Voilà, j´ai fait ce petit texte dans le cadre d´un cours, mais je ne sais pas si je vais l´utiliser encore... Je voudrais votre avis.
Un obus transperce mon ventre, je sens alors une douleur atroce, une prison d’acier m’entoure. Le sang s’égoutte lentement, je retiens mes intestins, je peux les voir. Je m’effondre sur le sol, un seul mot me vient alors à l’esprit : Maman! Je commence à crier haut et fort en sanglots : MAMAN! La folie me prend alors, imaginez-vous que vous savez votre mort, quand vous allez mourir et dans quelle circonstance, c’est exactement ce qui m’arrivait. Un larme me coule sur la joue, elle descend, je pleure toute les larmes de mon corps, je vais mourir, la larme continue de descendre ma joue, la petite goutte salée se dépose alors sur mes lèvres.
Il ne me reste que peu de temps à vivre. Je me rappelle alors, les jours où j’étais enfant, ça défile, je peux voir toute ma vie, je peux voir ma mère avec son sourire radieux, ses cheveux bouclés, dans sa belle grande robe bleu poudre. Tous ces beaux moments seront oubliés à jamais; c’est la fin. Un toubib vient rapidement, puis m’injecte de la morphine, la douleur part alors, je suis beaucoup plus calme, je fixe le ciel, bleu comme la jolie robe de ma mère. Et, courageusement, affronte la mort, je ne sais pas ce que je vais trouver de l’autre côté de ce monde, peut-être une nouvelle vie, peut-être rien. J’espère seulement que là où j’ira il n’y aura pas la guerre, la cause de mon décès. Je passe soudain sous un voile noir, terriblement noir… Trop noir, je ne vois plus rien… Je suis mort.