Un petit texte, c´est pas très folichon, comme c´est écrit a la main, mais je le poste quand même, peut etre par besoin. N´hésitez pas à descendre bien sûr.
Enjoy.
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La muse
J’ai vu le tonnerre sous un jour en colère. J’ai contemplé la mer et vu un univers. Se cachent dans les nuages bien plus que des images, s’y cachent mes rêves, s’y cachent mes secrets. Les branches courbées de cet arbre de mai, elles m’ont révélé dans leur mélange toute la complexité d’un monde. Au delà de faits et réalités, s’enfouissent des mots. Des mots uniques, aux sens multiples, de langues perdues, et oubliées, que vous ne saisirez, qu’une fois saisie ma muse.
Ma muse qui m’étreigne et me bat, me force à l’aimer, et oublier les lois. Elle me voit je l’ai vue, nous sommes tombés ou peut-être n’est ce que moi. Englouties sous les mers septentrionales, elle m’a submergé et pris sous son aile, ailes d’une méduse aux paupières closes. La muse m’a emporté, loin plus loin que les hommes, mais m’a pourtant reposé.
Reposé sur un monde clos et couvert, que je n’ai vu changer. L’air égrène ma gorge et assoupit mes sens. Qu’est il advenu à ce monde, que je ne le comprenne plus ? Qu’a fait ma muse en me portant loin trop loin d’ici ?
J’ai vu la lumière dans les yeux d’un ancêtre.
Mais j’ai vu ma maîtresse dans le coin d’un miroir.
Te reverrai-je ô muse, quand viendra le grand soir ?
Que la nuit sera là, aspirant mon cœur et mon être ?
Je t’attends ô muse. Je ne sais si tu es à moi, je ne sais qui de nous deux est le maître.
Mais quand sonnera minuit, tu seras aussi perdue que moi.