Merci de ta lecture hobb ( ouaaah le modero
), par contre tu tombes vraiment sur un texte que j´ai du mal a maitriser, justement a cause de ce style que je ne connais pas encore.
C´est une sorte d´essai en même temps, on verra bien le résultat.
Voici la suite, non beta lectée, si vous le voulez je la reposterai refaite et sans stress
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Tel fut le commencement du moi. Pareil à tous les egos. Une âme entre en symbiose pour que nous, enfants de l’Ecrivain et incipits d’une nouvelle histoire, puissions hériter d’un fragment de sa magie. Je fus comme tous les autres. Il ne peut qu’en être ainsi. Âme vierge du péché, âme vierge de vie, imperméable au mal caché de l’Ohid.
Un jour peut-être mes propres lignes atteindront les mondes des Gardiens. Rien n’est plus impossible désormais. Depuis que j’ai changé, le monde a changé avec moi. Par moi. Je crains de ne plus pouvoir vivre sur l’Ohid. Et si moi même ai ce sentiment, qu’en sera t il des étrangers ? Qu’il est difficile de savoir que notre présent est condamné à être passé, et que ce passé ne reviendra pas.
L’Ohid est mon monde. Il est aussi celui de ma race. Nous avons été seuls, lui et elle, il y a bien longtemps. Mais les Frères l’ont dit : nous ne sommes plus seuls. Les Gardiens sont partis, et ne sont point revenus. J’ai compris qu’ils nous ont abandonné, d’autres ont dit qu’ils attendaient. Et qu’ils reviendront quand reviendra l’alchimie.
J’ai brisé l’alchimie, mais ne suis je pas encore là ?
Nous croyons en l’Ecrivain et en son livre. Sa plume nous guide, et notre âme la pousse. Nous face à lui, nous amenons notre chemin sur un sentier qui se veut nôtre. Si nous sommes à un endroit à un instant, c’est qu’il devait en être ainsi. Mais ne croyez pas que nous ne sommes pas libres. J’en suis la preuve. Bientôt, tout cela cessera.
Alors avant de rejoindre l’Au-Delà tout empli de blasphème, je ne laissera pas ma trace uniquement dans l’Alpheg, où nul ne la verra jamais.
L’Ecrivain a donné à ses plus nobles créatures un don tout autre que celui de la magie.
Son propre pouvoir.
La Plume.
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Ohiho, harmonie et alchimie s’accordent et y offrent la vie et la mort. Mers de bleu sorti d’une toile irréelle voguent vers les cieux en rivières fabuleuses, déposant dans le ciel leur eau cristalline. Terres, plaines et contrées d’herbe d’un vert à laisser béat les hommes non avertis s’étendent sur les littoraux, sous l’ombre géante des rivières célestes.
Avance, avance, la petite âme pressée.
L’âme translucide transperce les eaux et les plaines, effleure les corolles et fait voleter les âmes emprisonnées. Fend les lumières et caresse les rayons.
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Un éclat fit briller un instant le sommet d’une colline, puis disparut en ne laissant qu’un coin de ciel miroir. D’autres phénomènes identiques le suivirent. De minces filins miroitants filèrent dans la plaine, à peine perceptibles. Ils fendirent le paysage, zigzaguant entre les monticules. Bientôt, ils gagnèrent le désert, et devinrent invisibles. Alors, dans une ultime lueur, dans le dernier soupir de leur vie d’éternel, ils gagnèrent Lodrian, la cité où tout converge.
Alors seulement, un enfant naquit.
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C’était une jeune femme allongée sur une couche de soie aussi douce que l’on puisse le concevoir. Son visage blanc et sans rides ne laissait transparaître aucune émotion, si ce n’est celle du soulagement.