Tu es ma muse mon amour, l’arbre de mon esprit dont le fruit est mon art.
L’encre de ma plume découle sur ton âme telle la sève de mon corps qui s’écoule dans ta chair.
Ce matin je me suis réveillé et je me suis souvenu de mes rêves : ils ont pénétrés ta chair et ton être.
À présent je n’ai plus qu’une seule envie, écrire mes sentiments et mon amour pour toi.
La poésie de mon esprit était complexe et uniforme, des formes sombres s’enroulant sur elle-même.
Ta présence n’était qu’un minuscule point orange : une infime tache de clarté dans un néant.
Néanmoins cette lueur, est devenu la tumeur de mes ombres, elle a enflé et enflé jusqu’à les détruire.
Tu es à présent le soleil de mon âme, dans toute sa puissance salvatrice, la lave embrasant le monde.
Mais…
Ou est la fureur du gladiateur ?
Ou est frénésie du guerrier ?
Lorsque la lave se refroidit, le paysage devient stérile et lunaire.
Ou sont les formes sombres ? Ou est ton sourire qui éclairait mon obscurité?
Sans ombre il n’y a plus de clarté.
Feint la haine et l’ignorance.
Que tes ongles m’éviscèrent !
Que ta voix me brise et me déchire !
Que je devienne une charogne d’amour, une âme desséché et soudoyés.
Que j’agonise le cœur transpercé par des flèches de déchéance.
Que je sois annihilé.
Fais-moi souffrir !
Je deviendrai ton esclave !
Je te supplierai pour te faire l’amour.
Et tu me laisseras entendre ton cœur battre.
Je te contemplerai, nymphe céleste, reine de ma route.
Toi, dont les voies sont impénétrables, tu es la sublimation,
Tu es la perfection que seuls mes rêves avaient conçue.
Puis sous la lune, tout renaitra.
Les vapeurs de la nature pénétreront nos sens.
Ta chair, offrande divine,
S’ouvrira sous mes caresses amoureuses.
La nature nous en sera témoin,
Elle observera l’aboutissement de sa création,
Dans se maelstrom charnel, que sera notre union.
Ton corps tel le peyotl m’ouvrira les portes.
Ombre et lumière se mêleront.
L’écorce rugueuse explosera,
De celle-ci jaillira un feu ancestral.
Nos têtes bouilleront autant que nos fruits vermeils.
Tout deux aussi chauds que tes joues,
Ils s’enseveliront dans un monde d’abstraction,
Ou tout est fruit de la transcendance,
Ni formes, ni idées, mais des impressions d’illumination.
Puis lors d’un fugace moment d’éternité, une alchimie miraculeuse sera engendrée.
Le temps s’arrêtera, un trip sidéral implosera dans nos corps,
Et résonnera en nous comme milles explosions atomiques.
Ce mélange incandescent de vie, de mort et de mysticisme, consumera nos organes,
Remontra jusque dans nos gorges pour s’expulser dans des râles furieux,
Telle cette souffrance que tu avais laissé couler de ton corps par amour,
Telle une gerbe de sang encore chaude.
Tel le phœnix je renaîtrai des cendres de notre amour.