Docteur_Chakall > Non, je n\\\´ai jamais posté sur ce forum, faut croire que ton expérience de scène rêve se réalise...
A la demande \\\"générale\\\", voici la première scène du jeu qui sert d\\\´introduction :
Il y a neuf cent ans, alors que l\\\´Humanité vivait en harmonie quasi-parfaite, de mystérieux monstres firent leur apparition.
Ces monstres dévastèrent les habitations du Nord et les humains furent forcés de fuir par milliers vers le Sud, réfugiés dans des citadelles.
Mais au delà des dommages physiques, les monstres divisèrent les humains en petits clans, réduisant à néant toute possibilité d\\\´union.
Aujourd\\\´hui, le Pays est toujours déchiré par de nombreux conflits armés.
Pour faire face aux démons qui ont jadis envahis le Pays, trois rois, trois descendants de chefs de clan aux intérêts distincts ont chacun mis sur pied une armée.
Le premier, Nostrow , Roi de Narod, souhaite tout simplement rétablir la paix dans le monde.
Le second, Sörn, Roi de Deryas, voit dans cette guerre le moyen de s\\\´imposer comme le Roi des Humains.
Le troisième, Holdrios, Roi des Nomades, est à la tête de sombres mercenaires sans territoire fixe et cherche uniquement à s\\\´enrichir.
En raison de ces trois souverains, le Pays fut baptisé la Triade des Rois.
La situation politique est donc extrêmement tendue.
Vous êtes un jeune apprenti de l\\\´illustre maître d\\\´armes Olophès, réputé dans toute la région pour son maniement des sabres.
Il vous a recueilli chez lui, à Narod, à la mort de votre père et vous a formé pendant près de cinq ans aux armes blanches.
Aujourd\\\´hui, c\\\´est le grand jour, pour faire honneur à Olophès et pour défendre les valeurs qui vous sont chères, vous avez décidé de vous engager dans l\\\´armée Narodienne.
Vous partez donc en compagnie d\\\´Olophès en direction de la Grande Caserne de Narod. Votre maître vous guide à travers les ruelles de la citadelle, sans dire un mot.
Mais son silence en dit bien plus que les paroles et vous devinez sa tristesse. Il est vrai que vous étiez devenu comme père et fils, mais c\\\´est votre décision et il la respecte.
Vous traversez à présent le marché de fruits et légumes de la ville, vous scrutez les étalages d\\\´un oeil nostalgique quand Olophès change brusquement de trajectoire:
Vous - Où va-t-on, maître ?
Olophès - Suis-moi !
Interloqué, vous suivez tout de même Olophès jusqu\\\´à la forge où il interrompt la marche.
Le forgeron est un vieux nain barbu, son armurerie est toute petite et est remplie d\\\´armes en tout genre: épées, sabres, hallebardes, haches et masses d\\\´armes sont accrochés aux murs tels des trophées.
Olophès s\\\´adresse au nain:
Olophès - Alors Gonkon, tu as ma commande ?
Gonkon - Oui, elle est prête, je vais la chercher.
Il part dans l\\\´arrière-boutique et revient quelques instants après, une épée neuve à la main.
Gonkon - La voilà ! En métal pur, souple et tranchante comme le vent, à une main bien sûr comme tu me l\\\´a demandé. Ce sera 412 pièces d’or.
Le forgeron dépose l\\\´épée sur le comptoir. Olophès sort une grosse bourse d\\\´or de sa poche et verse le prix exact dans les mains de Gonkon.
Olophès - C\\\´est parfait, merci encore Gonkon. (À vous) C\\\´est ton cadeau, j\\\´ai fait gravé mon nom sur le pommeau, en souvenir.
Olophès, souriant, vous donne l\\\´épée que vous accrochez soigneusement à votre ceinture.
Vous - Merci...
Olophès - Prends donc aussi ça, elle te sera plus utile qu\\\´à moi.
Il vous tend sa bourse d\\\´or, encore à moitié pleine et ajoute:
Olophès - Tu connais le chemin à présent... adieu mon fils ! Et n\\\´oublie pas, ne fais confiance qu\\\´à toi-même !
Sur ces mots, Olophès tourne les talons.
Vous regardez la silhouette d\\\´Olophès avant qu\\\´elle ne disparaisse à l\\\´angle de la rue. Vous ne pouvez retenir une larme...
Vous arrivez à l\\\´entrée de la Grande Caserne juste avant la tombée de la nuit, un gardien vous attendait et vous conduit à votre dortoir où d\\\´autres soldats soupent déjà.
Un jeune homme à l\\\´air provocateur et déjanté vous accueille:
Le jeune homme - Bienvenue dans la plus grande caserne de Narod, peut-être même de la Triade ! C\\\´est pas ces crétins de Deryiens qui ont une telle organisation, je peux te le dire ! Moi c\\\´est Klade, ça va bien ?
Vous considérez le soldat un moment. Il est grand, blond et plutôt élégant. Il semble enthousiaste de partir à la guerre mais votre intuition vous dit qu\\\´il n\\\´est pas très expérimenté. Il porte un verre d\\\´un liquide vert opaque dans la main gauche.
Klade - Hého, le petit nouveau, tu m\\\´entends ?!
Vous - Je... oui, ça va bien.
Klade - Installe-toi et mange donc un peu.
Vous vous asseyez sur le banc et prenez un morceau de chair de gobelin dans une assiette. Vous discutez avec Klade pendant tout le repas, les quatre autres guerriers du dortoir ne se préoccupant guère de votre arrivée.
Il se fait tard, vous vous dirigez vers un lit à double étage quand Klade hurle:
Klade - Je te préviens c\\\´est moi qui suis en haut, je déteste être en dessous !
Vous - Hein ?
Klade - Le lit ! Je prends celui du dessus !
Et il bondit sur le lit supérieur. Vous vous allongez donc sur le lit inférieur et vous vous endormez, le sommeil agité.
Rendez-vous en #1 pour continuer.