Un texte qui peut soit allez plus loin, soit le contraire, ce sera à voir.
On bafoue les univers normaux, on reprend le cliché, le remodèle et le reforme. On se fait bien plaisir en écrivant ceci et on a ce résultat :
Mélange de fantasy, j´y mettrai peut-être de la philo mais vous inquiétez pas ça ne paraît jamais ces trucs, vous en lisez bien plus que vous le croyez.
Bien, Le désert ? Non. Un climat s´approchant, mais avec plus de végétation, enfin vous verrez. Politique? je vais pas vous brieffer là-dessus ou enfin plutôt simple, un système qui ressemble beaucoup à l´Angleterre du 19è quand les riches et les compagnies prenaient de plus en plus d´importance.
Je blablate trop au lieu de vous laissez lire? Je sais ! ^^
Allez à vous maintenant.
£njoy (or not)
Les Collectionneurs
Les vent sillonnaient avec prudence le parois escarpées de la falaise menant aux Monts de Lune. S´infiltrant entre chaque rocher, effleurant chaque brin d´herbe, sifflant au travers des halliers et fouettant au bout d´un long trajet les visages de quelques intrus escaladant une déclive étroite.
Intrigué, le kaze s´attarda quelques secondes, tournoyant gaiement autour des étranger pour finalement reprendre sa route, amusé de voir des gens en cet endroit déserté depuis des siècles.
Amon, l´un d´entre eux leva les yeux vers l´horizon sans dire mot. Puis, au bout d´une longue pause il entrouvrit les lèvres, mais aucun son n´en sorti. Il resta ainsi pendant de longues et interminables minutes, ses compagnons attendant patiemment qu´il prenne la parole. Ce ne fut, en fait, qu´au bout d´une heure qu´il émit un premier son.
- Nous arrivons bientôt à la fin de notre voyage. Les dieux sont avec nous, ils nous supportent et c´est grâce à eux que nous avons atteint de pareils sommets. Je vous prierais de les louer tous pour la si noble grâce qu´ils nous ont accordé.
Ses comparses le fixèrent, stupéfaits. Jamais Amon n´avait parlé des déités pendant tout ce voyages ni pendant les précédents d´ailleurs. Il avait même toujours affirmé ne pas croire en leur existence.
Son plus proche ami parmi le groupe s´adressa à lui.
- Pourquoi parles-tu tout à coup des Démiurges, Amon? Jamais tu n´as mentionné leur noms durant nos périples, et maintenant que celui-ci touche à sa fin, tu leur en attribues le mérite!?
Amon resta coi un instant, puis un sourire se dessina doucement sur ses traits fatigués. Il retira sa tunique, laissant paraître une chevelure blonde terni par les affres des années et pointa du doigt Lys, qui venait de lui faire ces reproches.
- Mon allié de toujours, n´as tu pas senti cette force ? Il y a des jours qu´elle me hante, se faisant toujours plus forte. Il y a matière à devenir fou en la combattant, ceci n´est nul autre qu´un message divin, nous rassurant sur la réussite de notre quête. Elle a d´ailleurs atteint son apogée, tout à l´heure, au moment même où je me suis arrêté. Je l´ai senti, nous atteindrons notre but.
- Mais tu es devenu fou Amon Râ Dës ! Comment oses-tu parler de ces sales dieux ? Il y a maintenant plus d´une semaine que tu agis bizarrement. Tu sembles délirer, nous avons bien tout fait pour calmer tes tourments, mais ta condition empire chaque jour. Cesse ce petit jeu ! Nous ne sommes que des Collecteurs, on nous paie, on exécute notre travail. Il n´y a rien de céleste en cela. Il n´y a que du Tar tout en haut et notre boulot est de le récolter, rien d´autre.
Les membre du groupes commencèrent à s´agiter. Qu´arrivait-il à ce vieux Râ Dës? Il avait toujours été un peu cinglé mais c´est ce qui faisait son charme. Jamais il n´avais franchi la limite, il était même quelqu´un de plutôt posé.
Un de ceux restés en retraite s´avança vers Amon, le visage dur. Il était jeune et peu connu encore dans la troupe. Il s´était joint à eux au cour du dernier voyage. Un personnage plutôt mystérieux qui n´aimait pas trop parler de lui. On savait seulement qu´il venait des vieilles contrées du Nord, un descendant des anciens peuples. Une lueur brillait dans ses yeux gris bleus.
- Actè sy Nifom Niliodi ula Veranis, articula le jeune homme dans une langue inconnue.
Il attira tout de suite l´attention d´Amon ainsi que celui des autres qui l´observaient, intrigué. Certainement un des langages perdus de son peuple se dirent-ils. Mais pourquoi prononcer ces paroles incompréhensibles?
Râ Dës par contre, parut tout de suite interpellé et apparemment choqué. La colère se lisait maintenant sur son visage et personne ne semblait comprendre la scène. Il détacha le cimeterre accroché sommairement à sa ceinture et le leva en direction de son interlocuteur.
- Montres-toi franc Liam et parle la langue qu´ils comprendront, je n´ai rien à cacher.
La stupéfaction monta alors d´un cran dans le groupe. Lys voulu intervenir mais Amon le coupa net, s´adressant à nouveau à Liam.
- Allez parle ! Dis-leur la vérité ou je le ferai !
Le jeune homme esquissa un sourire malin et hocha la tête. Il porta la main à sa veste quand Râ leva haut son arme, fonçant sur lui. Il ne fit qu´un vif geste de la main et un éclat lumineux, brumeux et verdâtre s´en dégagea prestement, aveuglant tout le monde. La troupe ne vit qu´au dernier moment Amon sombrer dans le vide. Lys était ahuri, et les autres tout autant. Il voulut se tourner vers Liam et demander une quelque explication à tout cela quand il le vit lui aussi s´aventurer dans le vide, de son propre gré, disparaissant ensuite dans le brouillard qui recouvraient les rocher tout en bas.
Il y eu une longue pause où personne ne dit rien, puis une jeune femme se détacha des autre pour s´adresser à Lys mais avant qu´elle n´est pu prononcer un son, il leva la main pour la faire taire et prit la parole.
- Continuons notre chemin, je ne veux pas entendre un seul mot venant de quiconque.
