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Courte Nouvelle: Les Aventures de Baruch

Greek_Phalanx
Greek_Phalanx
Niveau 4
23 août 2006 à 20:33:19

Nouvelle

Les Aventures de Baruch : Porteurs de l’Anoreth

Étranger, vous êtes venu de bien loin pour entendre mon histoire. Mais, ne désespérez pas, vous n’aurez pas perdu votre précieux temps pour rien. Le temps est la seule chose qui me reste dans ce monde, et vous profiterez du vôtre pour mieux apprécier le présent. Un peuple a vécu sur les terres de Nêpre depuis le début des temps. Il a vu le vent éroder la pierre, il a vu la neige tomber et fondre périodiquement, et ils ont observé de loin les autres peuples se faire la guerre. Ce peuple est nommé « le peuple des Julians » par les autres tribus vivant sur le continent, mais la plupart d’entre elles préfèrent l’appeler les Barbares de l’Ouest. Ils ont toujours vécu dans l’inconscience, dans l’insouciance par rapport au monde extérieur. Cependant, la réalité les a malheureusement rattrapés. La guerre a finalement frappé aux portes de Julianis, leur petit village. Tout a changé si rapidement… Les paysans ont prit armes et armures et combattu. Ils se sont ralliés à la bannière mythique du clan de Kohrar, dernier grand chef de guerre ayant gravé son nom dans la stèle des grands guerriers. Ce dernier avait un fils, Baruch. Voici le conte de Baruch de son peuple.

-Prologue-

Un esprit déchu regardait avec tristesse la scène qui se déroulait pratiquement sous ses yeux. Le vent voilait ses paroles qui se perdaient au fond du néant.

« Nous n’avons jamais accordé la moindre importance aux anciennes prophéties… »

La scène se passait sur un champ de bataille. Un duel entre deux grands guerriers… Des bannières de chacune des armées restaient fichées dans le sol, se faisant doucement caresser par le vent. Vent qui caressait les centaines de morts… et les deux survivants. Des bruits d’entrechocs d’armes résonnaient avec des sons indistincts et sourds… La guerre… La haine… Un des deux guerriers qui se battaient depuis des heures sur les plaines vertes d’une vallée perdue se rua sur l’autre, frappant d’un coup puissant de sa hache le bouclier de son opposant. L’intense onde du choc se répercuta dans la vallée.

« Nous étions des fous… fous de croire encore en la force des hommes… »

L’homme faiblit en reculant sous l’impact, mais se remit sur ses pieds avec une agilité hors du commun. Il fit tournoyer son épée plusieurs fois en tentant de trouver une faille dans la défense de son adversaire et feint d’attaquer avec sa lame le flanc gauche tout en fracassant simultanément avec son autre bras son bouclier sur le visage de fer de son adversaire, le déséquilibrant. Le sigle sur le bouclier resterait toujours marqué du sang chaud.

« Fous que nous étions… à entretenir les vieilles haines aveuglantes… »

L’homme à la hache recula brusquement, mais revint à la charge en heurtant sa puissante arme de guerre sur le bouclier de métal qui vola en éclats. Les morceaux tranchants de métal virevoltèrent dans l’air avant de s’éparpiller sur le sol.

« Fous que nous étions à croire encore en l’hégémonie de la race des hommes… »

L’escrimeur, maniant fermement son épée avec ses deux mains gantées sentit sa lame fendre l’air avant de se heurter au manche de la hache de son opposant. Il dévia le manche en créant un interminable crissement et réussit à se libérer de l’emprise de la barre de métal. La lame vola dans l’air à une vitesse effarante et faucha son adversaire sauvagement au torse. L’homme sentit le sang éclabousser partout sur son corps.

« En l’espoir… »

L’homme à la hache recula en repoussant son ennemi du tranchant de sa hache. Des mailles de son armure volèrent avec le liquide rougeâtre et reposèrent sur l’herbe humide.

« Les hommes n’avaient toujours rien appris… Des héros de légende se levaient et combattaient, mais aucun n’avait cette passion qui sauverait cette race déjà trop réduite par leurs guerres incessantes… »

L’homme à la hache hurla de colère et poussa un terrible rugissement qui fit trembler le sol. Sa hache s’illumina soudainement d’une lumière divine venue du ciel. L’épée de son adversaire, pendant ce temps, fut irradiée d’une flamme tout aussi divine.

« Quand comprendraient-ils donc que leurs dieux ne les sauveraient pas? »

Les deux hommes avaient à présent difficulté à contrôler leur respiration haletante. Ils se toisèrent quelques secondes du regard avant de se lancer dans une ultime charge. Chacun de leurs pas résonna pendant des siècles dans la vallée avant que le choc de leurs armes, plus puissant que l’imagination elle-même ne puisse le concevoir, détruisit dans une déflagration de lumière et de flammes la vallée dans son entièreté.

« Quand comprendraient-ils que la race des hommes était perdue, vouée… condamnée à son triste et funeste destin? »

Greek_Phalanx
Greek_Phalanx
Niveau 4
23 août 2006 à 20:35:28

et puis tant pis je poste le premier chapitre, et vlan! (prenez note qu´il y en a 5.)

-Chapitre I-
-Baruch-

Baruch, fils unique du grand guerrier Kohrar, était comme à son habitude parti chasser en solitaire. Les sabots massifs de son farouche cheval brun martelaient le sol poussiéreux et gelé, entonnant la cadence rapide du galop effréné dans lequel il s’était lancé. Une mince feuille gelée par le froid l’hiver qui approchait à grand pas voletait tranquillement au gré du vent, accomplissant pirouettes après pirouettes, toutes aussi gracieuses les unes que les autres. Le vent, tel un magistral chef d’orchestre, faisait vaciller la fragile feuille et la manipulait ce simple pantin inanimé avec l’adresse d’un marionnettiste L’arbre solitaire courbait légèrement l’échine face au puissant vent sec des contrées désertiques et rocailleuses de l’Ouest. L’arbre semblait vivre seul depuis l’éternité, solitaire au milieu des rochers brunâtres et des nombreux buissons séchés. La mousse brunâtre incrustée dans son écorce trahissant un âge digne de Mathusalem lui-même. Un charognard était perché sur une de ses branches tordues, scrutant l’horizon. Nul ne savait depuis combien d’heures, de jours, voire d’années ce volatile à l’allure curieuse était resté perché sur cet arbre qui aurait dû mourir depuis bien longtemps. L’œil d’un noir profond de l’animal frémit soudainement. Légèrement, mais ce frémissement était celui qui lui permettait de rester attentif. L’oiseau entendit un bruit sourd… il se rapprochait. De plus en plus près… Un nuage de poussière galopait à travers les plaines, à la recherche de gibier, probablement. Le volatile cligna des yeux avant de s’envoler discrètement, cherchant un nouvel endroit où flâner oisivement sans se faire importuner par un quelconque individu.

Ce nuage de fumée, c’était Baruch le Julian chevauchant son destrier avec fière allure. Le cheval était roux et sa crinière était flottait en broussailles dans le vent revigorant. Les étendues vastes et sauvages… voilà la vie dont avait toujours rêvé l’animal. Son cavalier, habillé avec une simple tunique faite de peaux d’animaux, fonçait à travers les plaines désertiques, ne prêtant guère attention au sentier de terre battue. La terre virevoltant derrière les sabots du destrier. L’homme était comme les bêtes sauvages qu’il admirait de puis toujours : il adorait la nature. Son habituelle mèche de cheveux noirs de jais lui couvrait l’œil gauche, lui donnant ainsi un air dangereux et hostile à tout ce qui l’entourait. Nous pourrions décrire Baruch comme un grand guerrier de son peuple à la vive intelligence, mais il a toujours eu cette attitude taciturne et solitaire, comportement peu exemplaire venant de la part d’un chef. Baruch continua sa course en traversant un petit ruisseau à gué qui apportait un contraste important au paysage environnant. Même les plus belles choses peuvent ressortir de terres apparemment sans vie. Les vaguelettes d’eau éclaboussèrent sa tunique en redonnant une fraîcheur revigorante pour diminuer l’effet de la chaleur épouvantable de la saison sèche. L’eau froide le détendit, lui rappelant les centaines de fois où il s’était baigné dans ce petit ruisseau quand il était enfant. Les souvenirs fusèrent dans sa tête… une douce nostalgie lui fit fermer les yeux. Son cheval s’arrêta au beau milieu du ruisseau qui passait au-travers des plaines arides qui cuisaient chaque jour sous un soleil de plomb, attendant que son maître refasse surface de ses rêves.

Il prit une grande respiration, profitant d’un bain de rayons de soleil et d’un bain d’eau fraîche qui s’imbibait peu à peu, gouttelette par gouttelette dans ses vêtements. Fermant les yeux, il fit un rapide voyage au cœur de ses pensées… et revit… un doux visage agrémenté de deux pierres précieuses d’un vert étincelant, d’une chevelure blonde et soyeuse, d’un sourire radieux et sincère… Il revoyait sa sœur. Sa sœur qui était morte lors de l’accouchement de son petit garçon. Il devait bien avoir cinq ans, à présent. Il se rappela la touffe de cheveux blonds bouclés de sa mère et les yeux gris de son père, un grand ami de Baruch depuis l’enfance. Une autre apparition… Un visage pâle aux traits nobles et autoritaires… celui de sa mère. Et puis, pensant à sa mère, il songea à son père… Kohrar.

Kohrar… majestueux chef de guerre, père affectueux, puissant guerrier, habile politicien… Il avait possédé tout ce dont une personne a besoin pour devenir un chef. Sa barbe noire ressurgit du passé, ses yeux pers sortirent du néant… Tant de souvenirs. Les parties de chasse qui duraient des jours… Les histoires autour du feu… Tout cela était à présent bien loin derrière Baruch. Alors qu’il sentait une larme couler sur sa joue, les images terrifiantes de son adolescence revirent le hanter. Il revivait chaque fois lors de ses cauchemars la mort de son père. Pris en embuscade par un des nombreux clans, il s’était défendu jusqu’à la mort. Le bruit des fracas des armes, les cris d’effroi, les rugissements des guerriers, les épées qui fauchaient les corps, les lances qui perçaient la chair, les haches qui fendaient les boucliers… Tout cela revenait avec douleur et mélancolie. Son cœur se serra et sa gorge se bloqua. C’était toujours difficile de repenser au passé. Surtout se rappeler d’un si grand malheur qui avait suivi une vie remplie d’autant de bonheur. Des images se formèrent dans sa tête, comme à son habitude. Il serra le poing. Il voyait au-travers des yeux de son père qui se battait comme un déchaîné. Ses compagnons tombaient les uns après les autres sur l’herbe verte noyée de sang, fauchés par les sabres et les épées. Il entendait des sons indistincts et sourds, des appels à l’aide, des cris d’agonie. Il revit son sa hache fendre le crâne d’un ennemi, puis un javelot venir de nulle part, s’enfonçant dans ses tripes. Le sang éclaboussait partout pendant que ses yeux se refermaient tranquillement. C’était insupportable… Nager entre le conscient, l’imaginaire et l’inconscient faisait toujours souffrir Baruch inutilement. Cependant, il n’oublierait jamais ses images. Elles étaient trop profondément ancrées dans son esprit.

Notre héros revit la lumière du jour, sentant son corps se détendre. Il caressa la crinière de son compagnon de voyage qui avait toujours supporté son poids sans hennir une seule plainte. Il éperonna son cheval sans violence mais avec fermeté. Il continua son habituel trajet de chasse. Quelques heures plus tard, il tomba nez-à-nez avec une autre forme de vie… un homme, comme lui! C’était un homme accoutré en tenue de guerre! Il avait apparemment couru plusieurs jours avant d’atteindre le territoire des Julians. Il s’arrêta subitement, regardant calmement Baruch avec un regard de défi. Sa courte barbe brunâtre ne laissait pas paraître le sourire de satisfaction qui se dessina sur son visage. L’homme était habillé d’une imposante cuirasse et d’un casque craquelé. Il était inévitablement un soldat. Il se racla la gorge mais Baruch fut plus rapide.
« Que fais-tu sur les terres des Julians, étranger? » demanda-t-il d’un ton autoritaire.
-Je suis venu voir le clan des Julians, justement, répondit-il avec un brin d’audace. J’ai besoin de parler…
-Pourquoi parler aux Julians? Qui t’envoie?
-Bane des Ragnarssen m’envoie. Il a une requête envers votre chef.
-Et bien tu viens de bien loin pour nous amener cette requête, cher ami… Suis-moi à mon village et tu parleras de tout cela au Clan. »

Bane était un lointain cousin de Kohrar lui-même. Ne l’ayant probablement jamais vu de ses propres yeux, Baruch ne savait guère de quel type d’homme il s’agissait. Sa mère lui avait parlé de sa lointaine famille mais très vaguement. Le messager n’avait pas bien l’air menaçant, même avec son air sauvage, ses cheveux en bataille et sa respiration haletante. Les Julians avaient bien eu des alliés par le passé, tels les Shakrat, les Maledar et les Ragnarssen eux-mêmes, mais toutes ces alliances étaient mortes avec le temps, ainsi qu’avec la mort de son père. Baruch ne s’intéressait d’ailleurs pas à la politique à l’extérieur de la palissade du village. Il offrirait probablement l’hospitalité au voyageur, mais sans plus. Il doutait que de quelconques contacts avec le monde extérieur ne puissent apporter le bien à Julianis. Baruch avait peine peinait à distinguer les traits du visage de l’étranger, la plupart étant cachés derrière les cheveux emmêlés et le casque ne laissant que le nez, les yeux et la partie inférieure du visage de découvert. L’homme était grand et bien bâti. Il traînait une longue épée sur son dos et il n’avait apparemment jamais connu le luxe d’avoir un fourreau dans lequel la placer. Baruch non plus, d’ailleurs. Le chef des Julians tenta de dévisager son hôte mais il se rendit vite compte que l’étranger n’était pas là pour une simple visite de courtoisie à se faire toiser du regard. Ils accélérèrent l’allure et arrivèrent finalement au village de Julianis. Le village était peuplé d’environ huit cents habitants sans compter les cent cinquante guerriers qui le protégeaient. Les Julians étaient un des peuples les moins puissants démographiquement et militairement. Un « petit » clan, comme l’avaient toujours affirmé les autres chefs de clans. Les clans les plus puissants avaient trente mille sujets sous leur bannière. Cependant, la puissance attire la convoitise des plus faibles mais nombreux sont les ennemis qui complotent afin de prendre Nêpre sous leur bannière.

La porte de bois s’ouvrit lentement en grinçant, laissant entrer les rayons flamboyants du coucher de soleil à l’intérieur des murs du village. La mince palissade de bois donnait un air rustique à la place, tandis que la fière bannière rouge ornée d’un symbole ancien doré flottait tranquillement, voire nonchalamment au sommet de la tourelle la plus haute de Julianis. Le symbole était tellement ancien que plus personne ne savait plus ce qu’il signifiait à l’origine. La plupart l’appelaient l’Anoreth, ce qui signifiait « la fierté » dans la langue des Julians. Les deux hommes arrivèrent à la grand-place du village, attirant une foule de curieux. Baruch descendit de cheval, son hôte faisant de même. Ce dernier retira son casque, le donnant à un des paysans qui avait eu la bonté de ramasser les effets personnels du chef et du visiteur. Sous son casque de fer, l’homme avait un visage au teint plutôt pâle et plusieurs rides qui trahissaient son âge avancé. Il avait évidemment été guerrier tout au long de sa vie.

« Allons au Hall… » dit Baruch d’une voix suspicieuse. Après tout, il ne connaissait même pas Bane.

Le chef ouvrit les portes de bois bruyamment, ne se souciant guère du vacarme infernal qu’elles faisaient chaque fois qu’elles frappaient les murs. Les deux hommes s’enfoncèrent à travers la pénombre et, étonnamment, l’étranger semblait savoir parfaitement où il allait… comme s’il avait déjà visité les lieux. Ils atteignirent finalement la petite salle d’audience, où les hommes importants du village étaient déjà réunis. Baruch s’assit sur son siège logé au fond de la salle, à l’extrémité de la longue table de bois. L’étranger resta debout devant la longue table et scruta avec attention la salle. Étrangement, beaucoup de gens dans la pièce, des aînés pour la plupart, semblaient le reconnaître. Baruch s’impatienta et tonna de sa puissante voix de stentor :

« Parle, étranger. Nous t’écoutons. »

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
23 août 2006 à 20:50:17

Tiens, c´était pas sensé être une véritable fiction (longue I mean). Et sinon bah, tu connais mon avis donc : awaiting the end. (vu qu´y m´semble qu´j´ai presque tout :) )

Greek_Phalanx
Greek_Phalanx
Niveau 4
24 août 2006 à 23:46:10

-Chapitre II-

Baruch était confortablement assis dans sa chaise de bois. Contrairement aux autres chefs qui utilisaient leur trône à longueur de journée, le chef préférait rester dans la simplicité. On pouvait entendre une mouche voler dans la salle d’audience. L’étranger décida de donner sa requête afin d’accomplir sa mission une fois pour toutes.

« Je suis Mannek, fils de Luftr. J’ai été envoyé par Bane, le chef du clan des Ragnarssen. Le clan d’un des parents de votre père, grand Baruch.

-Comment va-t-il? » demanda le chef.

-Il souffre…

-Est-il malade?

-Non.

-Quelle est donc la cause de sa souffrance et en quoi pouvons-nous l’aider? »

L’homme hésita. Baruch était un homme intelligent. Il fallait faire preuve de diplomatie avec lui et savoir pincer sa corde sensible afin de susciter son intérêt.

« -Vous savez probablement déjà que les myriades de clans se livrent des guerres incessantes depuis ces dernières années. Votre parent est aux prises avec un clan bien plus puissant que tous ceux que vous auriez pu imaginer. Les gens parlent d’un clan, mais nous avons vu que cette armée provient en fait d’une faction étrangère à celle de tous les territoires que nous avons déjà connus. Plusieurs clans importants ont préféré se joindre à ce même ennemi plutôt que de s’unir pour le combattre. Résultat… Cette armée est invincible. Quelques puissants clans, comme ceux du chef de guerre Bane, se battent indépendamment pour tenter de repousser cet ennemi bien plus puissant que tous ceux que nous avons déjà vus auparavant.

-Quel est cet ennemi dont vous me parlez?

-Une armée venue de nulle part… Probablement de la mer… Ils sont plus nombreux que les grains de sable sur la plage et malgré leur grand nombre ils savent quand même se battre. Cependant, ils n’envoient que très rarement leurs propres troupes… Ils préfèrent envoyer les chefs de guerre des clans alliés contre nous et les autres clans qui résistent.

-Que me veut Bane, exactement?

-Il souhaite voir votre bannière sur le champ de bataille à ses côtés…

-Bane est suffisamment puissant pour pouvoir vaincre ses ennemis sans l’aide de notre faible clan… Le nombre de nos guerriers frise le ridicule comparé à celui de votre chef, Mannek. Je crains de ne pouvoir guère vous aider…

-Notre clan est maintenant à genoux, au bord de la destruction totale… de l’annihilation, grand chef. Notre armée a subi défaite sur défaite! Cela ne s’est pas vu depuis des lustres! La qualité de nos soldats ne fait pas le poids face à l’effort uni des autres pantins de l’envahisseur.

-Pourquoi nous appeler… nous? Pourquoi les autres clans ne vous ont-ils pas apporté leur soutien? Pourquoi les Shakrat ne vous aident-ils pas? Que font les gens de la maison de Maledar?

-Les Shakrat gisent dans les plaines vertes du monde des esprits. Ils ont été massacrés et les restes de leur clan sont éparpillés aux quatre coins du continent. Le sol de Nêpre n’a jamais été autant souillé de sang de toute son histoire, mon cher Baruch. Les Shakrat sont en lambeaux, et on ne peut savoir combien ont survécu aux haches des Erins.

-Nous sommes donc restés isolés si longtemps? Il me semblait que le clan des Erins était presque anéanti…

-Ils l’étaient presque durant le règne de votre père Kohrar. Cependant, ils sont maintenant plus puissants et assoiffés de sang que jamais. »

Les souvenirs se bousculèrent dans la tête de Baruch. Il se rappelait très bien du clan des Erins. Ce clan qui avait failli annihiler les Julians… par le passé. Il se rappelait… même très bien. Il n’avait que trois ans lorsqu’on a ramené le corps mort de son père tombé au champ d’honneur au village. L’Erinvärt (prononcez Erinfârt), ce qui signifiait en langue commune « La guerre d’Erin », avait été un tournant marquant dans l’Histoire de Nêpre. Le clan était devenu tellement puissant militairement qu’il avait décidé de gouverner tous les autres. Plusieurs clans avaient ainsi été vaincus et assimilés jusqu’au jour où les Shakrat, les Ragnarssen, les Julians, les Maledar et le clan de l’Œil-de-Feu s’unissent pour combattre leur adversaire commun devant la maigre palissade du village ravagé de Julianis. La bataille fut coûteuse. Extrêmement coûteuse. Trop coûteuse… Kohrar, le chef des Julians, perdit la vie, celui des Maledar aussi et l’Œil-de-feu perdit presque la totalité de leur armée. Les Erins furent presque tous exterminés, mais il semblait qu’ils étaient à présent de retour. Les Julians ont presque tout perdu lors de cette guerre, c’était pourquoi ils s’étaient isolés du reste du monde. Baruch voulut sangloter en se remémorant ces tristes événements, mais il résista. Il devait se montrer ferme et démontrer son autorité. Surtout en face d’un étranger.

« -Nous regrettons cet incident, Mannek. Cependant, nous doutons de pouvoir nous rendre utile en quoique ce soit, surtout dans des affaires de guerre.

-Vous ne semblez pas comprendre, grand chef… Le village central de notre clan est assiégé par des centaines, voire des milliers de soldats. Nous utiliserons l’aide de qui bon jugera que la survie de notre peuple en vaille la peine. Rappelez-vous que Bane a combattu aux côtés de votre père… rappelez-vous que les Ragnarssen ont donné leur vie pour que votre peuple puisse survivre… Si cela ne peut vous convaincre, alors rien ne le fera. »

Mannek resta silencieux en observant la réaction de Baruch. Pourtant, il n’y en eut aucune. Il ne sourcilla point, ne laissant aucune émotion transparaître sur son visage dur et sévère. Il rendit son verdict sans même prendre le temps d’accorder à cette réflexion plus de temps.

« Les Ragnarssen devront se débrouiller sans nous. Nous avons connu les horreurs de la guerre durant les temps de mon père. Nous ne voulons pas voir ces cauchemars revenir. Nous vous souhaitons bonne chance dans la défense de vos terres, mais nous ne sommes plus intéressés par le combat. Ma décision est finale. Maintenant, partez. »

Mannek pesta en silence contre ce chef arrogant, méprisant, égoïste et pourtant réaliste. Bane n’aurait jamais dû lui demander de passer au-travers des lignes ennemies afin de joindre un clan aussi… petit. Aussi petit que les Julians. « Ils sont aussi lâches que je le pensais… » pensa le visiteur qui marchait à pas bruyants dans le village afin de récupérer sa monture. Alors qu’il sellait son cheval, une main se posa sur son épaule. Il se retourna subitement et vit un homme. Cet homme était grand, costaud et large d’épaules. Ses yeux bleus et sa longue chevelure blonde lui rappelaient quelqu’un. « Amrod… » dit-il tranquillement. L’homme sourit, bien content que le visiteur ne se soit pas trompé sur son compte.

Amrod était un des lieutenants de Baruch. Il était fidèle, célibataire depuis toujours et avait dormi sur sa selle et sous la pluie durant presque toutes ses longues missions de reconnaissance(s). Amrod était un homme fier et il avait toujours eu plus de respect que son chef envers les autres nations. Farouche à la lance et redoutable à l’arc, il était un des meilleurs cavaliers et soldats qui se battaient sous la bannière des Julians. Il avait le même âge que Baruch mais semblait possédé par l’éternelle étincelle d’insouciance que lui avait léguée son adolescence. Ses yeux bleu clair reflétaient une profonde passion pour la guerre, contrairement à son frère d’armes qui était son meilleur ami et son propre chef.

« Vous savez, je suis sûr que Baruch comprendra votre situation. Il est un homme intelligent. Vous n’avez cependant pas utilisé des arguments convaincants en évoquant son père et le passé même. La perte de son père ne lui a apporté aucune fierté, au fond. Elle lui a apporté la tristesse de ne pas avoir connu son propre père. Je suis sûr et même certain de réussir à le convaincre d’aider votre cause…

-Vous ne comprenez pas, Amrod. Notre village n’est pas seulement assailli par des pillards… Ces ennemis sont venus pour nous tuer. Chaque jour, nous perdons de plus en plus de guerriers… et de gens innocents qui n’ont jamais voulu qu’une armée vienne brûler leur maison. Ils ne sont pas venus pour nous vaincre… mais pour nous tuer. Et ils feront de même pour vous… Croyez-moi. Il s’agit de plus qu’une simple guerre inter-tribale, si c’est ce que vous pensez. Il s’agit là d’un conflit bien plus important. Des clans que nous avons cru pacifiques prennent les armes et décident de se joindre à un envahisseur venu d’au-delà de la mer plutôt que… que…

-Je vois. Je crois que je ne comprends pas non plus leur réaction, mon cher Mannek. Tous ces clans sont des pantins, après tout. Ils sont victimes d’ambitions qui les dépassent.

-Vous êtes intelligent…

-Ouais, ouais, je sais! » s’exclama Amrod en donnant une claque amicale dans le dos du visiteur qui commençait déjà à reprendre espoir. « Il y a aussi des gens qui pensent comme vous, ici… Il y a des gens qui sont prêts à supporter votre cause. Mais ça prendra plus de temps pour Baruch. Ça prend toujours plus de temps avec lui. Ses sentiments prennent parfois le dessus lorsqu’il doit prendre des décisions importantes… ce qui obscurcit quelque peu son jugement quelque peu en cas de crise. Je le connais depuis qu’il est tout petit. Vous verrez, nous viendrons. Notre peuple possède beaucoup de chevaux. Énormément, je dirais même. Nous avons presque toujours été des cavaliers dans l’âme.

-Merci…

-Ne me remerciez pas avant de voir l’Anoreth voler dans le vent, mon cher. »

Le visiteur monta sur son cheval et fila à la vitesse du vent au-travers de la porte de bois, sa cape volant au vent.

***

Trois hommes étaient réunis près du feu. Il était tard. Très tard. Les petites flammèches léchaient voracement les bûches de bois calcinées. Des petites particules de feu tentaient d’illuminer leurs visages qui ne faisaient que disparaître dans la pénombre à chaque tentative. Des éclats rougeoyants se glissaient comme des ombres sur leurs visages, révélant la présence de Baruch, Amrod et de Farsul, le chaman du village. Il était le doyen de celui-ci. Baruch lança un regard suppliant à son ami, mais il resta de marbre. Il fallait toujours écouter ce que le chaman avait à dire. Sa sagesse était renommée mais il se faisait vieux, à présent. Le vieillard commença son discours… Baruch maudit son ami pour l’avoir amené dans ce piège… Il savait que le chaman avait le pouvoir de convaincre quiconque. Il savait bien qu’il aurait dû aller aider les Ragnarssen, mais une autre raison l’avait toujours empêché d’accepter. N’écoutant qu’à peine les élucubrations du vieil homme, il attendit qu’il finisse son petit discours. Il soupira, signe qu’il s’avouait vaincu. Cependant, Baruch savait très bien ce qui se passerait s’il acceptait d’apporter son aide à Bane. Il le savait depuis le début. Cependant, il n’avait maintenant plus le choix.

***

Le chef de guerre voyait à présent les petits rayons flamboyants de l’aurore matinale illuminer l’Anoreth du village. Quand le village fut réveillé, tout le monde fut étonné de voir le chef debout sur le « Piédestal de la Parole ». C’était un simple socle en bois qui permettait à son utilisateur de parler au village entier. Amrod regarda sombrement son chef et un sourire de satisfaction apparut soudainement sur son visage. Les paroles suivantes du chef resteraient à présent gravées dans sa mémoire à tout jamais.

« Peuple! Nous partons en guerre! Dans trois jours, nous combattrons sous la bannière de l’Anoreth! » cria le grand chef qui s’apprêtait à entrer dans l’Histoire.

Greek_Phalanx
Greek_Phalanx
Niveau 4
25 août 2006 à 20:09:58

-Chapitre III-
-Allégeance-

Le village de Julianis bouillait d’une énergie nouvelle que personne n’avait vue depuis des lustres. Les hommes préparaient leurs armes, les femmes allaient chercher les armures cachées dans les huttes depuis des années, Hern le forgeron n’avait jamais eu autant de travail depuis la dernière guerre. Il produisait à une cadence infernale flèches, épées et armures. Ses apprentis étaient débordés et lui-même jubilait d’extase en face d’un défi aussi grand. L’excitation était à son comble. Le bruit discret des gazouillis des oiseaux ainsi que la fraîcheur du matin avaient maintenant été remplacés par le bruit du métal inlassablement martelé par le marteau du forgeron et la chaleur infernale de la forge. « Enfin il se passait quelque chose! » pensa Amrod. Il était bien jeune et, comme lui, la plupart des jeunes gens du village n’avaient connu que la routine ennuyante de la vie quotidienne. Étrangement, Baruch fut étonné de voir son peuple si prêt pour la guerre. Il avait cru que les Julians étaient pacifiques et non-violents… Mais apparemment son père avait été le chef d’un clan de guerriers. Le chef de guerre préparait déjà sa stratégie dans le Grand Hall.

Décoré sobrement mais fait de matériaux solides qui avaient toujours résisté aux intempéries, le Grand Hall était le pilier central de l’organisation du village. La longue table rectangulaire qui avait vu tant de chefs Julians donner des discours était maintenant usée, mais elle tenait toujours bon. Les sièges de bois craquèrent bruyamment en supportant le royal postérieur des hommes importants du village. Baruch commença à parler.

« J’imagine que vous savez déjà que dans trois jours, nous partirons pour la ville des Ragnarssen. Nous avons un nombre très réduit de guerriers pour leur venir en aide, mais d’après ce qu’Amrod m’a raconté, la ville est déjà sur le bord de tomber. Ce ne sera donc pas une bataille inutile que nous mènerons. Nous… heu… mènerons une attaque intelligente en évitant tout risque inutile. J’ai prévu que nous utiliserions presque tous les chevaux que nous avons à notre disposition. Des cent cinquante guerriers que nous avons, une petite partie restera au village. Nous devrions avoir assez d’hommes pour effectuer mon plan à bien. Amrod commandera quarante guerriers, j’en commanderai cinquante et Trogdar en commandera quarante. Vous me suivez? »

Amrod hocha de la tête et Trogdar soupira. Trogdar était plus vieux qu’Amrod et plus expérimenté. Il avait même déjà combattu dès l’âge de seize ans aux côtés de Kohrar lui-même. Il était plus grand que n’importe quel guerrier des Julians et maniait l’arc comme aucun autre ne savait le faire. Il avait une courte chevelure brune et une barbe hirsute et graisseuse. Il était bon commandant mais il ne savait pas comment saisir le cœur de ses guerriers, comment leur donner la passion guerrière qui permettait aux hommes d’accomplir des exploits. Il était un homme qui pensait avec sa tête et non avec son cœur. Il était le grand frère qu’Amrod n’avait jamais eu. Cependant, Trogdar méprisait le jeune Amrod, contrairement à ce dernier. Le jeune était admiratif du plus vieux, mais le vieux était dégoûté de l’inexpérience du novice qui se prenait déjà pour un vétéran. Cependant, l’union des qualités de ces deux soldats pouvait donner un formidable résultat sur le champ de bataille.

« Mais, Baruch, comment allons-nous réussir à sauver les Ragnarssen si nous savons très bien que nous ne pouvons pas vaincre les assiégeants? demanda Trogdar.
-Eh bien voici mon plan. J’ai ordonné au peuple de construire des charrettes. D’énormes charrettes en grande quantité. Nous possédions déjà la plupart de ses charrettes car nous en faisons le commerce depuis des années. Nos chevaux sont les plus beaux et les plus farouches de Nêpre et le village en entier bouillonne d’activité pour créer ceux-ci. Le travail est colossal mais nous aurons nos chariots pour le grand jour. Nous avons amplement de chevaux pour les manœuvrer. Grâce à ces charrettes, nous pourrons permettre l’évacuation de la ville. Pour cela, il faudra réussir à percer la ligne de nos ennemis. Mon groupe, qui s’occupera d’attaquer le côté droit de la porte ainsi qu’Amrod, qui se chargera du côté gauche de celle-ci, permettront de créer un couloir qui permettra aux Ragnarssen de sortir de la ville. Le groupe de Trogdar supervisera l’évacuation après avoir « nettoyé » les environs de la porte. Cette opération, je veux qu’elle soit rapide car nous ne pourrons que retenir l’ennemi qui resserrera l’étau sur nous en très peu de temps. Pour nous permettre de gagner plus de temps, nous attaquerons de nuit, ce qui nous permettra d’avoir l’effet de surprise de notre côté. Le groupe de Trogdar sera chargé de protéger ceux qui fuiront pour rejoindre la colonne de chariots et charrettes qui pénètrera dans la ville lorsque nous auront dégagé la porte. Une parfaite synchronisation sera essentielle au bon déroulement de l’attaque. Avez-vous bien compris? Si tout se déroule bien, le peuple aura le temps de fuir à bord des charrettes. Si tout le village s’y met, nous devrions avoir environ deux cents chariots qui pourront transporter dix hommes chacune. »

-J’ai compris. répondit Amrod.

-Il serait difficile de ne pas comprendre un plan aussi simple… déclara Trogdar.

-Mes chariots seront prêts, grand Baruch. dit Hern, qui était en plus d’être le forgeron du village le chef des miliciens qui contrôleraient les chariots. »

Et les trois jours passèrent rapidement en battant au rythme des coups de marteau et des ordres beuglés par Hern qui ne savait plus où donner de la tête à force de travailler.

***

Puis vint le grand jour. La grande nuit, devrait-on plutôt affirmer. Les Julians ne s’étaient jamais préparés mentalement à ce qu’un combat de cette envergure pouvait impliquer de leur part. L’Anoreth flottait fièrement dans le vent, caressée par les doux rayons lunaires qui perçaient les nuages noirâtres du ciel nocturne goudronneux. Les hommes restaient silencieux, rassemblés sur une colline surplombant la triste scène qui s’offrait en spectacle à leurs yeux fatigués par les heures de chevauchée. La plupart étaient armés de lances, d’arcs et d’épées et équipés de cottes de mailles ou encore d’armures de cuir. Baruch avait l’air d’un farouche guerrier avec son casque de fer à la « hoplite » et sa longue épée. Une hache et un bouclier de fer étaient accrochés à la selle de son cheval et il tenait sa lance avec la main qui tenait aussi la bride de son destrier. Son corps était engloutit dans la masse de métal qu’était son armure qui parcourait son corps du cou jusqu’aux chevilles. La nuit fraîche d’automne réussissait à calmer les bêtes et les hommes qui auraient besoin de toutes leurs forces afin d’accomplir cet exploit qu’était la victoire.

Les Julians observaient avec tristesse et colère la ville des Ragnarssen brûler derrière ses propres murs. Des plaintes s’élevaient du brasier qui avalait peu à peu la ville dans son ensemble. :. Les murs de pierre délabrés scellaient cette souricière qu’était maintenant devenu l’ancien symbole de la puissance de Bane. La ville essuyait projectiles enflammés sur projectiles enflammés et les murs avaient apparemment encaissé plus qu’ils ne pouvaient en supporter. Le bastion qui surplombait les portes était en ruines. Le campement des assiégeants se dressait devant les guerriers, d’où des rires fusaient de partout. Ils semblaient déjà savourer leur victoire. Cependant, il devait pourtant bien y avoir des survivants à l’intérieur des murs. Il fallait essayer. Baruch fut soudainement saisi d’une crampe au cœur. Celui-ci se serrait de plus en plus à un tel point que le chef de guerre croyait qu’il allait exploser. Il gémit et essaya retenir une plainte. Cependant, ses hommes n’étaient pas aveugles, et encore moins sourds. Certains l’observaient avec dédain et d’autres faisaient comme s’ils n’avaient rien vu. Trogdar ne prêtait guère attention aux émotions de son chef, se souciant plutôt de la manière dont il devrait mener ses hommes à ouvrir une brèche à droite de la gigantesque porte de fer. L’émotion qui avait saisi le cœur du fils de Kohrar lui fit douter de lui même, mais la crampe devint moins intense. Il se sentait revigoré d’une énergie nouvelle : celle de la colère. Il devait mener ses hommes à la victoire!

Baruch se tourna vers Hern le forgeron, qui commandait le convoi de chariots conduits par des paysans et des adolescents. Tous savaient quoi faire et ils n’avaient peur de rien.
« Hern, quand tu entendras le signal, tu fonceras vers les portes et tu pénètreras à toute vitesse à travers la ville. Tente de secourir le plus de gens possibles bien que je doute qu’on puisse tous les caser dans ces charrettes. Ne prend pas de risques inutiles et aies confiance en ta force, mon ami. Amrod et Trogdar… Vous ouvrirez une brèche dans la défense de l’ennemi de sorte qu’on puisse avoir un couloir de circulation pour les chariots. Ne prenez pas de risques inutiles et protégez le couloir à tout prix. Et vous, mes guerriers! Soyez courageux et soyez fermes! Nous ne laisserons pas les fils de Ragnar à leur triste sort! Suivez vos chefs et restez disciplinés! L’ennemi ne s’attend pas à nous voir et l’effet de surprise devrait être total! Nous frapperons comme la foudre et rien ne pourra nous arrêter! Fils de l’Ouest, en avant! »

L’orateur brandit sa lance vers la ville qui se mour(r)ait à petit feu et lança son destrier au galop. Ses hommes le suivirent, divisés en trois groupes distincts : le sien, et ceux d’Amrod et de Trogdar. Les sabots soulevèrent la poussière dans la nuit et le sol se mit soudainement à trembler. Rien ne pourrait plus les arrêter. Les Julians atteignirent les lignes ennemies et eurent à peine le temps d’apercevoir les silhouettes qui couraient dans la noirceur entre les torches enflammées qu’ils sentaient déjà leurs montures piétiner les premiers malheureux pris au dépourvu.

Et alors les flèches sifflèrent…

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
26 août 2006 à 10:32:47

Pourquoi il y pas de lecteurs? c´est bien écrit pourtant. OK au début j´ai pas de toute suite croché, mais l´envie de lire la suite est montée crescendo... Comme j´avais rien d´autres à faire, j´ai relevé quelques fautes d´orthographe, mais toutes dans le même post, tu avais pas dû te relire :
"et sa crinière était flottait en broussailles
les images terrifiantes de son adolescence revirent le hanter.
Il revit son sa hache fendre le crâne d’un ennemi,
Cependant, il n’oublierait jamais ses images.
Baruch avait peine peinait à distinguer les traits du visage de l’étranger"

sinon il y a une phrase que j´ai adoré :
Mannek pesta en silence contre ce chef arrogant, méprisant, égoïste et pourtant réaliste

et j´ai également apprécié les incursions du narrateur :
arrons maintenant la chaîne d’événements suivante au présent pour plus de fluidité.
d’un liquide dont vous connaissez probablement déjà la composition.

J´hésitais à revenir lire la suite au vu du temps que j´ai passé pour la lire, mais entre personnes manquant de lecteurs, il faut bien s´entraider, mais je n´aurais pas à me forcer avec cette fin à rebondissement...

Même si style assez long empli de détails surtout au début est bien incompris, tu as gagné un impatient lecteur... LA SUITE !

Greek_Phalanx
Greek_Phalanx
Niveau 4
27 août 2006 à 23:43:22

merci beaucoup du comm´, c´est très appréciable. J´avais pensé en faire un roman mais une nouvelle serait plus dans mes cordes, vu mon effroyable manque de temps.

    • ************************

-Chapitre V-
-La Fuite-

Amrod se trouvait seul, face à face avec le colosse à l’armure cuivrée. La bardiche était fermement coincée entre ses doigts crispés et tremblotants. Le lieutenant avait peur. Très peur. « La mort pourrait même me tuer! » pensa-t-il. Évidemment, le non-sens de cette pensée traduisait son état de panique et d’extrême terreur. Effectivement, son adversaire était de taille. Une gigantesque masse de muscle et de fer enfermée dans ce corps titanesque. Ce guerrier avait l’air noble, mais sans merci avec ceux qui se dressaient sur son chemin. Il avança lentement vers l’homme contrôlé par sa peur. Il restait figé, planté comme un arbre au beau milieu d’un champ de morts. Pourquoi avait-il si peur? Pourquoi tant de frayeur? Il était un guerrier, après tout! C’est alors qu’il réalisa que son opposant n’était pas un homme ordinaire. Il savait maîtriser la magie. Durant la fraction de seconde qu’il réfléchissait, une lame se dirigea vers sa tête, empreinte d’une ferme envie d’une décapitation matinale. Retrouvant ses esprits, Amrod se projeta vers la droite, évitant de peu la lame qui effleura sa joue. Il roula au sol et se releva avec une agilité dont il n’avait jamais connu la présence en lui. Le combat commença.

« Le guerrier sourit enfin. « Il se décide, voilà… » songe le colosse. Il monte sa garde en chargeant, cette fois à toute vitesse. Chacun de ses lourds pas fait trembler le sol, mais Amrod jette un regard glacé à l’assaillant. L’épée frappe avec une puissance déstabilisante le manche de fer, faisant reculer le défenseur. Le Julian pare, un autre brutal coup vient par la gauche. Il esquive, mais, effectuant un rapide tour sur lui-même, le colosse frappe de nouveau du même côté. Amrod encaisse, réprimant un grognement haineux. Il est chanceux, il n’a été frappé que du plat de la lame. Il a le souffle coupé. De l’air! De l’air! Cependant, l’épée trace une nouvelle trajectoire imprévisible dont le point de destination ne peut être que le torse du Julian. Il esquive rapidement, riposte violemment de sa bardiche. Le croissant de fer se dirige à toute allure vers la cage thoracique du monstre qui ne bronche pas. La lame de l’épée arrête sans le moindre effort la lourde arme ralentie par son horrible poids. Effectivement, Amrod n’était pas tout à fait qualifié pour manier une arme d’une telle lourdeur. Il doit utiliser l’arme qu’il connaît le mieux : l’agilité. Il laisse tomber la bardiche au sol. Déconcerté, l’homme de cuivre hausse un sourcil : « Tu abandonnes déjà? »

« Hmm… Laisse-moi y penser… non. Changement de tactique, mon gros. » répond l’autre en sortant de ses deux fourreaux deux dagues de la longueur d’une épée courte.

« J’ai une chance… »

Il fonce hardiment vers le géant qui l’attend avec impatience. Il attaque de la première lame, réussissant à entailler avec une vitesse foudroyante l’armure de son adversaire. La lame se heurte violemment contre la surface de cuivre, elle hésite, pousse une plainte, et décide finalement de percer la carapace protectrice. La lame pénètre un tantinet trop loin dans le métal et atteint la chair. Cependant, n’ayant pas la temps de savourer sa piètre victoire, elle se retire déjà, appelée de nouveau au combat.

« Je n’ai qu’à la prendre… »

Les coups fusèrent alors de partout, chaque attaque et contre-attaque plus puissante et rapide que la précédente. Le colosse semblait déstabilisé par le soudain regain d’énergie de cet homme qu’il croyait brisé. »

Les deux adversaires montrèrent un courage surhumain jusqu’à ce l’adversaire d’Amrod baisse soudainement son arme. D’un haussement de sourcil arrogant il insinua : « Tu t’es bien battu, petit guerrier. Cependant, il est temps d’en finir. » Un maigre sourire se dessina sur ses lèvres sèches.

***

Pendant ce temps, l’évacuation de la citadelle allait bon train. Les paysans se massaient dans les chariots avec quelques possessions, armes et nourriture. La plupart avaient tout perdu durant le siège. Cependant, le bilan des morts était catastrophique. Il n’y avait plus que cinq cent survivants, plus les soixante-dix guerriers qui restaient. Trogdar commençait à s’impatienter lorsque Hern vint le voir.

« Tout est prêt pour partir, grand chef. » Étrangement, le lieutenant raffolait de ce titre qu’il aimait bien utiliser, mais quelques fois à tort. « Tout le monde est à bord, et presque tous les soldats Ragnarssen ont des chevaux avec eux. Ils pourront donc nous aider lors de notre sortie. Les hommes attendent votre ordre, sire. »

Trogdar ordonna au convoi de se mettre en route, escorté de cinquante cavaliers de Bane ainsi que des dix hommes de Trogdar qui l’avaient suivi. Trogdar et Bane en tête, ils avançaient à fière allure et passèrent la grande porte de fer sans sourciller. Bane avait réussi à retrouver la dernière bannière de guerre de son clan. Il la tint fièrement en sachant qu’il était un des derniers représentants de son peuple. Peut-être même LE dernier. Le drapeau de la maison des Ragnarssen, quant à lui, restait planté dans son bloc de marbre, au sommet des ruines de la citadelle qui agonisait. Elle flottait encore un peu dans le vent, mais elle finit par arrêter de se trémousser sur son pic de fer. Le vent était tombé, de même que la ville des Ragnarssen.

Le second des Julians chercha Baruch sur le champ de bataille, où gisait un nombre impressionnant de morts. Beaucoup de Julians avaient péri, cette nuit-là. Mais ce ne fut pas sans infliger des pertes inimaginables à leurs ennemis. Les lances et les flèches restaient plantées dans le sol, les épées avaient échappé à la prise des mains de leurs propriétaires… Mais, les images fusèrent dans sa tête à une telle rapidité qu’il ne se souvint plus de rien. C’est alors qu’il le trouva… Baruch et ses hommes, épuisés par les combats à l’épée, avaient décidé de repousser l’ennemi en utilisant une tactique que je qualifierai de « tactique parthe ». Ses hommes envoyaient flèches après flèches frapper les flots d’ennemis allant à leur rencontre, sans pour autant s’approcher d’assez près pour combattre en corps-à-corps. De nombreux groupes avaient ainsi été décimés. Trogdar chevaucha à travers les plaines et salua son chef, couvert de sang de la tête aux pieds.

« Salut à toi, grand Baruch » dit Bane en saluant à son tour son sauveur. « Vous avez la reconnaissance éternelle de la maison des Ragnarssen, mon ami. Maintenant, partons. »

Baruch acquiesça de la tête et les troupes se mirent en mouvement, en protégeant la colonne de chariots remplis d’expropriés. Certains blessés montèrent à leur tour dans les chariots, et d’autres soldats ayant perdu leur monture les imitèrent aussitôt, bandant leur arc. Grim Bathul, la corne de guerre des Julians, retentit dans les plaines. Les Julians répondirent à l’appel. Le groupe de Trogdar qui avait accompagné Baruch répondit à l’appel, le groupe du chef se positionna près de leur chef, mais le groupe d’Amrod ne répondit pas.

« Où est Amrod? » s’inquiéta le chef.

« Seulement six de ses hommes sont revenus, sire, rapporta Trogdar. Nous ne pouvons plus rien pour lui, il faut partir! Le flanc gauche est perdu et l’ennemi progresse vers nous! »

« Où est-il! » beugla Baruch.

« Il a du périr sous les coups des Erins… » marmonna Bane dans sa barbe.

« Non! C’est impossible! Amrod ne se laisserait pas tuer! Pas lui! Non!!! » cria Baruch de toutes ses forces en pleurant.

« C’est ce que j’ai dit lorsque votre père est mort… » dit le chef des Ragnarssen d’une voix empreinte de compassion.

Baruch lui donna un triste regard et ravala ses larmes. Il ne devait pas perdre la face devant ses hommes. Il devait donner l’exemple. Après tout, de nombreux autres hommes avaient perdu leur meilleur ami lors de la bataille. Maintenant, il ne lui restait plus que Trogdar. La colonne partit en direction de Julianis à toute allure, laissant Ragnaria brûler de tous ses feux.

***

Amrod, de son côté, ne s’attendait pas à ce que son adversaire se soit « retenu » tout au long du combat. Amrod avait tout donné, mais il tenait bon. Il épuisait ses dernières réserves d’énergie en repoussant la lame de l’épée gigantesque qui revenait sans cesse à la charge. Ses poignets le faisaient affreusement souffrir, ses yeux lui brûlaient, les plaies ouvertes commençaient à s’infecter… Il se détériorait. Ses deux glaives lui avaient donné l’avantage de la surprise, mais maintenant son adversaire n’était que de plus en plus robuste et agressif.

Soudainement, le regard du guerrier de cuivre changea. Il semblait plus calme, plus détendu. Une étrange étincelle rougeâtre illumina ses yeux durant une fraction de fraction de seconde. D’un geste si rapide qu’il n’eut pas même le temps de l’anticiper, le géant frappa du plat de sa lame le bras droit d’Amrod, lui faisant pousser un hurlement de douleur. S’en suivit d’un craquement sinistre qui ne présageait rien de bon. Le lieutenant échappa une de ses dagues, ne pouvant plus contrôler qu’un seul de ses bras. La douleur était insupportable, mais toujours plus endurable que la mort. Il sentit ses muscles se déchirer avec une effroyable rapidité, il sentit le sang couler de son bras à présent éventré. Il serra les dents et d’un vain et futile effort planta son autre dague dans l’armure cuivrée. La lame s’enfonça mais ne voulut plus sortir. Épuisé, Amrod tomba à genoux, chancelant. La main de l’homme titanesque s’illumina d’une lumière d’une couleur dépassant celle du spectre de couleurs que les yeux des humains pouvaient distinguer. Un faisceau de lumière jaillit de la paume et frappa de plein fouet le Julian, le faisant effectuer un vol plané sur une dizaine de mètres avant de s’écraser lourdement au sol. Il cracha un ramassis de salive et de sang et un filet de sang coula lentement de son nez et de sa bouche. Il tenta de se relever, mais son corps lévita au-dessus du sol, juste assez haut pour que sa tête puisse flotter à la hauteur de celle du guerrier Erin. Son corps grillait de l’intérieur, consumé à petit feu par les charges résiduelles du rayon qui venait de le frapper. Il sentait ses artères trembler, il sentait son cœur se gonfler de plus en plus, à un point tel qu’il allait exploser. Il sentait ses yeux brûler de plus belle, comme si on les avait trempés dans de l’huile bouillante. La plupart de ses os étaient brisés, les éclats s’enfonçant dans ses nerfs avec un sadisme inimaginable. Amrod voulut faire éclater ses dents à force de serrer ces dernières, mais elles tinrent bon.

Puis le Julian aperçut ses amis, au loin… défiler. Fuir. Il aperçut Trogdar, son ami… son ami depuis qu’il était né, depuis qu’il avait vu la lumière, depuis qu’il était sortit du monde de sa torpeur… Ses yeux lui brûlèrent de plus belle, ce regard lui ayant coûté probablement la vue. Il cria de toutes ses forces : « Trogdar! TROGDAR! » Ce qu’il ne savait pas, c’est que le soldat l’avait bien entendu, et même regardé droit dans les yeux. Puis il s’était retourné et avait continué son chemin, comme si de rien n’était. « TROGDAR! Aide-moi! » sortit de sa gorge en même temps qu’un cri étouffé par la terreur et la douleur. Trogdar ne se retourna pas. Il l’avait abandonné. Comme tous les autres. Comme le monde entier. Comme sa vie qui quittait son corps peu à peu. Il désespéra et soupira en fermant les yeux, sentant les larmes coulant sur ses joues.

« T… Tue… Achè…ve… moi! »

Un sourire narquois se sculpta sur le visage qui restait habituellement de marbre du chef des Erins. Il avait vu la scène, cet échange de regards… et la trahison. Il ne connaissait ce mot que trop bien.

« La mort serait trop douce pour toi, petit Julian… Votre peuple a déjà été une nation fière et respectable, mais vous en êtes réduits à secourir des vermisseaux dans leur trou à rat… Même ton « ami », Trogdar… regarde-le. Il t’a abandonné. Lâchement… Purement… et simplement. Figure-toi que je l’ai connu par le passé… et il est resté toujours le même à ce que je vois. (Il fit une pause) Cependant, que dirais-tu d’une petite torture mentale? »

Amrod le fixa, incrédule. Une main agrippa son visage, l’enfermant dans sa paume gigantesque. Il sentit les doigts se planter dans son crâne, le faisant hurler de plus belle. Sa boîte crânienne allait exploser! Les parois cédaient! Il sentait les fissures s’ouvrir peu à peu dans sa tête… C’est alors qu’il sentit… la magie circuler en lui. Des images de son village natal surgirent sa mémoire… et il entendit un rire sadique résonner dans ses tempes. Il ne sentait plus rien… ses nerfs ayant probablement été grillé par ce feu interne qui le consumait. Le sang battait à tout rompre, y compris les parois de son crâne. C’est alors qu’il sombra dans la semi-conscience. Soudainement, son corps se détendit. Il ressentit un violent choc, puis plus rien. Était-il mort? Pas encore. Un picotement lui parcourut l’échine. C’était de l’herbe. Il était tombé. L’herbe lui paraissait maintenant si douce. Il sentit une main. Puis une autre. Il entendit des voix indistinctes… Un ordre. Puis il ressentit la peur, la colère… et enfin la douleur. Terrifiante. Assommante. Inexorable… Infatigable… Endor…mante… Morte…l…le…

D’autres sons, cette fois-ci… puis plus rien.

Le vide.

Rien.

Rien du tout.

***

La bataille avait coûté la vie de dizaines de Julians, de Ragnarssen, d’Erins… et celle d’Amrod. Des héros de chaque camp étaient morts sur les plaines souillées de Nêpre, mais cette bataille n’était qu’une seule… une seule parmi tant d’autres. Ceci n’est qu’un exemple de la bêtise des hommes. Manipulés ou manipulateurs, ils sont tous aussi inconscients que les autres. Tous aussi bêtes… Tous aussi assoiffés de violence.

Petite question pour titiller votre curiosité… Mannek… le « messager »… qui était-il vraiment?

Trogdar, quant à lui… jusqu’où mènera sa trahison?

Baruch avait dit, tout bas, à Bane, après la bataille…

« Peu importe le résultat de cette guerre, je sais qu’elle aboutira par la destruction d’un peuple… celui des hommes. »

Et il avait raison.

-Fin de la Partie I-

frantic_
frantic_
Niveau 10
27 août 2006 à 23:57:00

vivement la suite :)

Greek_Phalanx
Greek_Phalanx
Niveau 4
28 août 2006 à 00:01:31

peut-être plus tard. Je travaille présentement sur une autre nouvelle. C´est pour ça que j´ai appelé ce texte "nouvelle" au lieu de "roman".

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
28 août 2006 à 09:05:01

Une suite qui tient toute ses promesses, toujours aussi bien écrit, avec un petit sentiment de rester sur sa faim à la fin ce qui nous pousse à demander bêtement, la bouche bée et la salive bavante, le regard hypnothisé et implorant: La suite... qui ne viendra donc pas de si tôt... domage je l´aurais bien dévorée...
Encore bravo...

Greek_Phalanx
Greek_Phalanx
Niveau 4
28 août 2006 à 19:32:13

mouais. En tout cas moi j´ai trouvé la mort d´Amrod décevante en tant que lecteur, ne trouvez vous pas?

L-orgue-e-yeux
L-orgue-e-yeux
Niveau 45
28 août 2006 à 22:51:40

hein ? c´est pas toi l´auteur ? il y a quelque chose qui m´échappe...
Si, j´ai été un peu déçu, je m´attendais à un renversement de situation, mais, il n´est pas clairement dit qu´il était mort... le genre de mort qui revient pour dire "non, je ne suis pas mort... j´étais en léthargie" ou des trucs du style...

Greek_Phalanx
Greek_Phalanx
Niveau 4
30 août 2006 à 01:20:46

heu je suis l´auteur, bien sûr? Je ne faisais que discuter du scénario...

En passant Amrod est bel et bien mort. Qui survivrait avec le crâne en mille morceaux?

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