Bonjour à tous!
J´aimerais quelques avis sur une eptite fanfic sans prétention que j´ia faite.
L´oeuvre sur laquelle je m´appuie est le manga "Gantz" de Hiroya Oku. Cette fanfic est sensé se passer plusieurs années après la trame originale.
Merci par avance, j´espère que vous pourrez m´aider à m´améliorer avec quelques critiques constructives 
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« On change la donne »
Un frisson lui parcourut le dos, remontant du bas de ses reins pour se loger dans le creux de ses vertèbres cérébrales. Machinalement il se passa la main sur la nuque comme pour dissiper une migraine qui allait poindre. Même s’il savait ce qui s’annonçait, que ce n’était rien de comparable à un mal de tête, il n’avait jamais se passer de ce réflexe inutile. Déjà ses oreilles se mirent à siffler, le dernier signe de l’appel venait de ses manifester. L’habitude aidant, il avait appris à ne plus trouver cela aussi désagréable que les premiers temps : il avait bien réussi à se faire au passage du shinkansen dont la gare se trouvait à quelques jets de pierre de sa petite chambre d’étudiant, le train à grande vitesse, réglée comme une horloge lui avait même permis à se passer de montrer, alors pourquoi devrait il ne pas en être autant pour « l’appel » ?
- oui, oui, j’arrive dit il à haute voix comme pour se parler à lui-même.
Lentement, il se dirigea vers la grande armoire face à son lit, en ouvrit la porte de droite et fixa le seul tiroir fermé à clef. Il défit celle accrochée en pendentif à la chaînette de cou pour en déverrouiller la serrure, à l’intérieur un étrange vêtement fait d’une matière noire qui avait l’aspect du cuir, un long manche métallique ressemblant à la poignée d’un sabre sans pour autant avoir de lame et enfin une sorte de pistolet tout droit sorti d’un film de science fiction.
La combinaison revêtue et les deux accessoires en place dans les emplacements dédiés, il referma la porte. Le miroir posé sur l’un des battants lui renvoya l’image d’un jeune homme brun aux cheveux longs qui lui descendaient jusque dans le creux des épaules. Les traits fins de son visage lui avaient toujours fait paraître plus jeune que son âge et ce malgré son mètre soixante-quinze. «Je suis Yosuke Shin, 19ans, étudiant en droit à l’université de Tokyo…et ce soir je vais encore défier la mort. » pensa t il en se regardant dans les yeux comme si ce reflet n’était pas le sien. Alors le sifflement s’intensifia et sa main gauche commença à disparaître, loin de s’en inquiéter, Shin afficha un petit sourire en coin, mi amusé mi ironique…
- Nice Timing, Gantz…
L’espace d’un instant, il ferma les yeux comme pour faire le vide, pour se préparer à ce qui allait suivre. C’est toujours à cet instant que le cœur s’emballe, que la pression est à son comble, les quelques minute qui précèdent la chasse sont les plus éprouvantes. Shin sait parfaitement qu’après tout se calme, l’adrénaline est une vraie drogue qui fait oublier l’appréhension : lorsque le compte à rebours s’enclenche tout va très vite, plus le temps de penser, plus le temps d’avoir peur, il faut simplement agir.
- Bonsoir, Shin.
La voix rauque le sorti de sa rêverie, Shin ouvrait les yeux, la téléportation venait de s’achever. Face à lui se dressait un homme d’une carrure impressionnante, un géant de muscles. Son crâne rasé, son bouc bien taillé, sa mâchoire carrée et bien prononcée, tout dans son physique contrastait avec l’allure presque androgyne du jeune étudiant, il semblait être son exact opposé. Mais loin d’être impressionné, Shin parut ravis, soulagé de le voir, ou plutôt de le revoir.
- Toujours là avant moi, Togûchi dit il en souriant.
- Ce soir il semblerait que nous soyons seuls…
Trois ans déjà…C’était il y a trois ans qu’il était entré dans cette chambre pour la première fois et pourtant il s’en rappelle comme si c’était hier. Il se revoit encore apeuré dans cette pièce noire de monde. Il avait un instant pensé qu’il était au paradis, comment aurait il pu survivre à cette chute ? Autour de lui, tous avaient les mêmes interrogations, les plus téméraires vociféraient que tout cela était une mise en scène avec des effets spéciaux originaux tandis que les plus fragiles sanglotaient dans leur coin. Lui était incapable de l’un comme de l’autre, paralysé par la terreur et l’incompréhension, il n’avait pas bougé d’un centimètre depuis son « réveil ». C’est là qu’il rencontra Togûchi pour la première fois, le seul être de cette assemblée à être serein. Son visage était glacial, il se dégageait une aura terrifiante de ce personnage...et pourtant le voir ainsi lui redonna un peu de confiance en lui, sans savoir pourquoi, il était attiré par ce sinistre individu.
- Dîtes, est ce que je suis mort ? tenta il en s’approchant un peu
- Non…du moins pas encore répondit sèchement le géant
A cet instant, il entendit pour la première la cynique musique de la sphère et son étrange discours. Sans savoir quoi faire, se demandant s’il valait mieux rire ou pleurer, il n’eut qu’une réaction : il lança un regard implorant vers son nouvel « ami ». Avait il eu pitié ou bien avait il senti un réel lien qui les unissait ? Aujourd’hui il ne le sait probablement toujours pas, pourtant pour la toute première fois, Togûchi aida un nouvel arrivant…
- Prends une arme et met le vêtement qu’il y a dans la valise à ton nom, aussi ridicule qu’elle puisse paraître…et tu survivras.
Effectivement, il survécut et pas seulement à cette mission, cela faisait trois ans maintenant qu’il chassait aux côtés de son sauveur. Il avait appris à le connaître, sous ses airs froids et distant, Togûchi était en fait un homme d’une profonde bonté mais qui ne sait exprimer ses sentiments…
-Alors tu vas faire quoi ?
- Pardon ? répondit Shin en reprenant pied dans la réalité
-Tu en es à 95 non ? Les 100points c’est pour ce soir…
-Miwa…je veux qu’il me rende Miwa…
-Encore ? Tu devrais penser à ta liberté maintenant, tu as bien vu que la dernière fois…
-Cette fois je la protègerais, je la mènerais jusqu’aux 100points !
« « Un nouveau matin s’en vient, un nouveau matin plein d’espoir. Laissez la joie emplir votre cœur, là où le ciel est toujours bleu. Grâce au son de la radio et grâce à ton cœur fort et ouvert aux autres, tourne-toi, face au vent. Et maintenant, un, deux, trois. »
La chanson qu’émettait la sphère noire leur rappela que tout allait maintenant commencer. Ces paroles légères et enfantines qui contrastaient avec la gravité de la situation étaient l’un des nombreux indices du cynisme et de la cruauté de Gantz. Tous deux s’approchèrent de la sphère, prêts à recevoir les indications de ce soir.
- On n’est que deux, la mission ne devrait pas être trop dure…
- Mieux vaut s’attendre au pire, Shin. Rappelle toi la mission Izanami…
Généralement, une fois la musique terminée, Gantz avait l’habitude de montrer son discours qui illustrait parfaitement son ego surdimensionné. Destiné à effrayer les nouveaux sans doute, il rappelle à chacun qu’il est seul juge et bourreau, qu’il est seul a décider qui doit vivre ou mourir.
- Que… ?? Qu’est ce que c’est que cette connerie ?
Mais cette fois, les lettres à l’écran n’étaient plus les même, et pour la première fois, Togûchi et Shin les regrettèrent.
« Bienvenue mes chers chasseurs.
Ce soir on change les règles.
Vous êtes les seuls à avoir survécu aussi longtemps : toutes mes félicitations, vous êtes les meilleurs que j’ai eu jusqu’à présent et mes préférés.
Ce soir je vais vous offrir ce que vous désirez le plus : la liberté ! La liberté à vous mais aussi à deux des personnes de votre choix.
Malheureusement, dans un jeu il n’y a qu’un seul vainqueur et je me dois de vous départager.
Seul celui qui reviendra vivant aura droit à ma récompense.
Inutile de préciser que le vainqueur ne pourra sauver le perdant.
Alors entretuez vous gaiement ! »
Désabusés, les deux gantzers se regardèrent épouvantés. Mais pas le temps de dire un seul mot, à peine avaient t ils lu la dernière phrase que le transfert débutait. Pour la première fois, la sphère noire ne s’était même pas ouverte.
Seule dans la chambre, Gantz afficha un dernier message.
« Allez, distrayez moi ! »