Si vous avez cliqué, c´est que le titre vous étonne. Et vous avez raison! Ce que je vais poster là, je ne le considère pas comme un "écrit" à proprement parler... Enfin, vous verrez par vous même! A la base, ce texte était destiné uniquement à moi et mes amis, mais vu qu´il a eu (sans aucune vantardise) un petit succès, je me suis dit que je vous en ferais peut être part. Bien sûr, je conçois qu´il ne sera peut être pas apprécié par certain, mais enfin... Au pire vous laissez couler!! Oh... Et je tiens à préciser que malgré ses apparences, ce texte n´est en aucun cas baclé!
Allez, assez parlé, passons au texte! Pénétrez dans l´histoire de Bernard le Ouf, un homme pas comme les autres!!!
Chapitre I/ Mc Do, herbe et pain sucé.
Comme toujours, je traîne ma carcasse le long de ce couloir pourrit. Une odeur nauséabonde emplit mes narines et un profond dégoût s’empare de moi. En temps normal, j’aurais explosé avec grâce et volupté la tronche de celui qui émane une telle odeur, mais hélas, c’est moi qui sent le rat mouillé. J’vais pas me taper dessus non plus, j’suis pas une truffe!
N°47... C’est chez moi. Je sors de ma poche une petite clé rouillée et l’insère d’une main automate dans la serrure. La porte s’ouvre en grinçant, je plonge dans la pénombre de mon studio. Ni une, ni deux, ni même trois, je me déshabille à la hâte et prend une douche bien méritée et… glacée! C’est trop demandé un peu d’eau chaude dans une grande ville tel que Tarbes? De mauvaise humeur, je ressort de la salle de bain puis me rhabille sportivement; survêtement adidas, casquette Lacoste et basket nike. Une fois vêtu « avec classe », je me dirige vers le divan pour mater un DVD quand soudain, une idée géniale me vient à l’esprit. Une idée banale, pourtant, mais merveilleuse; « Et si j’allai tuer deux ou trois connards? » Fier de ma future occupation, j’ouvre le tiroir de ma commode… qui reste fermé! « Ah! Tu fais l’intéressant? Ok! » Ni quatre, ni cinq, je m’empare d’un marteau et défonce littéralement la petite commode en bois. « Alors? Toujours aussi festive? » Content, je ramasse mon 9mm et sors en courant dans la rue. La lune s’est emparée des cieux et déverse sur la ville une faible lumière. Le premier homme que je vois est des plus énervants: Costard cravate, valise en main, chevalière en or au doigt, portable collé à l’oreille… Je m’approche de lui à pas de ragondin des plages et lui tape sur l’épaule:
« He garçon! »
Il se retourne et exprime une grimage de mépris en me voyant. D’un ton supérieur et soutenu, il me répond:
« Que veux tu donc?
_ Oh, c’est pas grand chose M’sieur… Juste te loger une balle dans ta sale gueule de pain sucé.
_ Très drôle, mon petit… très hilarant!
_ Of? T’es sûr?
Cinq seconde plus tard, je rebrousse chemin et laisse derrière moi le cadavre de cet abruti. Soudain ,sur ma droite, j’entrevois comme une apparition divine le plus grand restaurant, le palais de la bouffe j’ai nommé : le Mc do! Tout heureux, je sautille de joie et pénètre dans le fast foOd, puis demande un Big Mac.
« Ca fera 5€30 »
La grosse serveuse me regarde de ses yeux globuleux, la main tendue. Telle ne fut pas sa surprise lorsque je lui répondis:
« NON! Pour moi, c’est gratuit. Merci. »
A peine eut elle bougé les lèvres que j’enchaînais:
« Quoi? Elle proteste la truffe? Elle cherche les mornifles? »
TAC! Une balle dans le crâne. Le monde s’affole autour de moi, je me fais plaisir. Tirant à l’aveuglette, j’allonge dans un périmètre de 10 mètres une dizaine de corps gisant sans vie. Puis, le sourire aux lèvres, j’enfourne mon Big Mac et ressort dans la rue.
Une légère brise naissante souffle gaiement dans l’avenue principale de la ville. Les flics vont pas tarder à débarquer. Ne sachant pas quoi faire ni ou aller, je bifurque dans une ruelle et avance inlassablement vers les profondeurs de l’obscurité. Soudain, alors que je passe derrière un amas de poubelle, j’entends une voix grave:
_ Hey, gros!
_ Qui est là, je réplique de ma voix la plus autoritaire.
_ Cool, man!
Un black sors de derrière les déchets et se dirige vers moi d’une marche de racaille des Cités.
_ T’as de l’herbe, mec?
_ Euh…
Il se fout de ma gueule c’est pas possible! J’ai une tête à arracher l’herbe? J’suis pas un herbivore non plus!
_ Nan, j’ai pas d’herbe! Pis me prends pas pour une truite parce que ça va mal finir!
_ Non, mec, du chichon! Oualala! T’es à la ramasse, gros! Tiens, tire là-dessus!
Le black extirpe d’une de ses poches un joint et le tends vers moi.
_ vas y doucement, man. J’roule pas des pets de tapette, moi!
_ Tu m’as pris pour qui?
Sans faire attention aux propos du black, j’aspire de tous mes poumons et rend le pétard au mec. Rapidement, un voile brumeux passe devant mes yeux et tout devient noir. Je sens mes jambes flancher, je tombe à la renverse. C’est alors qu’une palette de couleur indistincte prends forme autour de moi. Puis c’est un véritable décor qui prend place. Sur ma droite, j’aperçois Babar sur une moto R-600, pilotant son engin d’une main et dégustant une glace de l’autre. Je suis le pilote jusqu’à un rond point et le regarde s’étaler sur le goudron.
« Hé, mec! T’aurais pas vu ma pantoufle rose? »
Je regarde sur ma droite et vois un shtroumpf au regard triste. Désolé, je lui répond:
« Non désolé, petit nain bleu, j’lai pas vu.
