Tu es parti Monsieur.
Comment te parler si se n’est avec ces phrases pompeuses et métaphoriques de pacotilles qui ont appris à me former un chemin ?
Quelques impressions me reviennent en mémoire en regardant ces photos, où l’on me voit rieur.
Mais de ce temps d’insouciance que je croyais impérissable, quand j’y repense n’est plus qu’un lointain souvenir.
Penses-tu à moi des fois?
Tu es parti à l’ouest, au loin là bas, où le soleil se couche, je pensais que je n’aurais pas de regret, mais au fond de moi, je le sens à présent, la souffrance est tapi, emplissant les abymes d’une masse de pétrole amer.
La seule chose que tu m’as léguée, n’est pas l’amour mais la maladie.
Des fois fanny me demande ce que j’ai, mais je ne lui réponds pas, pleurant en silence. Sais tu que c’est mon premier amour ? Mais je crains que le temps nous ait finalement essoufflés.
Parfois je me demande, s’il y avait eut ne serait-ce qu’une seconde de retardé il y a des millions d’années de cela, est ce que je serais la à présent ?
Je demande souvent à mes amis s’ils se posent des questions, mais leurs esprits suivent simplement les esprits mugissant qui parcourent cette longue route d’asphalte.
Alors je me rends compte que je suis différent, peut être est ce de ta faute ou bien peut être est ce parce que j’étais prédestiné à souffrir.
A l’âge de sept ans, me regarder dans une glace assez longtemps suffisait à me provoquer des nausées atroces, pendant lesquelles m’ont esprit s’illuminait, comprenant son irréalité.
Il m’arrive encore de ressentir de telles choses, bien que sans glace à présent.
Tu avais la passion des fruits vermeils, dit-on, moi aussi à présent, je rêve de routes plus sinueuses que la jungle recouvrirait. Je rêve de gens roseaux, de gens loin de toutes réalités, à l’art archaïque et mystique.
Te rappelles-tu ces ménestrels, hommes et femmes d’illuminations ?
Il m’arrive parfois de rêver d’eux, je vois ces lions rageur d’outre temps, brisants, hurlants et moulants, les foules à leurs guise.
Ils montraient l’unique route, route si accidentés qu’ils n’ont pas réussi à en voir le bout.
Je m’imagine que je suis un l’un d’entre eux, mais lorsque les songes s‘évanouissent je ne suis plus que moi, se pâle conteur et triste artiste.
Moi qui ne suis que pauvre en tout, je resterais donc cacher dans cette simple blouse de brouillard.
Toi, qui est à présent dans l’anti chambre de la mort, tu te demande ce qu’il t’arrive, mais ce n’est que la rançon de la vie. Tu as dispersés ton cœur un peu partout et finalement il ne t’en reste plus assez pour survivre.
L’amour est inexistant nous as t’on finalement prouvé. Nous sommes tant à t’avoir perdu Monsieur, tous dans le même abyme et tant à devenir peu à peu, nous aussi des Messieurs.
Au revoir.