Bonsoir à tous. Depuis quelques temps je ne suis plus très présent sur le forum avec quelques apparitions éclairs mais sans plus. Ce soir il m´est venu un sujet totalement au hasard.
D´après un avis je devrais le poster ici pour avoir de meilleures critiques que celle que j´ai eue, ce qui est totalement vrai je l´admet mais j´ai souvent eu des échecs et j´ai une fic en suspens même si les idées ne reviennent toujours pas.
Bon!
Voici le prologue, il ne plante pas vraiment le décor, c´est juste un descriptif des personnages et dans quel monde ils vivent.
J´espère que vous apprécierez ma façon d´écrire. Toutes les critiques sont les bienvenues bonnes ou mauvaises sauf bien sûr les trucs du genre "c´est nul" sans expression sur le sujet.
Merci pour ceux qui lisent même si ils ne mettent pas de comms´ !
La compagnie de l’imprévue
Prologue :
Cyril sirotait tranquillement sa quatrième tequila au bar mexicain du coin, tenant son téléphone portable dans la main gauche et lisant le message envoyé par sa, maintenant ex, copine :
« Cyril, voilà déjà un an et demi que sortions ensemble avant message, mais je n’ai pas eu le courage de te le dire en face, te dire que je te quittes. J’espère que tu ne m’en voudras pas,
Mélanie. »
Il regarda d’un air de défi son verre, et avala le dernier quart de son contenu. Il était près de minuit et Cyril, seulement âgé de dix-neuf ans, était un habitué de ce bar. Peut-être un peu trop d’après ses amis. Il n’avait pas de parents, tous deux morts dans un attentat terroriste dix ans plutôt. Il fut alors recueillit par son grand-oncle qu l’éduqua comme son propre fils avant de succomber à la maladie du cancer trois ans auparavant. Non, Cyril n’avait pas eu beaucoup de chance dans son enfance.
Par désespoir, il commença a fréquenté ce bar et se mit à boire. Occasionnellement d’abord, puis de plus en plus souvent au point de devenir alcoolique. A dix-neuf ans personne ne souhaite de mener une vie semblable. Et pourtant, il avait une belle gueule, corps musclé dû à la maçonnerie, son travail ; était intelligent… Mais le destin avait décidé que son bonheur s’arrêterait là. Et voilà que, désormais, il était célibataire, seul face à ses problèmes.
Youri était étendu sur son lit écoutant une fois de plus l’album des Dandy Warhols, son préféré parmi sa collection de plus de cent cinquante albums. Chaque note de chaque morceau résonnait dans sa tête déjà habituée à les entendre tant de fois.
D’origine israélienne, il avait su s’attirer les foudres des racistes de son bahut. Agé de vingt et un ans, il avait apprit à garder son sang-froid devant les « Sale juif de merde ! » ou encore des insultes du genre « T’iras dire à ton prophète de merde de me donner une bonne la prochaine fois connard ! ». Ca l’affectait énormément Youri étant très croyant en Jéhovah et en Moise mais il ne répondait pas, car il savait de toutes formes de provocations gratuites de ce genre n’amenait à rien. Il était la voix de la sagesse.
Il était près de onze heures quarante-cinq lorsqu’ Anthony, le chef d’une bande de jeunes des ghettos de Lyon s’apprêtait à cambrioler une riche maison pour offrir ce qu’il trouvait à ses protégés. « C’est pour les aider et non pour les mettre dans la merde ! » disait-il aux gens qui essayaient de le raisonner. Il les considéré tous comme ses petits frères et mourrait pour eux.
Il ouvrit la porte d’entrée après l’a&voir déverrouillé avec son précieux couteau suisse. Il n’entra pourtant pas tout de suite vérifiant un quelconque piège du style alarme, capteur etc.… Anthony était certes un voleur, mais un voleur malin et avec un grand cœur et une morale bien à lui qui se résumait en quelques mots : « Dans la rue soit tu fraudes soit tu te casse. Dans la rue soit tu fais le voyou sans en être un soit t’es pas un gars qui peut prétendre habiter dans un ghetto !»
C’est certes une philosophie que beaucoup de comprendront pas ou qui l’interprèteront par un discours de voyous qui ne respectent rien. Anthony n’était pas de ceux-là. A dix-huit ans et demi il avait déjà eu l’occasion de voter et l’avait fait en tant que citoyen et non en tant que voyou.
Il respectait la police et ne voulait pas enseigner à tous ces petits jeunes l’irrespect des adultes. Il aidait les personnes âgées à se défendre contre les variations du temps à prendre leur traitement et restait à écouter les bêtises qu’ils faisaient autrefois avec un grand sourire. Parfois il allait même faire leurs courses. Il aimait faire ça, rendre des gens heureux. Ce soir était une exception, car il détestait faire ça, mais il le faisait pour ses petits et cette motivation était bien plus grande que tout.
Il entra dans la maison en jetant des regards furtifs autour de lui et aperçut un sac à main pour femme, enfila ses gants et commença à fouiller. Il trouva un portefeuille bien garni en liquide. Avec ce qu’il tenait entre les mains, ils en auraient assez pour plus de deux semaines. Deux mille quatre cents soixante neufs euros exactement. Une somme rêvée par tous ses petits. Il reposa le sac, enfourna les billets dans ses gants après les avoirs enlevés et sortit en refermant la serrure grâce à son couteau suisse.
Il commença à marcher lorsqu’il entendit un grognement derrière lui et aperçut deux gros Rot apparemment affamés qui bondirent à sa poursuite en aboyant. Anthony coura le plus vite qu’il le pu et arriva à escalader à temps le portail magnétique et à retourner chez lui, retrouvé ses parents, à qui il avait fait croire qu’il était allé chez son meilleur ami. Anthony entra dans sa petite chambre et s’effondra sur son lit. Il prit le temps de se débarbouiller, de se changer et entama un sommeil profond jusqu’au lendemain…