Voila ma Fic H.F, réécrite et corrigée. L´histoire a sensiblement changé, pour en être que meilleur (enfin, je crois)
Pas de bla bla intempestif
desuite, le Prologue + début du Chapitre Premier
LE CYCLE DES ÂMES BLANCHES
Livre I/ Les Sept Divins.
Prologue:
La forêt des Dieux resplendissait sous un soleil rayonnant. Perché sur la branche d’un vieux chêne dominant, Grïzilden contemplait la mer verdoyante qui ondulait légèrement sous une brise naissante. Dylfi, l’oiseau et fidèle compagnon de l’elfe sifflotait gaiement en tournoyant autour de son maître. Grïzilden se gratta le menton, puis passa ses bras derrière la tête. Les doux rayons de l’astre du jour lui caressait le visage:
_ Maître! Siffla Dylfi en se posant sur l’épaule de Grïzilden. Les Elfes ont besoins de vous.
_ Je sais, Dylfi, je sais. Laisse moi encore quelques temps.
L’aigle battit des ailes nerveusement, puis attendit le bon vouloir de l’elfe. Un écureuil grimpa le tronc rapidement et se logea sur les jambes du Mage, qui le prit au creux de sa main:
_ Pas maintenant, Jïbal, je dois y aller.
Grïzilden reposa doucement l’écureuil, se leva sur sa branche à plus de cinquante mètre de haut et respira profondément.
Puis il plongea dans le vide.
L’air lui fouettait le visage. Il adorait ce sentiment de liberté extrême. A ses côtés, Dylfi fonçait vers le sol en piqué. Puis l’elfe s’accrocha à la branche d’un majestueux platane, glissa le long de celle ci et atterrit sur le sol en effectuant un saut périlleux avant. Alors qu’il époussetait sa robe blanche, il vit son compagnon tournoyer sur lui même:
_ Calme-toi, Dylfi. Nous serons à l’heure. Vas donc chercher mon épée et mes provisions.
_ Pour les provisions, pas de problème. Pour l’épée, elle est bien trop lourde pour moi.
Grïzilden se pencha en avant et éructa une étrange parole. Quelques secondes après, un puissant sanglier sortit d’un buisson épineux. L’Elfe lui donna son ordre en un chant inconnu, et le sanglier accompagné de l’aigle se dirigea vers l’Ouest de la forêt.
Pendant ce temps-là, dans le Palais Impérial de Silfar.
_ Seigneur, les Archers sont prêts. Nous disposons de 2500 Lanciers, 850 Archers, 13 Mages de l’Ordre Supérieur et une troupe alliée de Nain, composée de 80 guerriers.
Le Roi des Elfes était assis sur un trône en marbre blanc nervuré de filaments d’or, marbre unique aux elfes. Un casque elfique ornait son crâne, fait d’argent et d’acier. Vêtu d’une longue robe verte émeraude protégée par une cuirasse en fer forgé, il semblait être prêt à la grande bataille. Peut être la dernière de sa vie…
_ Où sont les troupes Humaines? Murmura le Seigneur, décontenancé.
_ Ils ne viendront pas. Voici une lettre de la part de Landerot III, fils d’Yradot.
Karzak, le Général et second du Roi, tendit une lettre cachetée vers son Seigneur, qui la saisit avec délicatesse.
_ Quel est le rapport des éclaireurs ? Questionna Lordarek en sortant le parchemin de la lettre.
_ L’ennemi a établit son campement. Il se situe à une demi lieue des remparts, Sir.
_ Rejoignez les troupes, Karzak.
Le Général s’inclina respectueusement, puis sortit en trombe de la salle du trône. Lordarek lut le parchemin en grimaçant.
_ Landerot… quel lâche!
Son cœur tapait violemment contre sa poitrine, son dernier espoir était toujours absent
« Grïzilden, que fais-tu… »
Chapitre Premier/ Un Elfe, Une Épopée.
Le soleil déclinait timidement par-dessus les Hautes Montagnes de l’Akör lorsque Grïzilden arriva aux portes de Silfar. Les cheveux blancs comme neige du jeune Elfe virevoltaient en tous sens sous une légère brise naissante. Celui-ci appela son aigle, qui fondit en piqué vers son Maître.
_ Apportes ceci aux portiers, demanda Grïzilden en extirpant une lettre d’une poche de sa robe.
Le rapace agrippa le bout de papier d’une de ses pattes et vola en direction des gardes sur le tour de ronde. Quelques instants plus tard, la porte s’ouvrit en grinçant et Dylfi se posa sur l’épaule de l’elfe.
A l’intérieur de la ville, les chaumières crachaient des fumées grisâtres de leurs cheminées. Les rues aux pavés joints étaient toutes désertes, rendant à la ville une atmosphère macabre. Le Palais Royal, situé tout au Nord de la ville, s’élançait vers le ciel dans une forme cylindrique. Un escalier en colimaçon grimpait le monument sur la paroi extérieur, jusqu’à la salle du trône à son sommet.
Grïzilden traversa la ville fantôme jusqu’au château et attacha Myrtil, son fidèle destrier à la robe blanche à un pieux proche de l’escalier extérieur.
_ Prévient le roi de mon arrivée, je te prie, murmura l’elfe à Dylfi, qui s’exécuta.
Grïzilden monta les escaliers deux à deux, jetant parfois des regards vers le camps des Nécrons que l’on apercevait de mieux en mieux en prenant de la hauteur. Une fois au sommet de l’édifice, on pouvait découvrir un corridor terminant par une porte en bois. L’Elfe emprunta celui ci et tapa trois coups à la porte. Un instant plus tard, celle ci s’ouvrit, découvrant un Roi à la mine fatiguée.
_ Enfin, tu es là, Grïzilden.
Les deux elfes s’enlacèrent amicalement, puis le Seigneur Elfique désigna un fauteuil du doigt:
_ Assieds-toi, mon ami.
Grïzilden prit place sur le siège et fixa Lordarek. De puissantes rides creusaient son visage et des cernes violacées démontrait chez celui ci une anxiété profonde.
_ La guerre est imminente. Et nous sommes en infériorité. Les Hommes n’ont pas répondu à notre appel, Landerot nous a abandonné aux mains de ces Démons!
Lordarek frappa violemment du poing un accoudoir de son trône.
_ Nos murailles n’ont jamais faillis, répondit simplement Grïzilden. Quand à nos lanciers, ils sont les meilleurs de tout l‘Erezia. Ayez confiance, mon Seigneur.
_ Comment avoir confiance lorsque le Seigneur Noir est aux portes de notre ville! Aucun être, aucune armée n’a vaincu contre lui. C’est la Mort, Grïzilden!
_ Et nous sommes la vie. Nous nous battrons jusqu’au bout.
Le Roi souffla longuement, Grïzilden ajouta:
_ Pour notre roi, pour notre honneur et pour les nôtres.
Lordarek inclina respectueusement la tête, quand la porte interne de la salle du trône retentit.
Le Général Karzak pénétra dans la pièce, la respiration haletante:
_ Ils avancent, Sir. La guerre a commencé.
