Le temps avait une chaleur, un pourtour bien dessiné et une onde palpable et perceptible pour tout être vivant. Les choses avaient changées depuis que Romuald, 35ans ne sentait plus rien. Il était dépassé par cette idée stupide qu´il ne lui restait plus de chaleur. Sur la gazon, le bitume il suffocait car n´ayant plus de chaleur et étant déraisonable par nature, il ne lui resta plus qu´une solution: se tirer dessus. Sa politique personnelle lui interdisait tout discussion avec son égo et franchit le pas.
Bienvenue dans le monde des idiots dit-il avec parcimonie, tout en continuant de réfléchir sur sa vie passée. Beaucoup de monde était déjà mort et il s´en rendit compte, il n´était que la 141230228321323144566422ème personne à pénétrer dans l´antre des disparus. Une voix l´interpela et vit avec un ravissement sans nom ces yeux fuirent son regard. Il y vit une concupiscence sincère dans cette chaleur énivrante. Alors qu´il marchait toujours plus, en quête d´eau car il avait très soif mais pourtant sans chaleur, il décida d´accélerer le pas. Les ombres noires et fantomatiques comparables à un temps froid virent en cet homme virile un simple d´esprit. Il avaient torts mais la raison l´emportant sur tout il décidairent de l´emmener avec eux, pour une escapade sans lumière et dépourvue d´âme et de chaleur non-palpable. Le temps s´était arreté depuis bien lomgtemps et Romuald ne s´en rendit compte que lorsque il franchit la rivière, en effet à défaut de ne dégager aucune chaleur elle s´était tout simplement arretée et figée dans cet espace-temps invonlontaire. La cause et l´effet se dit-il avec émerveillement, sans pourtant songer à ce qu´il adviendrait de lui après. Sa courte vie passée lui importait peu il ne désirait que continuer ce chemin avec ce genre d´âme tourmentée qu´il affectionait tout particulièrement. Le sol rouge et le plafond noir - du moins ce qu´il croyait être un plafond et qui avait plutôt l´apparence d´être un précipice sans fond, mais à l´envers - lui donna espoir en sa destinée-morte.
Son rêve d´encre jaillit dans ces entrailles et c´est tout naturellement qu´il appela ces ombres par leur vrai nom: "Temps".