais je ne parvenais pas à établir des relations fortes avec lui. Je ne savais par exemple pas engager une conversation, je ne savais pas attirer une fille. Et je suis resté ainsi, toute ma vie durant. Malgré toutes ces rencontres, j’ai gardé cela.
J’ai grandi, j’ai voyagé. J’avançais dans la vie pour avancer dans mon monde. Quand je m’intéressais à quelqu’un, je gagnais quelque chose, car je connaissais un nouveau caractère à mettre sur papier. Il va sans dire que ce monde m’a aidé, beaucoup aidé. J’y ai appris des choses que lui seul pouvait me donner, que je ne pouvais créer seul. Les sentiments sont quelque chose d’extrêmement, de terriblement complexe. Si je ne m’efforçais pas de comprendre les hommes et leurs consciences, je buterais tôt ou tard sur mes personnages.
Les voyages m’aidèrent de la même manière, tout comme mes passions pour les arts, la société, l’histoire, et tant d’autres choses.
Je crois avoir tout survolé, et si je n’ai pas eu la chance de m’initier à tout – ici un groupe d’hommes serait nécessaire –, j’ai appris assez pour façonner quelque chose d’autre. Mais j’ai toujours considéré ce monde comme une étape, une marche vers quelque chose de plus haut pour moi.
Plus ce monde m’était étranger, plus le mien m’était familier.

Hier encore,
J´avais vingt ans,
Je gaspillais le temps,
En croyant l´arrêter,
Et pour le retenir,
Même le devancer,
Je n´ai fait que courir,
Et me suis essoufflé...

J’aurais tant voulu arrêter le temps, moi aussi. Il m’est arrivé de penser au suicide. La tâche qui m’avait été assignée prenait décidément trop de place, et je craignais de ne jamais en voir le bout –ce qui est en partie vrai –. Parallèlement à cela, je voyais les gens qui m’entouraient profiter de la vie, pendant que moi, je restais désespérément seul, ne liant amitié qu’à travers cent cinq touches de plastique. Combien de fois ai je vu dans le métro la figure salvatrice qui me libérerait définitivement de ce fardeau. Je me rappelle avoir fait un texte durant cette période, à laquelle quelqu’un avait répondu : « Il (moi) pense que le monde ne peut l´accepter et préfère donc prendre le métro qui le conduirait de manière violente directement dans son propre monde (du moins il l´espère). ». Cette petite phrase m’avait terriblement touché, tant elle contenait une part de vérité dont je n’avais jamais pris conscience.
Mais à chacune de ces tentatives de suicide, je repensais à ce monde, plus même qu’aux conséquences pour ma famille. À cette époque, malgré tout ce temps que j’y consacrais, il n’était encore qu’un petit amas de sociétés trop peu précises. La structure même des œuvres principales n’est pas celle qu’elle est aujourd’hui, et la majorité des textes de cette période sont abandonnés dans la cave. Mais malgré cela, j’étais convaincu, j’étais certain —il ne pouvait en être autrement – que mon monde naîtrait un jour, dans toute sa splendeur.
Avant mes vingt ans, je savais que la saga serait le véritable but de ma vie ; je pourrais prendre autant de chemins de traverse que le destin le voudrait, je reviendrais toujours sur cette voie qui était la mienne. Et uniquement la mienne.
Et pourtant, j’ai vu naître bien des mondes sous les plumes d’autres écrivains. Le premier d’entre eux, né bien avant ma naissance, était une œuvre de fantasy que l’on considère encore aujourd’hui comme majeure. Il y’en eut d’autres, mais pas aussi complexes. Ils furent talentueux, ils furent bien meilleurs que je ne le suis encore maintenant, ils maîtrisèrent la langue et jouèrent avec les mots. Mais jamais ils ne firent cette chose à laquelle je consacrais ma vie. Ils se consacrèrent à autre chose, digne de respect. Mais ils n’élaborèrent rien d’aussi vaste que ce qui s’étale devant moi.
Bien après ma naissance, en revanche, un jeune auteur édita une saga de science fiction pouvant rivaliser même avec ce Grand.
J’avais pris crainte, à ce moment. Mais je me rendis compte d’une chose.
Cet homme n’avait pas sacrifié sa vie.
Cet homme avait écrit comme on écrit une œuvre majeure.
Pas comme si cette œuvre était sa raison de vivre et sa survie.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
22 octobre 2006 à 12:01:32

Je sais pas si je délire, si tu me l´avais filé ou si c´est sur 5S que je l´ai vu, mais j´ai déjà lu ce passage^^ So : the TRUE suite please. :-)

Amir_
Amir_
Niveau 9
22 octobre 2006 à 19:05:06

Tu ne délires pas, scuse moi^^
Voici la suite et la fin.

___

Ignorant le passé,
Conjuguant au futur,
Je précédais de moi,
Toute conversation,
Et donnais mon avis,
Que je voulais le bon,
Pour critiquer le monde,
Avec désinvolture...

J’ai critiqué le monde moi aussi, mais en ai pourtant profité, comme je l’ai dit. Jusqu’à mes seize ans, j’ai toujours voulu être le meilleur. Non que j’aie été éduqué dans cette optique, mais j’étais parmi les meilleurs de ma classe, au collège, et cette période m’avait marqué même au lycée, où j’avais dégringolé. Avant treize ans, je considérais mon œuvre comme la meilleure, car n’en avais vu aucune autre semblable. Ensuite, Tolkien est passé par là, et j’ai souhaité le surpasser. Puis, j’ai compris que je n’étais pas le seul auteur qui souhaitait cela, et j’ai préféré faire de mon mieux. J’ai parfois abandonné ce monde, pour m’abandonner à autre chose. J’ai parfois cru être surpassé, et ce fut souvent le cas. J’ai parfois cru être le seul, mais n’était qu’un parmi d’autres.
J’ai parfois craint d’être le seul, mais j’ai continué.
J’ai toujours su que je serais unique, et ne me suis pas trompé.

Hier encore
J´avais vingt ans
Mais j´ai perdu mon temps
A faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l´ennui

Car mes amours sont mortes
Avant que d´exister
Mes amis sont partis
Et ne reviendront pas
Par ma faute j´ai fait
Le vide autour de moi
Et j´ai gâché ma vie
Et mes jeunes années

Cette chanson se répète et m’insupporte. Elle ne signifie plus rien et je m’en rends maintenant compte. Mais l’appareil qui l’active est situé trop loin pour que je puisse l’atteindre sans m’écrouler, comme le lion de La Fontaine. Je veux d’abord finir ceci. J’ai pris un siècle pour bâtir un monde, sans jamais me détourner de ma voie, sans jamais tomber sur les rames du métropolitain. Et j’interromprais cette page, déchirée de je ne sais quel cahier, au risque de laisser à jamais inachevée ? Je terminerai, au risque de mourir la plume à la main et l’encre dans la gorge.
Mes amis, mes amours. Oui j’ai fait le vide autour de moi, parce que je l’ai voulu. Oui j’ai sacrifié ma vie, mais ne l’ai pas gâchée. Et mes jeunes années n’ont pas été gâchées, comme me le disait autrefois cette jeunesse insouciante, qui ne vivait que pour vivre, qui n’aimait que pour aimer, sans même chercher à comprendre la raison de leur existence. Ils ne naissent que pour mourir, vivent pour oublier la mort, mais ne font que l’attendre. Ils tuent le temps, tout simplement. Je ne les ai jamais compris. J’ai tout enduré, mais jamais n’ai pu saisir ce qui les animait.
Peut-être ma conception des choses est elle différente. Peut-être me suis je trop ancré à mon monde et ai oublié nos propres vertus. La religion qui guide trop d’hommes ne signifie rien pour moi depuis toujours. Je ne m’y reconnais pas, et ne la comprends pas. Le monde n’est qu’une vaste histoire, dans laquelle chaque personnage joue un rôle, petit ou grand, insignifiant ou inévitable. À force de créer, j’ai confondu créateur et création. Un tel univers est comparable au mien. Il arrivera un jour où ce nouveau monde se confondra, et où deux dimensions si différentes dans leur conception auront une importance égale.
Deux mondes tout aussi cohérents n’ont ils pas le droit d’exister ensemble ?
Deux mondes tout aussi palpables doivent ils être dissociables ?
L’Homme se considère trop noble pour être moins qu’une réalité. Mais un monde aussi tangible qu’une vie ne peut il être considéré comme véritable ? Un Monde dont l’on connaît absolument tout, du commencement à la fin, de l’Alpha à l’Oméga, ne peut il être même plus véritable que le nôtre ?
Du meilleur et du pire...
Je suis plus qu’un simple Ecrivain.
En jetant le meilleur...
Je suis un Dieu.
J´ai figé mes sourires...
Nous pouvons tous être des dieux.
Et j´ai glacé mes pleurs...
Mais nous avons trop peur pour le devenir.
Où sont-ils à présent...
Moi, je me suis sacrifié au nom de ma création. J’ai eu ce courage.
A présent...
Tout cela n’est plus désormais.
Mes vingt ans?
J’ai parachevé ma destinée, j’ai parachevé ce pour quoi j’étais né.

Je suis né un jour d’Avril 1990.
Nous sommes aujourd’hui un jour d’Avril 2081.
Ce genre de détails n’est il donc qu’un simple hasard ?
J’ai vécu quatre vingt onze ans.
J’ai écrit la première ligne de ma création à l’âge de huit ans.
J’ai vécu un siècle dans ce monde, et des milliers dans un autre.
Et bientôt, j’en rejoindrai un dernier, le dernier de tous, pour l’éternité, celui que n’ont vu ni les hommes, ni moi, ni aucun autre écrivain.
Celui dont on ne revient pas. Mais je resterai toujours ici. La conscience meurt, l’écriture, elle, est immortelle.
Ou peut être disparaîtrai je ainsi, respectant les lois physiques. Pas d’âme, pas d’esprit, pas d’enveloppe. Un vieillard mourra seul dans un chalet du Canada, ses lèvres blanchâtres laissant couler un filet de bave macabre, comme n’importe quel autre homme qui a trop vécu.
L’appareil s’est éteint. De l’autre côté de la table, il y’a une cheminée allumée. Les flammes crépitent. Les tisons brûlent. Ce bruit est joli.
Laissez moi inscrire un dernier mot. Un monde ne s’arrête et ne s’éteint jamais. Je n’ai plus la force d’user de n’importe quelle métaphore trop usitée. Je demande juste, à ceux qui me liront, à mes enfants et à mes petits enfants, de le continuer, de le faire tourner. De le faire vivre.
Un monde vit.
Notre monde vit de lui même.
Mais le mien est encore faible.

Protégez le comme un enfant.

***

Le sept Avril 2081, un enfant a été trouvé mort dans un chalet au nord de l’Ontario. L’endroit était vide, mais à l’arrivée des autorités locales, un feu important brûlait dans l’âtre, auprès duquel était couché le cadavre de l’enfant, âgé de huit ans. Le cadavre a été emmené mais n’a pu être reconnu, son visage ne possédait plus de face. Parallèlement à cela, on dénote quotidiennement des cas de surnaturel à propos de cette maison. Les citoyens alentour affirment que le feu de la cheminée ne s’éteint jamais, bien que personne n’y ait pénétré depuis dix ans.

Une autre rumeur certifie qu’un homme de quatre vingt onze ans du nom de Amir Bengelloun vivait là bas.
Bien que le nom de Amir Bengelloun n’existe pas.

http://www.radioblogclub.com/open/105800/hier_encore/Charles%20Aznavour%20-%20Hier%20encore

:-)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
22 octobre 2006 à 19:29:11

Je vois pas le rapport avec l´enfant (à part le fait qu´il ait écrit son premier texte à cet âge), mais c´est pas trop grave. :o)) Sinon, ben...pareil que les autres parties pour le com´. :o)) Ceci dit, c´est exagéré, nan? Tu comptes pas y passer ta vie à ton cycle, si? Ou c´était juste sur une espèce de coup d´blues? :hap:

Amir_
Amir_
Niveau 9
22 octobre 2006 à 19:48:05

En fait, l´écrivain meurt en emportant son monde avec lui, et il doit donc amener avec lui toutes ces années où il bâti ce monde. Il n´a plus le droit d´être ici...
Et pour la saga, si je peux y passer ma vie, je le ferai...

Negatum
Negatum
Niveau 10
24 octobre 2006 à 14:05:20

Quand je relis tout je me dit que t´es quand même un grand psychopathe :o)) . J´me rappelle d´ailleur que quand tu m´avais demander de le beta lecté et que j´l´avais lu, j´avais eu comme projet de t´engueuler. Mais bon, finalement, t´était déja amoureux dés le lendemain :-p .
Bon, ben rien à dire d´autre, c´est terriblement frustrant ce genre de texte quand on est d´accord sur rien et qu´on peut pas répondre. Mais j´ai trouvé ça trés bien écrit, à part peut-être des passages que j´ai trouvé maladroit. Quand à la chanson, je m demande si il était nécéssaire de la retranscrire, enfin bon :)

Voilou :-)

Amir_
Amir_
Niveau 9
29 octobre 2006 à 14:44:22

:up: ?

SophyErzengel
SophyErzengel
Niveau 10
29 octobre 2006 à 14:49:49

Juste pour dire que la fin ressemble à des nouvelles de Lovecraft, ce qui m´a fait marrer.

Et je t´avais dit de préciser un truc sur cette phrase: « Il (moi) pense que le monde ne peut l´accepter et préfère donc prendre le métro qui le conduirait de manière violente directement dans son propre monde (du moins il l´espère). ».

Car elle est de moi, MOI, MOI, MOI, MOI, mwahahahahaha. Grand dieu, je m´aime.

Au revoir.

Amir_
Amir_
Niveau 9
29 octobre 2006 à 14:55:32

Merci soul :o))
Et si cette fin te rappelle lovecraft je peux te jurer que c´est inconscient, car j´ai lu très peu de lui ^^

Amir_
Amir_
Niveau 9
14 novembre 2006 à 22:22:59

Uppage d´un noir broyage...

Amir_
Amir_
Niveau 9
23 avril 2007 à 22:36:07

Big up de nostalgie... Parce qu´on ne sait jamais ce que le destin nous réserve vraiment :)

  • >< ´tain la phrase à l´holywoodienne *
Sous forums
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment