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[Policier] Vingt Heures Cinquante-Cinq

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
03 septembre 2006 à 22:46:19

Et voilà, après avoir très vaguement essayé l´Heroic Fantasy avec les Chroniques d´Imagia, écrit une petite nouvelle de S-F, le Cobaye, commencé Fréquence K, mais sans l´avoir terminé, je tente un policier. Un petit policier. Evidemment, je ne compte pas arriver au niveau de SCOOP, ou d´un autre volet de cette trilogie, mais bon. J´ai eu une idée tard dans la nuit, je l´exploite... Par contre, essayez de ne pas vous limiter au premier chapitre...

En espérant avoir des lecteurs,

Enjoy !

:)

PREMIER CHAPITRE.

Sarah Belle.

Sarah Belle était une jeune femme célibataire et indépendante d’une trentaine d’année habitant Bordeaux. Ses cheveux bruns étaient coupés court et elle était plutôt petite. Comme toutes les femmes de sa génération, Sarah aimait la musique, faire du shopping, traîner dans les boutiques avec ses amies et sortir en boîte durant les week-ends. Elle était ordinaire. Ses yeux verts n’étaient pas d’une beauté exceptionnelle, mais n’étaient pas moches non plus. Pareil pour elle. Sarah était physiquement banale et son comportement était celui des jeunes trentenaires d’aujourd’hui. Ce qui la différenciait des autres, c’était son boulot. En effet, Sarah travaillait dans la police. Dans la police criminelle pour être précis : « la crim’ ». Cela lui valait de temps en temps les railleries de certains hommes qui prétendaient que le métier était purement masculin. À ceux-ci, elle ne répondait rien et elle les ignorait. Elle avait fait de longues études et avait travaillé dur pour en arriver là. Et elle avait réussi. Maintenant, elle bossait au commissariat de Bordeaux, à Mériadec. Elle y était l’une des seules femmes. De plus, les autres n’étaient que des secrétaires qui n’étaient jamais allées sur le terrain, n’avaient jamais vu de cadavre et n’avaient aucune idée (pour certaines) de la manière dont se résolvait une affaire. Sarah s’était attachée à ce commissariat où elle était depuis trois ans maintenant. Elle travaillait avec un partenaire. Un certain Thomas Delier qu’elle connaissait depuis son arrivée. Leur supérieur, Mr Pereau les avait réunit tous les deux quand Sarah était arrivée car le partenaire de Thomas venait de mourir au cours d’un hold-up, d’une balle dans la tête. Au début, Thomas ne l’avait pas trop apprécié au début, mais elle lui avait sauvé la vie et depuis, ils travaillaient ensemble avec plaisir. Thomas était déjà là depuis pas mal de temps quand Sarah est arrivée. Il était un peu plus âgé qu’elle. Par contre, elle n’appréciait pas beaucoup son supérieur, Pereau. Il râlait sans arrêt et désapprouvait les nombreuses prises d’initiatives de Sarah, mais il la félicitait toujours à la fin de chacune de ses enquêtes, ce qui la faisait sourire.

Ses parents étaient divorcés depuis des années. Son père, Pierre Belle était un professeur dans une prestigieuse université en Angleterre. Il y enseignait la philosophie à de jeunes étudiants anglais aux parents riches. Le professeur Belle était très célèbre dans le milieu des grands penseurs et il avait publié plusieurs bouquins sur différents sujets philosophiques particulièrement compliqués.
Sa mère était une l’ancienne secrétaire d’un milliardaire allemand. À sa mort, celui-ci lui avait versé, en récompense de ses loyaux services, une somme considérable. Profitant de cet argent, elle pouvait assouvir son désir de désir de parcourir le monde et elle effectuait de nombreux voyages à l’étranger.

Sarah lisait son journal, confortablement installée dans un fauteuil de son petit appartement. Elle lisait attentivement un article sur une femme, morte il y a trois semaines de ça, d’une overdose de médicaments. Elle avait apparemment fait une allergie à ce que lui avait prescrit le docteur et était morte un ou deux jours après. Elle fut frappée par le fait que la femme était trois semaines auparavant et que l’article ne paraisse que maintenant. En général, pensa-t-elle, les médias sont si avides d’informations qu’ils n’hésitent pas à publier des mensonges pour satisfaire leurs lecteurs…

Elle se leva et alla lire son courrier. C’était la fin du mois d’Octobre et les factures mensuelles arrivaient. L’électricité, l’eau, etc. Elle reçut une lettre d’une amie de Paris. Elle la parcourut en vitesse, rigola en lisant un passage et griffonna une réponse sur un post-it qu’elle recopierait au propre plus tard.

Il devait être midi.

Elle s’habilla plus chaudement et sortit prendre l’air. Elle pensait à sa mère, actuellement en voyage aux Caraïbes. Elle ne pu s’empêcher d’éprouver un maigre sentiment de jalousie et de frustration car sa mère lui avait proposé de venir, mais elle devait travailler et Pereau lui avait défendu de prendre des vacances. Elle pesta intérieurement contre lui. Mais elle savait qu’elle n’aurait pas dû partir au début de l’année, sachant qu’elle avait un nombre de semaines limité pour prendre un peu de repos.

Il pleuvait en cette matinée d’Octobre et un vent glacial battait aux oreilles de Sarah. Elle releva le col de son imperméable et baissa la tête pour faire face à la pluie déchaînée, ce qui lui permit d’éviter, avec un peu d’adresse, une déjection canine qui ornait le trottoir.

« Les chiens sont dégueulasses de nos jours ! Mais leurs maîtres ne le sont pas mieux… Rien à faire pour les convaincre ne serait-ce que de ramasser les excréments de leur foutu cabot ! gronda-t-elle intérieurement. »

Elle marcha une bonne demi-heure sous la pluie. Elle manqua de glisser à deux reprises sur le macadam détrempé. Les arbres ployaient sous la pression des bourrasques de vent. A un coin de rue, elle aperçut une femme, de son âge, pensa-t-elle. Elle était enfouie sous un épais blouson et, comme Sarah, marchait tête baissée, contre le vent. Sarah l’observa. Cette silhouette lui était familière. Alors que Sarah essayait de deviner qui était-ce, la femme chuta et atterrit lourdement sur le bitume. Sarah se précipita pour l’aider à se relever, se disant que ça la fixerait sur l’identité de cette personne. Lorsqu’elle arriva au niveau de la femme, celle-ci leva la tête vers elle. C’était Nathalie, une amie de Sarah.

- Et bien Nat’, rigola Sarah, sacrée chute ! Tu ne t’es pas fait mal au moins ?
- Non, ne t’inquiète pas, je n’ai rien, répondit Nathalie en se relevant difficilement.

Sarah l’aida à se remettre sur ses deux pied, et elle lui proposa de manger à la maison. Son amie accepta et elles se mirent en route, faisant plus attention que jamais à ne pas glisser.

*

- Alors, comment ça se passe ton nouveau job ? demanda Sarah à son amie alors qu’elles mangeaient.

Les deux femmes étaient assises à la table de Sarah, dans son petit appartement. Elle discutait joyeusement à propos du nouveau travail de Nathalie. Cette dernière venait de se faire embaucher dans un salon de coiffure, cours Clemenceau.

- Oh, tu sais, ce n’est pas très passionnant pour le moment, répondit-elle en avalant un grande bouchée de raviolis. Je ne coiffe pas encore. Je me contente juste d’accueillir les clients et de leur laver les cheveux.
- Ah ?
- Mais ça ne va pas durer, continua Nathalie. Les nanas qui bossent là-bas me disent qu’elles sont toutes passées par là.
- Tant mieux, fit Sarah un peu rassurée.
- Et toi ? Ton boulot, ça se passe comment ? demanda-t-elle. Ça a l’air fascinant. J’ai toujours rêvé de devenir flic et arrêter des gangsters, d’avoir une vie mouvementée, de tirer sur des fugitifs en cavale, etc.

Elle avait dit tout cela d’un air rêveur. Sarah vit qu’elle ne plaisantait pas. De toute façon, ce n’était pas le genre de Nathalie de raconter des bobards.

- Alors, pourquoi t’as fait des études pour devenir coiffeuse ?
- Mes parents m’ont interdit d’entrer dans la police, annonça Nathalie, dépitée.
- Quand même, remarqua Sarah, si tu avais insisté, je pense qu’ils auraient cédé.
- Non, répondit son amie, tu ne les connais pas. Et puis bon, la coiffure, j’adore ça, alors je ne vais pas me plaindre.

Elles mangèrent rapidement et Nathalie resta boire un café. Les deux copines discutèrent encore quelque temps.

- T’as vu le dernier Clint Eastwood ? demanda Sarah. « Lève-toi ou crève », un truc comme ça…
- Ouais, répondit Nathalie. J’y suis allé Dimanche avec ma patronne. À la séance de vingt heures.
- Il est bien ?
- Très. J’ai adoré.

Ensuite, la conversation s’axa sur le métier de Sarah. Son amie lui posait toutes sortes de question sur la vie dans les locaux de la police, sur les arrestations mouvementées, sur les armes qu’ils avaient le droit d’utiliser, etc.

- T’es sur une affaire en ce moment ? lui demanda Nathalie.
- Non, répondit Sarah. Je viens de sortir d’une enquête épuisante et j’espère que la prochaine ne sera pas pour tout de suite.

À cet instant, Sarah ne se doutait pas que sa prochaine enquête était imminente.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
03 septembre 2006 à 23:03:14

Et bien...d´abord quelques détails :
"Maintenant, elle bossait au commissariat de Bordeaux, à Mériadec."
==>"maintenant" ne s´utilise pas dans un texte au passé. On utilise "à ce moment", "ce jour-là", etc. On n´utilise pas non plus "hier" (la veille), ou "demain" (le lendemain)
-Quelques fautes, mais rien de bien grave.
-Question de crédibilité : je n´y connais rien, mais je ne suis pas sûr que les policiers (surtout pour les affaires criminelles) puissent parler librement de leur métier. A faire confirmer par quelqu´un qui s´y connaît.
-"
À cet instant, Sarah ne se doutait pas que sa prochaine enquête était imminente"
==>Je pinaille un peu mais on se doute que tu ne fais pas une fic (surtout avec un tag "Policier") pour nous raconter ses vacances, et qu´il va y avoir une enquête assez importante incessament sous peu.

Maintenant, le principal problème de ce texte, je dirais que c´est l´espèce de naïveté qui en ressort. (c´était pourtant pas toi qu´avait fait une fanfic Silent Hill?) Les sourires, la manière de raconter...c´est peut-être fait exprès pour un effet de "rupture" (non j´suis pas adepte de Sarko. :o)) ) après, mais bon. Les phrases comme "Il râlait sans arrêt et désapprouvait les nombreuses prises d’initiatives de Sarah, mais il la félicitait toujours à la fin de chacune de ses enquêtes, ce qui la faisait sourire." me font penser à des textes pour enfants. J´avoue que je ne saurais trop dire pourquoi, mais c´est une impression. Le ton général du récit me paraît un peu trop "gentillet", y compris quand tu parles du mec mort d´une balle dans la tête. Ca a un rapport avec tes présentations je pense. Elles sont un peu simples (quoiqu´assez bien détaillées), et n´immergent pas réellement le lecteur. Bien que ce soit sous une forme plus rare et moins flagrante que chez la plupart, je dirais que tu souffres aussi du syndrome du résumé. Même s´il y a des descriptions, tout est un peu rapide.

M´enfin, malgré tout cela ça reste assez agréable à lire, et plutôt fluide. Je lirai donc selon toute probabilité la suite. :-)

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
04 septembre 2006 à 11:33:28

Merci Az´ pour ce commentaire développé :-) Et ce n´est pas moi qui est fait une fic sur SH :o))

Sinon, en me rellisant encore une fois en faisant attention au truc que tu reproches, je m´aperçois que tu as raison... J´essaierai de m´améliorer, je vais bientôt poster le deuxième chapitre.

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
04 septembre 2006 à 17:33:55

Bon, et bien, j´ai bien aimé ce texte, y compris cet aspect "gentillet"... Mais, ce qui m´étonne, c´est que tu utilises du vocabulaire comme "ployer", alors qu´on retrouve des fautes bizarres :
"Elle fut frappée par le fait que la femme était trois semaines auparavant et que l’article ne paraisse que maintenant."
-> "que la femme était trois semiane auparavant" -> quoi ? elle était quoi trois semaine auparavant... Il manque l´attribut.
-> paraisse, un subjonctif présent ? :(, je sais pas, l´imparfait m´aurait parru plus juste...

Bon, ben sinon je suis pas trop d´accord avec Azerty, si demain et hier ne s´utilise jamais dans une narration au passé, pour maintenant je suis moins sûr :
ex : maintenant qu´elle travaillait là, elle pouvait
Mais bon, je sens que je vais encore me fair corriger par Azerty là... :gni:
Quant au syndrôme du résumé, oui et non, au début un peu, alors que je suis persuadé que tu aurais pu faire commencé ton roman à : "Sarah lisait son journal, confortablement installée dans un fauteuil de son petit appartement. ", et ainsi commencé au coeur de l´action, révélant tout ce que tu nous a bombardé au début petit à petit...
Mais enfin, continue, c´est pas mal du tout ^^

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
04 septembre 2006 à 17:41:08

Nan t´as pas tort l´orgue...mais dans c´te phrase j´ai trouvé que ça ne passait pas très bien quand même. Même si, à la réflexion, le terme est finalemetn assez approprié. :) (tu vois, suffit de trouver les bons sujets pour me battre. :-p )

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
04 septembre 2006 à 18:27:51

Merci l´Orgue et Az´, je poste la suite tout de suite. J´ai écrit six chapitres, mais pas envie de les mettre d´un coup...

Et La nana était MORTE, il y a trois semaines, mais ce n´est pas vraiment un détail important, juste histoire de meubler :-p

Enjoy (Comme dirait l´autre)

:)

DEUXIEME CHAPITRE

Le Commencement.

Peu après le départ de Nathalie, Sarah songea à faire une sieste. Elle était harassée par l’enquête qu’elle venait de terminer. Une affaire de serial-killers organisés. Elle avait été particulièrement éprouvante pour la jeune femme qui avait frôlé la mort à plusieurs reprises. Elle regarda par la fenêtre. Il pleuvait des cordes en ce lundi 30 Octobre. Pereau lui avait demandé de rester chez elle pour prendre un peu de repos, mais elle s’ennuyait à mourir. Peut-être aurait-elle préféré aller au bureau ? Non, se dit-elle. Il faut que je me repose. Je n’ai aucune envie d’aller travailler. Elle regarda sa montre. Il était quatorze heures. Elle s’allongea dans son canapé et pensa à son boulot. Elle l’aimait ce job, c’était fait pour elle. Sarah rêvait depuis sa plus tendre enfance d’avoir une vie mouvementée pleine de péripéties. C’était chose faite. Etait-elle heureuse ? Elle se posait et se reposait cette question à maintes reprises sur son sofa. Elle n’y avait jamais réfléchi. Elle pensa tout d’abord que oui. Son boulot lui plaisait, elle s’était faite pas mal de bonnes copines et habitait une ville sympa et vivante. Mais ensuite, elle se dit qu’elle ne l’était pas encore. Il lui manquait un petit quelque chose qui apporterait un peu de piquant dans sa vie. Mais qu’est-ce que ça pourrait être ? Un homme. Oui, c’était ça. Il lui faudrait un homme sur qui elle pourrait compter quand elle ne se sentirait pas bien, quand elle serait triste, etc. Certaines de ses amies étaient déjà mariées et quelques une avaient des enfants. Les autres étaient fiancées, mais presque aucune n’était célibataire. Elle devait être la seule. Non. Nathalie l’était aussi. Mais elle était plus jeune et elle avait du temps devant elle. Sarah n’avait pas envie de passer sa vie seule, mais elle ne voulait pas non plus se mettre à fréquenter des clubs pour célibataires cherchant l’âme sœur. Elle trouvait ça ridicule et elle restait persuadée que le prince charmant viendrait tout seul, sans forcer le destin. Mais c’était un idéal utopique. Il fallait qu’elle s’active et qu’elle rencontre des gens.

La sonnerie du téléphone l’arracha à ses pensées. Elle alla répondre.

- Sarah Belle, grommela-t-elle en décrochant le combiné.
- Et bien, fit Pereau, son supérieur, au bout du fil, vous n’avez pas l’air commode aujourd’hui Mlle Belle.

Sarah soupira. Elle comptait sur Pereau pour la laisser tranquille aujourd’hui.

- Ah, c’est vous, qu’est-ce qui se passe encore ? demanda-t-elle. Vous m’avez dit de prendre ma journée…
- Je sais, Belle, répondit-il d’une voix désolée, mais il y a urgence. J’aimerais que vous vous rendiez au commissariat le plus vite possible.
- Pourriez-vous m’expliquer pourquoi, commissaire ? exigea Sarah.

Elle était énervée et Pereau le savait. Malheureusement pour elle, il n’en avait rien à faire et faisait passer le boulot avant tout. Même si elle avait été malade, il lui aurait ordonné de venir travailler quand même. Il est vraiment sans cœur, pensa Sarah.

- Je vous expliquerai plus tard, Belle, répondit son supérieur. Sachez juste qu’il y a eu un meurtre.
- Vous ne pourriez pas appeler Thomas ? rétorqua-t-elle, glaciale. Il est aussi qualifié que moi pour ce genre d’affaire.
- Monsieur Delier est déjà présent et nous comptons sur vous pour l’épauler durant l’enquête. Ah oui, au fait, ce n’est pas une requête, c’est un ordre, Belle.

Sarah s’apprêtait à lui balancer des insultes à la figure, mais il avait raccroché. Quel salaud ! pensa-t-elle. Qu’est-ce qu’il peut être con quand il s’y met… Elle enfila son imper et sortit en jurant pour la deuxième fois de la journée. Elle courut sous la pluie jusqu’à sa voiture pour éviter d’arriver trempée et se mit en route. Des énormes gouttes de pluies vinrent s’écraser sur le pare-brise de la Twingo de Sarah. Mais celles-ci étaient aussitôt chassées par les essuie-glaces. Elle n’habitait pas tout près du commissariat et n’y arriva qu’une demi-heure plus tard, ruisselante d’eau. Elle n’avait pas pu garer sa voiture près du commissariat et avait s’était faite trempée le temps qu’elle l’atteigne le gros bâtiment qui refermait les bureaux du commissariat de Bordeaux.

- Bonjour, Mlle Belle, lui dit la secrétaire. Monsieur Pereau vous attend.

Elle la remercia d’un signe de tête et poussa la porte du bureau du commissaire. Son entrée fracassante avait interrompu Thomas Delier et le commissaire Pereau dans leur conversation. Elle salua les deux hommes d’un signe de tête.

- Vous êtes en retard, Belle, lui annonça froidement son supérieur. J’espère que vous avez une excuse valable.
- On dirait que vous ne vous êtes jamais déplacé dans Bordeaux en voiture, rétorqua Sarah tout aussi froidement.

Pereau ne répondit rien et un silence tendu s’installa. Ce fut Thomas, son partenaire qui le brisa. Thomas était un homme massif. Il devait avoir environ trente-cinq ans. Ses cheveux bruns étaient noués en catogan derrière sa tête. Il avait des yeux d’un bleu clair qui aurait pu faire frémir n’importe quelle femme. Les traits de son visage étaient fin et il était assez élégant. Thomas avait l’étoffe d’un séducteur, mais il avait dû se calmer de ce côté depuis son mariage.

- Bon, proposa-t-il de sa voix grave, puisque Sarah est là, on pourrait peut-être commencer, non ?
- Très bien, répondit Pereau. Nous allons commencer.
- Pourriez-vous m’expliquer ce qui se passe, Pereau ? Un assassinat, c’est vague puisque l’on ne s’occupe presque que de ça.
- Commissaire Pereau, rectifia celui-ci.
- À votre guise, commissaire Pereau.

Pereau semblait satisfait. Il avait marqué un point. Il se racla la gorge et commença :

- Je vous ai appelé tous les deux car je souhaiteriez que vous travailliez ensemble sur un meurtre. Vous êtes nos deux meilleurs éléments et j’aimerais que cette affaire soit pliée au plus vite.

Sarah ronronnait de bonheur. Pereau les avait considéré comme ses deux meilleurs éléments. Thomas aussi semblait satisfait de cette remarque.

- On a appris ce matin que Mlle Marie Lénat a été assassinée.
- A quelle heure a-t-on découvert le corps ? demanda Thomas professionnellement.
- Le corps a été découvert vers onze heures, d’après les dires de la concierge du petit immeuble, continua Pereau. C’est elle qui a découvert le corps. Ça a été un choc terrible pour elle.
- Oui, je comprends, dit Sarah. Où résidait la victime ?
- Rue Lufflade, répondit Pereau. C’est à côté de la rue Fondaudège.
- Je sais où se trouve la rue Lufflade, merci.

Ils échangèrent un regard plein de tensions. Ces deux-là étaient ennemis depuis belle lurette.

- Tant mieux, répliqua Pereau, je n’aurais pas à vous y conduire, Belle.

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
04 septembre 2006 à 18:45:54

J´ai la nette impression que l´othographe c´est grandement améliorée, je n´ai trouvé que ces fautes :

"Elle n’avait pas pu garer sa voiture près du commissariat et avait s’était faite trempée le temps qu’elle l’atteigne"-> le "avait aurait dû passer à la trappe...

"Les traits de son visage étaient fin et il était assez élégant." -> fins

"- Je vous ai appelé tous les deux car je souhaiteriez " -> je souhaiterais

"Pereau les avait considéré comme ses deux meilleurs éléments. " -> COD avant le verbe-> considérés

Bon, bah sinon ça se lit toujours aussi bien, on a hâte d´en savoir plus sur cette affaire^^

Ah, j´en oubliais même de citer mon passage préféré : "Elle se posait et se reposait cette question à maintes reprises sur son sofa. "
-> :ok:

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
04 septembre 2006 à 19:02:30

Merci d´avoir lu :-)

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
05 septembre 2006 à 11:48:26

On ne uppe pas une fic en 1ere page, on te l´a déja dit Tchang.

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
06 septembre 2006 à 13:17:28

Ok Hobbit, excuse moi :)

Bon, je poste le troisième chapitre.

Bonne lecture.

TROISIEME CHAPITRE

Le Lieu du Crime.

Sarah sortit en trombe du bureau de son supérieur, suivie de près par Thomas. Elle enrageait. Encore une fois, Pereau s’était foutu de sa gueule, mais il allait payer. Elle était décidée à lui en faire voir de toutes les couleurs pendant toute la durée de cette enquête. Thomas essayait de la calmer.

- Mais enfin, Sarah, reprends-toi, lui disait-il. Tu ne vas pas te laisser abattre par ce crétin. C’est le dernier des imbéciles, tu le sais bien.
- Oui, je le sais, rétorqua-t-elle violemment. Tout le monde le sait. Mais il continuera à me faire chier jusqu’à mon départ de ce commissariat.
- Non, il ne souhaite pas ton départ. Tu le sais bien, il t’admire, mais il ne supporte pas le fait d’être surpassé par une femme. Il est un peu sexiste, tu sais ?
- Je devrais lui coller un procès à cet incapable, hurla-t-elle.

Thomas l’arrêta durement. Elle commençait à l’exaspérer et il comptait faire cesser cette crise de nerfs. Il se mit à crier plus fort qu’elle pour l’impressionner.

- Sarah ! Un procès pour quels motifs ?! Il ne t’a rien fait de mal, il te taquine un peu… A sa façon, ajouta-t-il.

Elle voulait ajouter quelque chose, mais il la fit taire. C’était bien la première fois qu’il s’énervait comme ça contre Sarah. Il avait peur que cela ai rompu quelque lien entre eux. Cependant, ses craintes s’envolèrent lorsque Sarah ouvrit la bouche.

- Pardonne-moi, demanda-t-elle. Je me suis emportée, je n’aurais pas dû, mais il me pousse à bout.
- Oui, je comprends, répondit Thomas, mais ce n’est pas le moment de te prendre la tête avec lui.

Ils se turent et marchèrent en silence vers la voiture de Sarah. Il ne pleuvait plus et le soleil commençait à percer timidement les nuages. La voiture n’était pas tout près et ils durent marcher quelque temps avant d’y parvenir. Sur le chemin, Thomas entendait Sarah ruminer. Il la comprenait. Elle lui avait dit qu’elle venait de passer deux semaines vraiment éprouvantes sur la trace de serial-killers. Lui était parti en vacances aux Etats-Unis avec des amis à lui. Il sourit en repensant à ce voyage qui s’était très bien déroulé. Il avait passé deux semaines de rêve. Il entendit le bruit d’un crissement de pneu qui détourna son attention. Il regarda dans la direction d’où provenait le bruit, mais pas de voitures à l’horizon. Bah, se dit-il, c’est normal que les voitures dérapent aujourd’hui, la rue est trempée. Lui-même avait manqué de trébucher à deux reprises en allant au boulot. Ç’aurait été malin de me blesser avant une enquête sur un meurtre, pensa-t-il. Les feuilles des arbres commençaient à tomber de leurs branches et encombraient les trottoirs. Les agents de la municipalité passaient régulièrement avec de gros aspirateurs pour dégager le passage. Les rues étaient désertes, par ce temps, personne ne voulait sortir, sauf pour aller travailler ou faire les courses. Ils étaient donc seuls, Sarah et lui, pour se rendre sur les lieux d’un meurtre dont ils ne possédaient aucune information. Les deux flics arrivèrent enfin à la voiture. Thomas prit place devant, à côté de Sarah qui conduisait. Elle affichait toujours un air boudeur.

- Comment il a dit qu’elle s’appelait la victime ? demanda-t-elle.

Thomas réfléchit un instant.

- Marie Lénat, je crois, répondit-il.
- Ok. T’en as déjà entendu parler ? s’enquit-elle.
- Non, pourquoi ? Tu la connaissais ?

Sarah remua la tête de manière négative. Elle était concentrée sur sa conduite, ce qui ne l’empêchait pas de parler, malgré la route extrêmement glissante. Ils ne parlèrent plus durant les quelques minutes qui les séparaient de la résidence de la victime. Ils arrivèrent une dizaine de minutes plus tard rue Lufflade. Sarah se gara devant une résidence qui faisait l’angle avec la rue Paulin. Une voiture de police était déjà présente et un officier montait la garde. Sarah lui montra sa plaque, Thomas aussi.

- C’est au premier étage, indiqua le jeune homme.

Sarah le remercia et rentra dans le bâtiment. Elle jeta un bref coup d’œil un peu partout dans le hall et monta l’escalier, flanquée de Thomas. Un autre jeune homme était posté devant la porte de l’appartement de la victime. Une nouvelle fois, Sarah et Thomas montrèrent leurs plaques. Il s’écarta pour les laisser passer. Elle poussa la porte et découvrit l’endroit où vivait la victime. Plusieurs enquêteurs étaient déjà sur les lieux et avaient entrepris de fouiller les lieux. Un de ceux-là l’accueillit chaleureusement. Il était plutôt petit et ses cheveux commençaient à devenir gris. Une barbe de trois jours décorait son menton et ses yeux étaient ternes. Il travaillait dans la police depuis une trentaine d’années. Il devait maintenant approcher l’âge de la retraite. Il s’appelait Richard.

- Sarah, content que tu sois là et toi aussi Tom, annonça-t-il.
- Salut Richard, fit Sarah nonchalamment.

Thomas le salua aussi.

- Que s’est-il passé ? demanda-t-elle.
- Vers onze heures, Mlle Conacourt, la concierge de l’établissement est entré dans la chambre de Mlle Marie Lénat et l’a découvert poignardé en plein cœur, dans la cuisine, répondit le dénommé Richard. Le légiste n’est pas encore là. On a fouillé l’appart’, mais on a rien trouvé. Que dalle !
- Mmouais, grommela Sarah. Où est le corps ? Toujours dans la cuisine ?
- Exact, nous n’avons touché à rien. On est en train de prendre des photos du cadavre, déclara Richard.
- Montre-nous, exigea Sarah.

Le petit homme acquiesça et il les entraînèrent dans une petite salle où trois hommes s’affairaient autour du corps du femme. Richard leur dit de sortir. Marie Lénat était une belle femme. Ses cheveux blonds tombaient sur ses épaules et ses yeux bleus avaient dû être beau avec l’éclat de la vie. Elle était plutôt grande et ses formes généreuses achevaient de lui donner un air de « bimbo ». Ç’avait dû être une tombeuse d’hommes. Malheureusement, songea Thomas, elle était morte. La grosse entaille sur sa poitrine était entourée d’une tache rouge. Le sang avait coagulé. Ce même sang était étalé tout autour d’elle et avait coulé quelques mètres plus loin. Le coup avait dû être violent. Thomas siffla.

- Ce n’est sûrement pas l’œuvre d’une femme, dit-il. La blessure est trop profonde.
- Douterais-tu de la force d’une femme ? railla Sarah. Mais, je suis de ton avis. Je ne serais pas étonnée si le cœur avait été touché.
- Moi non plus, confirma Richard. Elle a dû mourir instantanément.

Sarah tourna autour du corps, l’inspectant sous tous les angles.

- A-t-on retrouvé l’arme ? demanda-t-elle.
- Non, répondit Richard, mais on est sûr qu’elle a été poignardée.
- Ça se voit, dit Thomas. Vu la blessure… Et a-t-on des informations sur la victime ? Son boulot, ses fréquentations, etc.

Richard réfléchit, puis dit :

- Pas encore. On n’a pas encore interrogé le voisinage.

Thomas marmonna quelque chose d’inaudible. L’enquête allait se traîner si les autres n’avaient pas encore interrogé les voisins. Voyant l’air insatisfait de Thomas, Richard se justifia :

- On vous a attendu, on m’a dit que c’était vous qui étaient chargés de l’enquête et donc, des interrogatoires.

Thomas se renfrogna.

- On a des témoins ? demanda Sarah.
- Pas que je sache. Ils se seraient présentés, non ? supposa Richard.
- Pas toujours, rétorqua Sarah. Ça m’est déjà arrivé que des témoins oculaires ne se présentent pas sous peur de représailles.
- Il est vrai que ce serait ennuyant…

Sarah sortit de la pièce. Les deux hommes restèrent dans la cuisine. Sarah interrogea les enquêteurs sur place depuis ce matin. Tous lui dirent la même chose. Personne n’avait rien trouvé.

- Vous n’avez aucune idée de la profession de la victime ? demanda-t-elle, dépitée par le manque d’indice.

Un homme se leva.

- Si, dit-il. Ça, nous le savons. Nous avons trouvé plusieurs documents tels que des certificats médicaux ou des ordonnances. Cela indique qu’elle serait médecin générale. Nous en sommes presque persuadés, mais c’est à confirmer.

Sarah le remercia. Elle soupira. Ils allaient devoir partir de zéro pour cette affaire. Ils ne possédaient aucun indice, à part peut être le fait qu’elle était médecin et Sarah doutait fortement que ça ait un rapport avec son assassinat. Elle attendait maintenant le légiste pour commencer sa tournée du voisinage.

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
06 septembre 2006 à 15:22:17

Bon, et bien question orthographe, soit je ne repère plus les fautes, soit il n´y en a plus, excepté :
"Le petit homme acquiesça et il les entraînèrent dans une petite salle où trois hommes s’affairaient autour du corps du femme. " -> entraîna et de la femme

Il y aussi : "Cela indique qu’elle serait médecin générale." -> généraliste non ?

Quant au fond, on est bien absorbé, on s´installe dans l´histoire... bravo, continue^^

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
06 septembre 2006 à 15:32:55

Et bien ! Je pensais m´être relu :o))

Merci de repérer les fautes l´Orgue, c´est sympa :-)

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
07 septembre 2006 à 12:21:00

Un petit up pour attirer plus de lecteurs avant le quatrième chapitre :content:

Et au fait Hobbit, tu remarqueras que le topic était en deuxième page :o))

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
27 août 2007 à 02:12:14

Voilà près d´un an que j´ai mis ce projet entre parenthèse, et il me prend l´envie de le reprendre. J´avais écris les six premiers chapitres, mais uniquement posté les trois premiers. Je vais maintenant vous faire part des trois prochains chapitres et, si les critiques ne sont pas trop mauvaises, je continuerais peut être, qui sait ?

QUATRIEME CHAPITRE.

Légiste.

Henry Queens, le légiste, arriva une vingtaine de minutes après Sarah et Thomas. C’était un bel homme d’origine anglaise. Bien qu’étant un peu vieux, ce Français par naturalisation était plutôt bien conservé. Son crâne était dégarni et les quelques cheveux gris qui lui restait avaient trouvé leur place sur ses tempes. Sa peau était bronzée grâce aux vacances dans les pays du Maghreb qu’il venait de passer. Il parlait avec un fort accent anglais qui ne manquait pas d’amuser Sarah. Il avait beau être un comique, cela ne l’empêchait pas d’effectuer parfaitement son travail. Richard l’accueillit chaleureusement. Ces deux-là se connaissaient depuis bien longtemps. Ils avaient commencé presque en même temps, avait affirmé Henry à Sarah.

- Salut Henry, s’écria Richard dès que l’Anglais fit son apparition.

Henry lui rendit son salut et lui serra la main, ainsi qu’à Thomas. Il fit la bise à Sarah.

- Ça fait longtemps qu’on n’a pas travaillé ensemble, se réjouit Sarah.
- Oui, acquiesça le légiste, et c’est toujours un plaisir de travailler avec vous deux, Tom et toi. Mais nous fêterons nos retrouvailles plus tard, j’ai du boulot.

Il demanda à Richard de le conduire jusqu’au corps. Ce dernier s’exécuta et l’emmena dans la cuisine où Marie Lénat gisait encore. Henry enfila délicatement ses gants en latex et commença l’examen minutieux du cadavre.

- Nous n’avons encore touché à rien, annonça Richard.
- Tant mieux, répondit simplement le légiste.

Il retourna le corps, l’inspecta sous tous les angles possibles. Ce petit manège dura encore une bonne vingtaine de minutes. Sarah, Thomas et Richard attendaient le verdict, mais ils savaient pertinemment qu’il devrait emmener la dépouille à la morgue pour un examen plus approfondi.

- Alors ? fit Thomas.

Le légiste se leva, retira ses gants et réfléchit un instant, perplexe.

- Eh bien Tom, tout ce que je peux dire, c’est qu’elle été poignardée, mais vous le saviez déjà.

Ils firent oui de la tête.

- Je peux aussi vous affirmer qu’elle est morte hier. Dimanche, si vous préférez. Dans la soirée.
- Je suppose que tu vas devoir emmener le corps, dit Thomas.
- Exact, je vous ferais un rapport complet tout à l’heure sûrement. Je vous appellerais.

Richard sortit de la pièce et revint accompagné de trois hommes vêtus de blanc. Ceux-ci recouvrirent le corps d’une couverture en plastique et l’emportèrent dans une camionnette garée près de la résidence. Henry les salua puis partit avec eux. Sarah les regarda s’éloigner par la fenêtre puis sortit à son tour de l’établissement, suivie de Thomas.

- Continue les recherches et fouille tout l’appartement de fond en comble, ordonna-t-elle à Richard avant de partir. Je veux ton rapport demain à la première heure.

Elle gagna sa voiture.

- Je te dépose quelque part ? demanda-t-elle à Thomas.
- Oui s’il te plaît. Je vais au commissariat, j’ai un rapport à taper et je vais peut-être faire la liste des personnes à interroger, si j’ai le temps.

Il embarqua dans la petite Twingo et s’installa devant, place passager. Sarah introduit les clefs dans la voiture et mit le contact. Elle démarra.

- On va devoir partir de zéro, annonça-t-elle. On a strictement aucun indice.
- Oui, ça va sûrement un peu plus dur que d’habitude. Espérons seulement que ce ne sera pas mouvementé et dangereux. Je ne tiens pas à me faire blesser à nouveaux.

Thomas se tint le bras droit. Il s’était fait blesser, il y a un peu plus d’un an, lors d’une confrontation avec un gang de malfrats dans un entrepôt désert. Il était seul ce jour-là et aurait pu se faire tuer. Heureusement, il en avait abattu un et tenu les autres en respect jusqu’à l’arrivée des renforts. Il avait failli avoir des problèmes pour homicide, mais il s’en était bien tiré.

- Serait-on tombé sur le parfait criminel ? plaisanta Sarah. Il n’a laissé aucun indice.
- Je n’espère vraiment pas, dit Thomas en faisant la moue.
- Moi non plus. Je devais prendre du repos. Cette affaire tombe vraiment mal.

Sarah continua de se plaindre et de ruminer contre son supérieur durant tout le trajet. Thomas n’essayait plus de la raisonner, il y avait déjà laissé assez de force ce matin. De plus, il savait que, quand Sarah était partie, elle ne pouvait plus s’arrêter. Il songea ensuite au savon que Pereau allait lui passer quand il lui annoncerait qu’il n’avait aucun indice et ne savait rien sur la victime à part son nom et le fait qu’elle était médecin. Il protesterait.

- Ah, fit Sarah, on est arrivé.

Ils étaient au commissariat. Thomas descendit de la voiture et Sarah le vit marcher jusqu’au gros bâtiment. Elle partit ensuite en direction de sa propre maison. Lorsqu’elle arriva, elle appela Nathalie et lui dit de passer. Une dizaine de minutes plus tard, Nathalie était là.

- Rebonjour, dit-elle en réembrassant son amie. Pourquoi tu m’as fait venir, on s’est déjà vu ce matin, non ?
- Je sais, je sais, mais mon patron m’a appelé tout à l’heure et m’a chargé d’enquêter sur un meurtre. J’ai pensé que ça te plairait, toi qui voulait bosser dans la police.

Nathalie rayonna.

- Oh oui ! s’écria-t-elle. Raconte-moi tout.
- C’est classique, tu sais. Un café ?

Elle regarda sa montre.

- Non merci, il est trop tard. Je ne bois jamais de café à dix-huit heures.
- Toi, tu as oublié de changer l’heure, railla Sarah. On a reculé d’une heure, hier, t’as oublié ? Il n’est que dix-sept heures.
- Ah oui, c’est vrai. Qu’est-ce que je peux être tête en l’air parfois…

Elle changea l’heure de sa montre et exigea que Sarah lui raconte tous les détails de cette affaire et celle-ci s’exécuta. Nathalie se montra très intéressée et avide de détails. Quand Sarah eut fini son récit, elle réfléchit longuement, étant sûre de réussir à trouver le coupable.

- Tu devrais chercher du côté de la vie amoureuse. Je sais qu’elle n’était pas mariée, mais vu comment tu la décris, elle devait bien avoir quelques amants, non ? Ce sont toujours eux qui font le coup, les amants.
- Pas toujours, répondit Sarah, amusée. C’est plus complexe que ça les affaires de meurtre. Certes, il y a le crime passionnel, mais c’est assez rare. Je n’en ai pas beaucoup vu dans ma carrière.
- Mais ça existe, fit Nathalie.

Elle continua de divaguer pendant une bonne heure en espérant trouver le coupable. Vers six heures, le bruit strident de la sonnerie du téléphone portable de Sarah se fit entendre. Elle lut sur l’écran que c’était le légiste qui l’appelait pour un rapport après l’examen complet et approfondi du cadavre de Marie Lénat. Sarah s’excusa auprès de Nathalie qui, elle, se montrait très excitée.

- Je peux venir ? demanda-t-elle en prenant un air de chien battu.
- Non, répondit un peu brutalement Sarah, c’est interdit aux civils. Et puis, ce n’est pas d’un intérêt époustouflant, tu sais ? De plus, tu risquerais de faire un malaise en voyant le corps car tu n’as encore jamais vu de cadavre – et j’espère pour toi que tu n’en verras jamais.

Nathalie s’en alla, dépitée. Elle avait espéré de tout son cœur, elle qui avait rêvé d’une vie d’aventures, c’était probablement sa seule chance de voir un cadavre dans sa vie, et elle ne pouvait pas y accéder.

Sarah, quant à elle, prit sa voiture et fila à la morgue à toute allure. La journée avait été longue et elle désirait se reposer un peu avant d’attaquer les interrogatoires du lendemain. Elle ne prit pas la peine de prendre Thomas qui avait du travail au bureau. Elle lui ferait un rapport complet de l’autopsie. Elle se gara à de pas de la morgue et s’y rendit en vitesse. Les couloirs blancs lui étaient malheureusement beaucoup trop familiers. La secrétaire à l’accueil lui dit un bref « salut » et se replongea dans la lecture d’un magazine de la presse à scandale. Elle connaissait par cœur ce dédale et fut vite arrivée dans la salle où travaillait Henry Queens.

- Ah, fit-il, salut Sarah.
- Alors ? demanda-t-elle. Je veux que tu me fasses un rapport complet de l’autopsie.

Il se racla la gorge et commença son rapport.

- La victime, Marie Lénat, énonça-t-il avec professionnalisme, est morte poignardée. Le coup fut très violent et a même entaillé le cœur. Personnellement, je doute que ça soit l’œuvre d’une femme, mais ce n’est que mon avis.
- Continue, exigea-t-elle. À quelle heure est-elle morte ?
- J’y viens, répondit Henry. Selon moi, et je suis persuadé que j’ai raison, Marie Lénat est morte le Dimanche 29 Octobre 2006, à 20h55. Neuf heures mois cinq, précisa-t-il.
- Merci. Qu’est-ce que tu peux me dire sur l’arme ?
- Ce n’est pas un simple couteau de cuisine, mais ce n’est pas non plus un couteau de boucher. C’est sûrement un couteau à pain dentelé. Une arme redoutablement efficace, affirma-t-il.
- Je m’en doute. Mais, mis à part l’heure du crime, nous ne possédons aucun indice conséquent.
- Exact. Mais moi, j’ai fait mon boulot. Maintenant, c’est à toi de faire le tien.
- Je sais.

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
28 août 2007 à 11:22:56

Bon, ben je suis venu voir d’un regard curieux à quoi ressemblait ce topic, et à ma grande surprise, j’y avais déjà posté :gni: Bon ben j’ai tout de même tout relu, donc je reviens sur le chapitre 3 pour signaler de nombreuses fautes qui m’avaient échappées ^^

« Mlle Conacourt, la concierge de l’établissement est entré dans la chambre de Mlle Marie Lénat et l’a découvert poignardé en plein cœur, dans la cuisine, répondit le dénommé Richard. »
-> l’a découvertE poignardéE… et même l’y a découverte poignardée serait plus stylé ;- )

« on m’a dit que c’était vous qui étaient chargés de l’enquête et donc, des interrogatoires »
-> qui étiez

Maintenant concernant le dernier chapitre, on commence par l’ortho :

« tout ce que je peux dire, c’est qu’elle été poignardée, »
-> et paf le verbe « a » qui est passé à la trappe…

« ça va sûrement un peu plus dur que d’habitude. »
-> et bam, le verbe « être » cette fois

« Je ne tiens pas à me faire blesser à nouveaux. »
-> un X en trop je crois

« Elle se gara à de pas de la morgue »
-> le X en moins cette fois, il manque aussi un U juste avant : deux pas.

Et donc enfin on en arrive à l’essentiel : le fond !

Quelle fainéante cette fille quand même ! Elle rentre chez elle comme si de rien était, et appelle son amie pour divulguer toute l’enquête en cours :p) gonflée quand même ^^

Ensuite, euh… une heure de la mort aussi précise que 20h55… j’y crois pas trop :o))

‘fin bref… pas convaincu par cette fic ^^ mais au moins c’est fluide ^^ j’ai eu le courage de tout relire alors que je trouve ça un peu moyen…

Bonne continuation…

Tchang33
Tchang33
Niveau 10
28 août 2007 à 13:08:30

Oula, merci pour les fautes, je savais pas que j´en avais fait autant. o_O

Et sinon je comprend ton point de vue, et en me relisant, moi aussi je me dit que c´est plat et sans grand intérêt mais bon... :)

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