Merci tout le monde! Mieux vaut tard que jamais, voilà la suite.
Chapitre 10 : Retour à Poudlard :
- Harry ! Vite ! Réveille-toi ! C’est la faim du monde en bas ! s’écria Fred.
Harry battit des paupières, se demandant un instant ce qu’il faisait là. Il entendit quelqu’un descendre précipitamment de l’escalier et des cris en bas. La fin du monde ? Harry bondit du lit et sauta littéralement dans sa robe avant de courir dans la cuisine, tout décoiffé, l’air endormi, les marques de son oreiller encore visibles sur son visage.
- La belle au bois dormant s’est enfin réveillée, dit George.
Ils interrompirent un bref instant leur bataille de coussin pour mieux rire de lui.
Harry lança un regard perçant à Fred qui l’avait inquiété pour rien.
- Bande de bouseux ! Vous m’avez fait peur ! Pourquoi la fin du monde ? s’exclama-t-il en riant.
- On a pensé que tu aurais faim, répondit Fred.
Harry lui lança un coussin pour venger son terrible réveil. Celui-ci fut détourné grâce à un sortilège d’expulsion parfaitement réussi, et atterrit –malencontreusement ?- sur Ron, qui regardait ailleurs. Quelques minutes plus tard, la bataille de coussins reprenait sous les yeux de Harry qui prit tout son temps pour prendre son petit-déjeuner. Il les rejoignit ensuite et, avec l’aide de Ron, il entreprit de libérer Hermione qui se faisait tabasser à coups de coussins par toute une bande de rouquins. Elle n’avait jamais semblée aussi radieuse. Ses cheveux bruns bouclés et couverts de plumes encadraient son visage, d’habitude si sérieux, qui s’illuminait par un grand sourire. Elle hurlait comme une folle qu’elle se rendait mais elle eut quand même du mal à partir.
- Pourquoi est-ce qu’ils étaient tous sur toi ? demanda Harry.
- Parce que je suis l’intrus dans une famille de roux, dit-elle mais elle roussit légèrement et Harry était sûr qu’elle mentait mais ne fit aucun commentaire.
Ils transplanèrent à l’orée de la forêt interdite et se dirigèrent vers la masse sombre qu’était Poudlard. Ils avançaient vite, chacun pressé de découvrir enfin ce que contenait la fiole blanche que Harry serrait toujours dans sa main, comme un talisman.
Ils passèrent devant la tombe de Dumbledore. Ce fut un moment éprouvant pour Harry. Il sentit son cœur se serrer et sa gorge se nouer. Il s’arrêta un instant, le temps de regarder la dernière demeure de l’ancien directeur de Poudlard. Il serra de toutes ses forces la fiole d’une main, le faux Horcruxe de l’autre. Il inspira profondément et se remit en route, pressant le pas pour rattraper Ron et Hermione qui l’attendaient un peu plus loin.
Harry entra dans l’entrée. C’était étrange de voir le château sans les élèves. C’��tait vide, silencieux. Beaucoup trop silencieux. Les grognements de Rusard après les élèves, les cris, les bousculades, le bruit des couverts dans la grande salle et même les ricanements de Peeves manquaient à Harry. Poudlard était sa maison et devoir la quitter lui brisait le cœur.
Hermione aussi semblait impressionnée par ce silence pesant.
- On y va ? dit-elle d’une petite voix.
Ils montèrent les escaliers machinalement pour arriver devant le bureau de la directrice sans le mot de passe. Heureusement, à peine furent-ils arrivé qu’une voix retentit derrière eux.
- Ah, je vous attendais, dit le professeur Flitwick, très énigmatique. Minerva arrivera dans quelques instants, elle est désolée de vous faire attendre.
Il passa devant la gargouille en chantonnant le mot de passe et entra dans l’escalier en colimaçon.
- Crème Canari !
Apparemment, on utilisait toujours des noms de sucreries comme mot de passe. Hermione entra à son tour et les deux garçons échangèrent un regard perplexe avant de la suivre.