Hello! Je suis nouvelle ici, et ceci est mon premier message ^^ Je trainais souvent sur ce site sans vouloir poster, mais en voyant qu´un forum d´écriture existait, je n´ai pas su résister!
Voici donc le début de mon premier roman, ca ne fait pas longtemps que j´écris ( j´ai toujours eu peur de faire quelque chose de mauvais
), j´attends donc vos comms qui, j´en suis sûre, me permettront de m´améliorer 
Bonne lecture!
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Les ombres du palais de Monomu se projetaient sur les flancs saillants des Monts Vaillance, leurs formes effilées se confondant avec celles des aiguilles de roches. Sur le ciel d’un bleu pâle se dessinait de long en large de l’horizon la ligne des monts, cachant l’horizon et le nord de Karel. L’édifice royal n’était qu’un minuscule fragment de cette nature solennelle, mais représentait pourtant le joug d’un continent entier. Ses fondements nageaient au dessus du vide comme les serres d’un aigle mort, révélant au monde le bâclage de sa construction. Deux immenses tours encadraient la porte et le pont que des ouvriers étaient en train d’achever. Les toits acérés dépassaient le sommet des monts, essayant vainement de le surpasser. L’équilibre de ce palais maudit n’était maintenu que grâce à une architecture extrêmement habile, qui n’avait presque pas besoin d’une quelconque magie. Trois gros axes reliaient les soubassements à la montagne, leur métal net et doré reluisant encore pour quelques minutes. Ses donjons fraîchement construits conservaient encore leur éclat nacré dans la lumière matinale, mais ses fenêtres closes semblaient avoir conservé le ciel de la nuit précédente. Mais ce n’était là qu’un subterfuge, et cela, l´homme accroupi sur la colline opposée le savait. Bien des intrigues se jouaient encore à l’intérieur, bien des complots se déjouaient. La quiétude qui émanait du palais n’était qu’une apparence, les officiers, les mages, les stratèges, les émissaires, tous ces hommes là n’étaient pas tranquilles. Les ouvriers travaillant à l’extérieur risquaient chaque instant la mort, sachant que loin au sud, des arbalétriers exceptionnels n’attendaient qu’un ordre pour tirer leurs flèches. Terrés dans l’ombre, ils craignaient l’apparition des révolutionnaires, enhardis par des conspirateurs sans scrupules. L’angoisse s’insinuait dans les lézardes du palais comme un microbe, dont le seul antidote est dans l’attente. Alors, ils attendaient que le danger passe, se sachant inattaquables. Pendant que Kaldan Monomu, frère du nouveau roi et maître des Vaillants, réfléchissait.
Accroupi sur la colline où il eut autrefois l’habitude d’observer les monts Vaillance, son regard ne pouvait à présent se détacher du palais de son frère.
